N°96
JUIN 2000
Sommaire
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On
se rencontre encore...
On se rencontre enfin |
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Cinquante ans après le premier Congrès Mondial de psychiatrie et après une longue éclipse au cours de laquelle la psychiatrie française :
quavec les diverses approches biologiques et anatomiques, voici
venue loccasion dune nouvelle rencontre. Simon-Daniel
KIPMAN |
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We
meet again ...
We meet at last |
Fifty
years after the first World Congress of Psychiatry and after a long eclipse
during which French psychiatry
Indeed, this is not just one more international congress. It not only represents an event for the World Association of Psychiatry because it is the Jubilee Congress, but it is also the first important conference initiated and animated by the French Federation of Psychiatry which integrates all of the national associations of psychiatrists. It is thus a mobilization of all French psychiatrists who, by their presence or by way of their associations, have gathered to welcome, encounter, exchange and create or consolidate links with their colleagues from all over the world. The French Association of Psychiatry, as always a firm supporter of the French Federation of Psychiatry of which it is one of the earliest members, has made a massive investment in this Congress which is the culminating point of efforts toward opening outward, begun years ago and which, thanks to this event will, I am sure, take on a new impetus. The French Association of Psychiatry will thus be present at the Congress in a certain number of events and we will have a stand where we invite our French and foreign colleagues to come and discuss and elaborate projects with us. I extend my warm welcome to all who, through friendship, curiosity, enthusiasm or necessity will be in attendance in Paris from the 26th till the 30th of June. SDK |
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Nos
encontramos otra vez... |
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Cincuenta años después del Primer Congreso Mundial de Psiquiatría y luego de un largo eclipse en el curso del cual la psiquiatría francesa:
Pues no se trata de un Congreso Mundial más: no solamente el Congreso del Jubileo representa un acontecimiento para la Asociación Mundial de Psiquiatría, sino que es también la primera gran manifestación iniciada y animada por la Federación Francesa de Psiquiatría que integra todas las Asociaciones nacionales de psiquiatras de Francia. Son, por lo tanto, todos los psiquiatras franceses quienes haciéndose presentes sea personalmente, sea por intermedio de sus Asociaciones, se han movilizado para acoger, encontrar, intercambiar, anudar y consolidar vínculos con sus colegas del mundo entero. La Asociación Francesa de Psiquiatría, que siempre ha sostenido a la Federación Francesa de Psiquiatría de la cual es uno de sus primeros miembros, se ha investido masivamente en este Congreso, punto culminante de los esfuerzos de apertura iniciados hace años y que tomarán en esta ocasión, estoy seguro de ello, un nuevo vuelo. La Asociación Francesa de Psiquiatría estará presente durante el Congreso a través de un cierto número de actividades y dispondrá de un stand al cual invitamos a nuestros colegas franceses y extranjeros para discutir y elaborar proyectos comunes. ¡Bienvenidos, entonces, todos aquellos a quienes la amistad, la curiosidad, el entusismo o la necesidad harán venir a Paris desde el 26 hasta 30 de Junio de 2000! SDK |
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Gérard
BLES (1931-2000)
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Gérard Bles, président de lAFPEP-SNPP, est décédé le 11 mai dernier. Il aurait eu 69 ans le 9 août prochain.
Il a dabord été un psychiatre privé passionné par son métier. Neuropsychiatre, ancien Interne des Hôpitaux Psychiatriques de la Seine, installé depuis le début de sa carrière à Clamart, il ne sest résolu à fermer son cabinet que fin décembre 1999.
Mais cest sans doute surtout de la figure marquante du syndicalisme médical des 25 dernières années dont chacun se souviendra. Cofondateur de lAssociation Française des Psychiatres dExercice Privé en 1970, il fut à lorigine de la création du Syndicat National des Psychiatres Privés en 1974. Il en est longtemps resté la cheville ouvrière, dabord comme secrétaire général puis comme président. Après avoir quitté cette position à la fin des années 80, il ne sest pas pour autant éloigné du syndicat et na pas hésité à reprendre la présidence en 1996, à un moment où il lui semblait que son expérience devenait indispensable à la conduite des affaires.
Travailleur inlassable, il nest pas excessif de dire quil a consacré toute sa vie à la défense de la pratique privée de la psychiatrie. Secrétaire général de la C.S.M.F. de 1977 à 1982, fonctions dans lesquelles il sest illustré par la pugnacité de son combat contre les premières réformes Barrot, son engagement pour la psychiatrie na jamais faibli ainsi quen témoigne à cette époque la place quil tenait par ailleurs dans le combat mené au sein de lAssociation Mondiale de Psychiatrie contre lutilisation de la psychiatrie à des fins politiques.
