Psychiatria Polska 2002 - 3
Maria Orwid
Antoni Kêpinski - trente ans après la mort
Résumé
Les textes de Kêpinski sont pleins de fascination de la vie de l'autre homme, de son destin et de ses sentiments. Il s'intéressait à plusieurs domaines : au contact avec le malade, à la psychopathologie, à l'interaction de l'homme et du milieu social et biologique, à l'éthique et à la responsabilité, au fondement biologique et humaniste de la psychiatrie. Certaines conceptions de Kêpinski telles que: connaissance de l'autre, erreur du juge, erreur d'observateur, erreur de masque ou conception du métabolisme énergétique et informatique sont actuelles et importantes dans la psychiatrie d'aujourd'hui. Si on considère ses conceptions de cette perspective on en trouve tous les problèmes actuels - ou dans la forme développée ou comme un signal attirant attention.
L'influence des conceptions d'Antoni Kêpinski sur la philosophie de Jozef Tischner
et ses implications psychiatriques
Andrzej Kokoszka
Résumé
Certaines conceptions de J. Tischner, mort en 2000, sont inspirées par les travaux psychiatriques de Kêpinski. L'auteur de cet article les décrit dans l'ordre historique en présentant les problèmes: connaissance de l'autre homme, phénomène de la cachette, du masque, relation du pouvoir, société du dialogue, dialogue du salut. On présente aussi les opinions de Tischner concernant la psychothérapie selon Kêpinski et la description philosophique de l'expérience des valeurs élaborée par Tischner. Cette expérience des valeurs inspire la conception du facteur thérapeutique - l'expérience corrective des valeurs.Malgorzata Starzomska
Le deuil pathologique dans les systèmes standardisés de classification et ses implications préventives liées avec le Berlin Wisdom Paradigm
Résumé
L'article présente la position d'une catégorie diagnostique "deuil" dans les systèmes psychiatriques de classification et suggère la nécessité de préciser les critères du deuil pathologique et des critères de différenciation de ce deuil pathologie et de la grande dépression et du deuil "normal". L'auteur décrit encore les recherches concernant le Berlin Wisdom Paradigm et indique les possibilités de profiter de ces recherches pour la prophylaxie du deuil pathologique. L'article finit par la description des difficultés thérapeutiques liées avec la thérapie des personnes souffrant du deuil, état lié avec la condition humaine.Marek Jarema, Zuzanna Konieczynska, Slawomir Murawiec, Tomasz Szafranski, Agnieszka Szaniawska
Le changement de la qualité de vie et de l'image clinique dans la schizophrénie
Résumé
Ce travail vise à déterminer si et comment l'estimation de la qualité de vie change au cours de la thérapie de schizophrénie. On essaie d'établir les corrélations des changements de l'image clinique et de la qualité de vie. Le groupe examiné compte 232 schizophrènes hospitalisés à la Clinique Psychiatrique. L'état mental des patients est examiné avant la thérapie et après 8 semaines de la thérapie des neuroleptiques à l'aide des échelles PANSS et CDS et le questionnaire SF-36. L'état psychique des malades s'améliore après cette thérapie mais leur qualité de vie ne s'améliore pas. On constate la négative corrélation de l'intensité des symptômes de schizophrénie et l'estimation de la qualité de vie avant la thérapie et non après la thérapie. L'amélioration clinique corrèle négativement avec l'amélioration de la qualité de vie après la thérapie. Après la thérapie l'estimation de la qualité de vie est moins élevée chez les patients dépressifs d'avant cette thérapie que chez les patients avec la dépression faible ou sans la dépression avant la thérapie.Joanna Hauser, Pawel Kapelski, Piotr M. Czerski, Sebastian Godlewski, Monika Dmitrzak-Wêglarz, Katarzyna Twardowska, Janusz K. Rybakowski
Le manque d'association du polymorphisme VNTR du gène DAT et la schizophrénie
Résumé
Plusieurs recherches présentent la grande importance des facteurs génétiques dans l'étiologie de schizophrénie. Le modèle complexe de l'héritage de maladie consistant à l'interaction des plusieurs gènes semble être le plus probable. Les recherches associatives touchent les gènes "candidats", qui codent les récepteurs des neurotransmetteurs, les transporteurs des neurotransmetteurs et les enzymes participant à leur métabolisme. Ce travail présente les recherches associatives du polymorphisme VNTR du gène DAT dans la schizophrénie. Ce polymorphisme se caractérise par le nombre différent des répétitions de tandem (VNTR) dans la région 3-ième (ne subissant la translation) du gène. Dans la race caucasienne ces motifs se répètent 3-11 fois et le plus souvent (90%) ce sont les allèles embrassant 9 ou 10 répétitions. Les recherches en question ne constatent pas d'association du polymorphisme décrit avec la schizophrénie.Pawel Kapelski, Piotr M. Czerski, Sebastian Godlewski
Le manque d'association du polymorphisme promoteur -141C Ins/Del du gène DRD2 et la schizophrénie
Résumé
Les résultats des recherches familiales montrent l'importance des facteurs génétiques dans l'étiopathogénèse de schizophrénie. La susceptibilité à cette maladie résulte probablement de l'interaction de plusieurs gènes. On a fait des études d'association concernant la fréquence des allèles et génotypes particuliers des schizophrènes et du groupe de contrôle. On examine aussi le polymorphisme promoteur du gène DRD2 consistant à la présence de l'insertion ou de la délétion de la cytosine dans la 5-ième partie finale du gène en question. On ne constate pas de liaison du polymorphisme analyse avec la schizophrénie.Katarzyna Kucharska-Pietura, Anna Hunca-Bednarska
