Psychiatria Polska 2002 - 4
Jacek Bomba
La biologie du point de vue d'un psychiatre ou qu'est - ce qu'il espère d'elle?
Résumé
La psychiatrie se définit elle-même comme la discipline médicale qui profite des recherches d'autres sciences - biologiques ou humaines. Elle emprunte sa méthodologie de ces sciences. L'appui sur la méthodologie des sciences biologiques semble être plus attrayant à cause de modernes standards de la science. Les réponses aux questions posées par la psychiatrie ne sont pas satisfaisantes si l'on utilise la réduction exigée par la méthodologie de la biologie ou des sciences humaines. Les recherches nouvelles respectant ces deux points de vue donnent plus de possibilités mais il est nécessaire de franchir le mur existant jusqu'alors entre ces disciplines et la psychiatrie.Andrzej Kiejna, Joanna Rymaszewska, Monika Kantorska-Janiec, Wojciech Tokarski
L'épidémiologie des troubles obsessifs-compulsifs
Résumé
Les auteurs présentent l'épidémiologie des troubles obsessifs-compulsifs, leurs connexions avec d'autres troubles psychiques et les méthodes les plus répandues du diagnostic. Les données épidémiologiques indiquent que les troubles obsessifs-compulsifs sont très fréquents, si fréquents que l'asthme ou le diabète. L'étude international de 1994 constate leur prédominance de 1,1%-1,8%. Dans de différents pays ces troubles diffèrent de l'intensité qui suggère les conditionnements sociaux et culturaux de l'image de ces troubles. Les hommes souffrent de cette maladie si souvent que les femmes mais les premiers symptômes et les symptômes complets se manifestent quelques ans plus tôt chez les hommes que chez les femmes. Chez les enfants la prédominance de ce trouble est de 2%-4%. La moitié de patients souffre de ces troubles encore pendant la maturité. Ces troubles embrassent des troubles suivants: troubles anxieux généralisés, panique, phobies, personnalité anancastique, hypochondrie.Zbigniew Srebro, Bogdan Wilinski, Konrad Dziobek
L'histopathologie de l'hypothalamus et du lobe neural de l'hypophyse des personnes suicidées
Résumé
Objectif: La présentation des résultats des examens hystopathologiques de l'hypothalamus et du lobe neural de l'hypophyse de jeunes suicidés.
Méthode: On examine 14 cerveaux des jeunes suicidés (17-35 ans) dont 11 se sont pendus.
Résultats: L'examen en question démontre que chez les jeunes suicidés on voit des changements dégénératifs des nucleus supraoptiques et paraventriculaires et la destruction partielle du lobe neural de l'hypophyse par le processus inflammatoire. On observe aussi en même temps les sièges de micromalation et l'accumulation du matériel azurofilique dans les perikarya neuraux, autour les vaisseaux sanguins de la cervelle et la méninge molle. Les neurones dégénérés contiennent les énormes vacuoles remplis souvent de lipofuscine.
Conclusion: On discute le mécanisme pathogénique probable des troubles observés et leur influence sur l'abaissement de l'humeur menant au suicide.Pawel Holas, Maria Radziwon, Mariusz Wójtowicz
L'infertilité et les troubles psychiques
Résumé
L'infertilité, à cause de se fréquence , constitue un vrai problème social. Elle est aussi le problème clinique à cause des difficultés thérapeutiques. On suppose que les facteurs psychopathologiques jouent un rôle important dans le développement de l'infertilité, ils existent aussi des travaux qui suggèrent que ces facteurs ont le caractère secondaire. Pour aujourd'hui les chercheurs ne réussissent pas à définir le rôle des facteurs psychoémotifs dans les troubles de la fertilité. Cet article présente, en basant sur la revue de littérature en question, les plusieurs connexions de l'infertilité et des facteurs psychopathologiques en traitant les troubles psychiques comme causes (modèle psychogène) et comme résultats de l'infertilité (modèle des conséquences).Pawel Potocki, Kamil Hozyasz
Les symptômes psychiatriques et les troubles coeliaques
Résumé
Les symptômes psychopathologiques sont souvent observés chez les malades souffrant des troubles coeliaques qui ne suivent aucune thérapie. On note plusieurs cas de coexistence de ces troubles et de la dépression, de la schizophrénie ou des troubles anxieux. On présente les conceptions de certains auteurs et les résultats de plusieurs recherches examinant ces connexions. Les auteurs décrivent les conceptions biologiques expliquant ces mécanismes de coexistence y compris les troubles de l'absorption, déficits d'aminoacides et de vitamines qui influent sur le métabolisme des neurotransmetteurs. On indique certains troubles immunologiques liés avec les troubles psychiques et les mécanismes psychiques qui peuvent influer sur ces connexions et on suggère la possibilité d'en profiter pour la thérapie. Les troubles coeliaques doivent être pris en considération dans le diagnostic des maladies mentales car le régime sans gluten causent la disparition des symptômes psychiatriques. Les troubles psychiques récemment constituent souvent les seuls symptômes des troubles coeliaques et bien que cette possibilité soit envisagée par les recherches peu nombreuses il faut la vérifier dans les recherches futures.Maria Zeranska, Celina Tomaszewicz-Libudzic, Gabriela Jagielska, Jadwiga Komender