Homme daction, il aura été aussi un théoricien de la pratique privée de la psychiatrie ainsi quen témoignent les innombrables articles quil a rédigés durant trente ans dans la revue de lAFPEP : Psychiatries. Médecin avant tout, il défendait la psychiatrie comme discipline médicale ; libéral convaincu, il a toujours revendiqué une pratique fondée sur la liberté du patient de sadresser au praticien de son choix et sur la liberté de ce dernier dadapter sa réponse thérapeutique à la singularité de chacun.
Farouchement attaché à la défense des spécificités de la pratique privée, Gérard Bles na pour autant jamais cultivé lisolationnisme syndical. La pluralité syndicale ne se justifiait pour lui que des impératifs de lefficacité et il était le premier à reconnaître que cette efficacité suppose parfois laction intersyndicale. Sa dernière grande initiative, le "cri dalarme" à propos de la démographie de la profession lancé par lensemble des syndicats de psychiatres au printemps 1999, et qui a élé loccasion de la constitution du Comité dAction Syndical de la Psychiatrie quelques mois plus tard, en est une illustration exemplaire. Elle constitue aussi une leçon qui sera entendue par ses successeurs : au-delà de la diversité des structures syndicales, cest bien la psychiatrie, et donc nos patients, que nous défendons.
Jean-Jacques Laboutière
Secrétaire Général
SNPP
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Jeune psychiatre, javais entendu parler de Gérard Bles, par médias professionnels interposés, alors quil était secrétaire général de la CSMF. Plus tard, alors quil était Président du SNPP, il sétait rappelé à moi à plusieurs reprises en égratignant le SPF dès lors que celui-ci faisait connaître ses distances par rapport à certaines prises de position du SNPP. Cest donc avec grande méfiance que je le rencontrai pour la première fois, il y a quatre ans, lors de négociations à propos de lhospitalisation privée. Mais au fil des rencontres, réunions téléphoniques, projets communs, cette méfiance sest estompée, laissant place à une confiance que je crois avoir été réciproque. Nous nétions pas daccord sur tout, mais convaincus que lessentiel valait dêtre défendu à deux car ce travail représentait des valeurs fondamentales où se reconnaîtraient lensemble des psychiatres et de la psychiatrie. Dès lors, nous avons choisi de nous concerter sur les questions dimportance et deffectuer, dans la mesure du possible, des démarches communes garantes dune meilleure efficacité.
Lors de la dernière manifestation des professions de santé, le 10 octobre 1999, nous nous sommes retrouvés, comme convenu, derrière notre " banderole unitaire de la psychiatrie " ; moment de bonne humeur, nous renvoyant à nos heures collégiennes et étudiantes ; entre deux propos syndicaux et trois plaisanteries -ses yeux sallumaient alors dune lueur goguenarde-, il me fit part de quelques soucis de santé, mais sans laisser deviner leur gravité. Çà, je ne lai appris que bien plus tard...
Jadresse, et nous adressons, à tous les siens notre souvenir ému.
Pierre STAËL
Secrétaire Général
SPF
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Il mest difficile dévoquer la mémoire de Gérard Bles sans tomber dans le discours dancien combattant. Car il a été un compagnon, un frère, un proche dans cette guerre de tranchée que nous menons, qui nous est imposée depuis la naissance de la psychiatrie. Comme toute collectivité repliée par la force des choses sur elle-même, la cohabitation entre Gérard et nous ne fut évidemment pas exempte de malentendus, de chamailleries, dincompréhension.
Plus fort que ces tensions qui ont émaillé ce quart de siècle de syndi-calisme psychiatrique, nous avons entretenu un lien fait de respect mutuel certes, mais aussi au-delà, dune grande complicité amusée. Nous avons toujours su que nous suivions le même chemin, celui de lunion, de lunité de la psychiatrie, où que nous allions chacun notre route : sur la création du SNPP par exemple. Nous avons toujours su que nous menions le même combat pour la liberté du patient, pour une médecine interhumaine contre les contraintes et les contrôles réductionnistes.
Depuis quelques années, nous étions suffisamment proches pour que nous promenions notre numéro de duettistes à la fois obstinés et rigolards : lui, à mes yeux géant à la barbe de prophète, et moi petit moustachu rondouillard. Et cest cette image double de notre proximité, de notre fraternité qui me manquera le plus.