Les comportements émotifs dans la schizophrénie et dans les lésions cérébrales unilatérales. L'asymétrie des hémisphères cérébrales - part I
Résumé
Bien que les troubles émotifs constituent un des problèmes les plus importants à étudier dans la schizophrénie, la question de liaison des émotions et de l'asymétrie des hémisphères cérébrales reste encore ouverte. Ce travail vise à comparer les comportements émotifs des schizophrènes (chroniques et non chroniques), des patients avec les lésions cérébrales unilatérales et du groupe de contrôle. On espère estimer les changements des réactions émotives selon le genre de maladie. Le groupe examiné se compose de: 100 schizophrènes diagnostiqués selon DSM IV (50 chroniques et 50 non chroniques), 60 patients avec les lésions cérébrales unilatérales et 50 personnes saines du groupe de contrôle. L'état psychique des patients psychiatriques est examiné à l'aide de l'échelle PANSS après 4 semaines de la thérapie des neuroleptiques. Les lésions des patients neurologiques datent de 3-4 semaines d'avant cet examen et on les diagnostique à l'aide de CT, de l'examen neurologique et l'enquête. Les comportements émotifs sont analysés à l'aide de l'Échelle d'Observation des Comportements Émotifs (Observational Scale of Emotional Behaviour). Les résultats obtenus confirment la différentiation des comportements émotifs des personnes examinées. Les patients avec les lésions unilatérales droites manifestent plus souvent le niveau plus élevé de l'humeur, la self-estimation non adéquate et l'attitude plus active et souvent négative envers l'environnement. Au contraire, les patients avec les lésions unilatérales gauches manifestent le niveau de l'humeur abaissé, le sentiment de résignation, l'attitude positive ou rarement passive envers l'environnement et la self-estimation adéquate. Les schizophrènes manifestent l'humeur indifférent et l'attitude passive, leur self- estimation est plutôt adéquate. Ces résultats permettent de constater que les changements des comportements émotifs des schizophrènes reflètent mieux le mauvais fonctionnement des régions frontales de la cervelle que le mauvais fonctionnement des hémisphères cérébrales.Les comportements émotifs dans la schizophrénie et dans les lésions cérébrales unilatérales - l'expression et la verbalisation des émotions. L'asymétrie des hémisphères - part II
Anna Hunca-Bednarska, Katarzyna Kucharska-Pietura
Résumé
On observait les comportements émotifs des schizophrènes (chroniques et non chroniques), des malades avec les lésions cérébrales unilatérales (droites et gauches) et des personnes saines. On constate la ressemblance des réactions émotives des schizophrènes et des malades avec les lésions cérébrales droites - on suggère que cette ressemblance se lie avec la même localisation des lésions cérébrales. Les schizophrènes diffèrent d'autres groupes examinés des difficultés de comprendre des expressions verbales et de l'humour verbal et de comprendre les expressions communes concernant les émotions. Ces difficultés se lient avec le mauvais fonctionnement du cortex frontal.Waldemar Gadecki, Irena Ramsz-Walecka, Elzbieta Tomczyszyn
Le cas de l'hallucination musicale
Résumé
L'article décrit le cas d'un malade de 68 ans souffrant du syndrome psycho-organique compliqué de l'hallucination musicale. Ce malade, hospitalisé plusieurs fois, souffre depuis longtemps des hallucinations auditives dont le symptôme dominant est l'hallucination musicale. La lésion cérébrale grave est un facteur le plus important pour la pathogénèse de cette maladie.Marcin Jablonski, Halina Lebiedowicz, Dominika Dudek, Beata Piatkowska-Jakubas, Magdalena Sariusz-Skapska, Andrzej Ziêba, Aleksander B. Skotnicki
La grande dépression avec les symptômes psychotiques diagnostiquée dans la phase finale de la thérapie de leucémie
Résumé
On présente la caractéristique psychologique d'une patiente souffrant de leucémie et suivant sa thérapie à la Clinique Hématologique de Cracovie. Au cours de la thérapie chimique et avant la transplantation des cellules de moelle on note le grave syndrome dépressif avec les symptômes psychotiques chez la patiente. Après la transplantation et après la thérapie ambulatoire de cette dépression la patiente est hospitalisée à la Clinique de nouveau. Cet article décrit le changement d'intensité et du caractère des troubles psychiques de la patiente au cours des étapes suivants de la thérapie psychiatrique et hématologique. On discute aussi les problèmes des troubles dépressifs suivant la thérapie des néoplasmes et les stratégies adaptatives embrassant les modèles théoriques importants selon les auteurs de ce travail.Agnieszka Mazur, Izabela Chojnowska-Cwiakala
La dynamique des troubles autistiques d'un garçon de 13 ans - description d'un cas
Résumé
L'article présente le cas d'un garçon de 13 ans souffrant de troubles autistiques. On souligne surtout la présence des déficits sociaux et de communication liés avec les troubles cognitifs qui limitent les possibilités de mener la vie normale de la personne avec l'autisme. On présente l'incapacité d'atteindre la cohérence de divers aspects du développement combinée avec de différentes dysharmonies. On distingue aussi les troubles de la socialisation. Les difficultés de comprendre et d'anticiper la complexité de l'environnement social peuvent troubler la dynamique du comportement et déclencher la tendance au reculement et à l'isolation.