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2/20 Comment devient-on bête ?

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N° 2/20 : Comment devient-on bête ?

Un enfant de quatre ans ne supporte pas de perdre à son nouveau jeu qui ressemble comme deux gouttes d’eau au jeu des petits chevaux. Il fait une crise, tente de renverser la table, refuse la défaite et accuse son rival d’avoir triché. Il exige d’être reconnu comme vainqueur et commence à bouder en prenant à témoins ses parents et ses amis. Banal, un enfant mauvais joueur, dont on peut penser qu’il aura des réactions douloureuses à l’échec dans l’avenir. Peut-on s’attendre à ce qu’un président des États-Unis, un homme si puissant, se comporte exactement de la même façon. Il n’est pas possible qu’il ait perdu les élections. Les conséquences sont graves. Les Américains et les spectateurs du monde entier se sont demandé ce qui allait arriver. Rappelons aussi qu’il y a toujours des gens par folie, fascination, diabolisation, complot ou manque de courage pour suivre la version victimaire répétée. Pendant près d’un mois les députés républicains et les divers acteurs vont adopter un soutien ou un silence prudent jusqu’à l’attaque symbolique et réelle du Capitole…….

N° 2/20 : Comment devient-on bête ?

EDITORIAL

Yves MANELA

Un enfant de quatre ans ne supporte pas de perdre à son nouveau jeu qui ressemble comme deux gouttes d'eau au jeu des petits chevaux. Il fait une crise, tente de renverser la table, refuse la défaite et accuse son rival d'avoir triché. Il exige d'être reconnu comme vainqueur et commence à bouder en prenant à témoins ses parents et ses amis. Banal, un enfant mauvais joueur, dont on peut penser qu'il aura des réactions douloureuses à l'échec dans l'avenir. Peut-on s'attendre à ce qu'un président des États-Unis, un homme si puissant, se comporte exactement de la même façon. Il n'est pas possible qu'il ait perdu les élections. Les conséquences sont graves. Les Américains et les spectateurs du monde entier se sont demandé ce qui allait arriver. Rappelons aussi qu'il y a toujours des gens par folie, fascination, diabolisation, complot ou manque de courage pour suivre la version victimaire répétée. Pendant près d'un mois les députés républicains et les divers acteurs vont adopter un soutien ou un silence prudent jusqu'à l'attaque symbolique et réelle du Capitole.

Notre numéro prévu de longue date trouve là un exemple parfait. Les blessures du narcissisme et l'angoisse de castration sont difficiles à accepter ou au moins à supporter. Quelle que soit l'intelligence du sujet il est dans ses zones de fragilité, devenu bête et parfois dangereux. Le résultat n'est au profit de Personne, les dégâts sont majeurs juste pour sauver une mégalomanie blessée. Nous savons que la stupidité est vraiment dangereuse souvent plus que la violence, de nombreux auteurs que nous citons dans ce numéro comme Cipolla le soulignent. Aussi il est dommage de voir négliger toutes sortes de pathologies souvent névrotiques qui méritent notre attention. La nature pulsionnelle est majeure et le trouble imbrique les émotions et les aspects cognitifs. Nous avons choisi le terme de bêtise qui est hors classification psychiatrique et draine une pulsionnalité puissante. La bête est là utilisée négativement (nous nous en excusons après deux numéros sur les animaux) et traduit une image de mouvements crus dont il faut se méfier et se défendre. Aussi nous aborderons la bêtise des gens intelligents, tout autant que les défenses conduisant des troubles déficitaires dans le développement de l’enfant et par conséquent nous insisterons sur l’importance du traitement de telles pathologies qui sont actuellement cantonnées pour certains dans des difficultés neurocognitives trop exclusives. Sans vraiment l’aborder directement nous montrons que la généralisation du terme de handicap qui a « une grande maison » la MDPH conduit une rationalisation erronée et des conséquences thérapeutiques négatives dans ses moyens et ses effets. Plusieurs papiers l’évoquent.

Enfin, nous ne pouvions pas faire une telle revue sans parler de littérature certes de façon incomplète, mais la bibliographie en est tellement vaste.

 

 

SOMMAIRE :

  • Yves MANELA Editorial
  • Simon-Daniel KIPMAN, La bêtise : un bien commun
  • Maurice CORCOS, La pensée méprisée
  • Yves MANELA, La bêtise comme défense
  • Bertrand BARRE, Une classification mise en question
  • Gilbert DIEBOLD, A propos des chemins de l’ « insuffisance cognitive »
  • Marc HAYAT, La connerie, signe, diagnostic, traitement
  • Paul DENIS, La psychiatrie réduite au cerveau
  • Christian GODIN, La philosophie face à la bêtise
  • Vladimir MARINOV, L’inconscient est idiot
  • Marie-Laure LEANDRI, Le fonctionnement bête : un cache-sexe, à propos du livre de Paul Denis

 

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