Les complications chirurgiennes au cours de l'hospitalisation des patients souffrant des l'anorexie nerveuse - revue de littérature et description de trois cas
Résumé
L'anorexie nerveuse est un trouble psychique qui se lie avec le coefficient très élevé de la mortalité - 18%. Cette mortalité est l'effet des: suicides, troubles somatiques liés avec le manque d'alimentation, abus des laxatifs, diurétiques et vomissements provoqués. Les complications du système digestif aussi causent la mort. Parmi les complications chirurgiennes qui apparaissent surtout au début du nourrissage très intensif on cite le plus souvent : syndrome de Boerhaave (rupture de l'oesophage pendant les vomissements provoqués) et syndrome de la pression de la partie horizontale du duodénum par le mésentère qui causent la gastrectasie et parfois la nécrose et la perforation. Ce travail présente une revue de la littérature en question et il décrit aussi trois cas des patients hospitalisés à la Clinique Psychiatrique des Enfants et à la Clinique de la Cardiochirurgie et Chirurgie des Enfants à Varsovie au cours des années 1998-2000. Ces malades souffraient de: entérite segmentale, gastrectasie causée par le syndrome de la pression de la partie horizontale du duodénum par le mésentère, strangulation intestine. L'intervention chirurgienne précoce dans ce dernier cas et la thérapie adéquate dans les deux autres cas ont permis d'éliminer les complications plus graves. Les auteurs postulent l'analyse très détaillée des troubles gastriques au début de la maladie chez les malades souffrant de l'anorexie nerveuse et l'application de l'hyperalimentation nécessaire dans les cas extrêmes pour éviter les complications futures.Wieslawa Karwowska-Polecka, Dorota Halicka, Piotr Jakubów
L'estimation de l'influence d'enalapril et de captopril sur les émotions des patients souffrant de l'hypertension
Résumé
Objectif: Estimation de l'influence d'enalapril et de captopril sur les émotions des patients souffrant de l'hypertension.
Méthode: On examine les malades souffrant de l'hypertension suivant la thérapie d'enalapril et de captopril, le groupe de contrôle est formé par les personnes saines et les personnes avec l'hypertension non traitée. Les groupes examinés sont estimés à l'aide des échelles cliniques (BDI, HSC, Raven's Matric test).
Résultat: Le BDI ne démontre pas de différences signifiantes, le HSC contient des différences statistiques signifiantes dans le nombre de points en total et dans l'estimation de l'intensité de dépression et d'anxiété dans le groupe des patients non traités et les personnes saines (p<0,05). Une certaine amélioration de l'humeur et la diminution de niveau d'anxiété des personnes suivant la thérapie d'enalapril et de captopril n'atteigne pas le niveau de la validité statistique. Le Raven's Matric test ne démontre pas de différences quant aux capacités intellectuelles des groupes examinés.
Conclusion: Les troubles émotifs des personnes souffrant de l'hypertension sont seulement partiellement normalisés par les doses thérapeutiques d'enalapril et de captopril.Barbara Starczewska, Katarzyna Mielech, Ewa Kleszczewska
Les méthodes choisies de la détermination de fluoxetine et de fluvoxamine
Résumé
On analyse deux inhibiteurs sélectifs de l'absorption réversible de sérotonine (SSRIs)
- fluoxetine et fluvoxamine. La revue de la littérature en question démontre que l'on utilise plusieurs méthodes quantitatives de la détermination de SSRIs dans les produits pharmaceutiques et dans le plasma, surtout pour la concentration ng/ml, qui servent au monitoring thérapeutique de ces médicaments. La plupart de ces procédures base sur les recherches spectrophotométriques, éléctrochimiques, chromatographiques liées avec plusieurs détecteurs.Jan Jaracz, Janusz Rybakowski
Les études du métabolisme et de la circulation cérébrale du sang à l'aide du PET (positron emission tomography)
Résumé
Les recherches profitant de la technique PET concernant les patients dépressifs nous apportent des données très intéressantes sur les changements des fonctions cérébrales au cours de la dépression. Ce travail vise à présenter au lecteur polonais les résultats des études du métabolisme et de la circulation cérébrale du sang dans la dépression. La provocation du sentiment de la tristesse chez les personnes saines au cours d'une expérience clinique entraîne l'augmentation du métabolisme dans le système lymbique et son abaissement dans le cortex préfrontal. Au cours de la dépression on constate le plus souvent l'abaissement du métabolisme dans la région dorso-latérale du cortex préfrontal et son augmentation dans la région paralymbique. La rémission de la dépression au cours de la thérapie se lie avec la normalisation du métabolisme de la cervelle qui consiste à l'augmentation du métabolisme du cortex préfrontal et l'abaissement du métabolisme dans la région paralymbique. Ces changements ne dépendent ni de la psychothérapie ni de la pharmacothérapie . Ces données montrent le rôle joué par le cortex préfrontal, le système thalamique et lymbique dans la régulation de l'humeur et dans la pathogénèse de la dépression.