Simon-Daniel KIPMAN
Président SPF/AFP
retou
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Actualité
professionnelle :
le point |
Pour des raisons dédition, cet article dinformation a été rédigé fin mai et ne prend donc pas en compte les événements survenus ultérieurement.
1. TÉLÉTRANSMISSION
Notre consigne demeure toujours de retarder le plus possible sa mise en route effective car : dune part, lobligation faite aux patients de sy conformer nous paraît inacceptable, car contraire à leur responsabilisation et préjudiciable à la relation thérapeutique, dautre part, les conditions techniques indispensables ne sont toujours pas en place (partage de linformation via les Unions professionnelles, sécurisation, fiabilité et dédommagement adapté).
Les Caisses locales ont reçu pour consignes de la part de la CNAMTS de veiller particulièrement à la mise en place de la télétransmission auprès des praticiens ayant accepté et perçu la prime à linformatisation de 9.000 F, et elles le leur répercutent de deux façons différentes :
Dans ces cas, les Caisses locales ont reçu pour instructions dadresser sous pli recommandé une mise en demeure de rembourser dans les quinze jours. Cest ainsi quun nombre croissant de collègues nous signalent avoir reçu un tel courrier. Notre conseil est de ne pas payer et même de ne pas répondre, mais dattendre que la Caisse nationale adresse elle-même, dans un deuxième temps, un titre exécutoire de remboursement. Ce relais prendra du temps et nous permettra daffiner une contestation juridique adaptée afin de faire alors une opposition suspensive de paiement. Par contre, nous demandons à nos adhérents de nous avertir dès réception de ce titre exécutoire.
Dans limmédiat, les Caisses ne soccupent encore guère des praticiens nayant pas demandé la prime. Mais le projet de facturation des feuilles de soins papier est sur le bureau du Ministre des Affaires Sociales. La CNAMTS proposerait une taxation denviron 3 F par feuille de soins à partir doctobre. Remarquons toutefois quune telle décision de taxation est antinomique dune obligation de télétransmission puisquelle institue la possibilité de continuer à utiliser les feuilles papier !
Enfin, nous venons de recevoir une réponse du président de la CNAMTS, Jean-Marie Spaeth, qui nous informe que, en dépit de notre demande, il ne sera fait aucune dérogation à la télétransmission pour les praticiens dâge proche de la retraite, car il exis-terait maintenant un terminal portable et autonome, avec lecteur multicarte, utilisable sans équipement informatique ; de ce fait, il ne nécessiterait pas de formation spécifique.
2. ÉLECTIONS AUX UNIONS PROFESSIONNELLES RÉGIONALES
Ces élections ont eu lieu fin mai et nous nen connaissons pas encore les résultats à la date de rédaction de cet article. Beaucoup de listes comprenaient des psychiatres en position éligible, ce qui constitue un atout nouveau pour notre spécialité. Comme annoncé, nous avons participé de façon active à la campagne électorale par des articles de sensibilisation dans La Lettre de Psychiatrie Française (cf. N°93, pp. 5-6, N° 94) ainsi que par des courriers aux adhérents des régions concernées.
3. LE SPF EST SUR LE NET !
LE FICHIER DE LORDRE DES MÉDECINS SERA BIENTÔT EN LIGNE !
Le SPF (et lAFP) sont désormais accessibles sur Internet à ladresse suivante :
www.psychiatrie-francaise.com
(attention, pas de cédille sous le " c " !). LOrdre a aussi décidé la mise en ligne du fichier national des médecins pour le mois de juin. Dans un premier temps, seules des données minimales y figureront ; mais dans un deuxième temps, nous pourrons chacun ajouter des informations complémentaires puis choisir de créer des liens Internet entre nos sites personnels et lannuaire ordinal.
4. PRATIQUE DES PSYCHOTHÉRAPIES
Le colloque organisé le 23 mars à lAssemblée Nationale conjointement par le député Bernard Accoyer et Christian Vasseur au nom de lAFP, a permis de recentrer le but initial de sa proposition de loi. Abandonnant le projet de légiférer sur le titre de psychothérapeute dont lintérêt était des plus discutables, il sest orienté vers celui de garantir les prescriptions et les applications des psychothérapies qui apparaissent comme devant être réservées à des professionnels détenteurs de diplômes universitaires, attestant dune formation institutionnelle, garantie dune compétence théorique, pouvant être doublée dune expérience pratique et dun travail sur soi. Les professionnels qui correspondent à cette exigence sont notamment les médecins psychiatres et les psychologues cliniciens. Nous ne pouvons que nous féliciter de cette nouvelle orientation qui correspond largement aux positions défendues par le SPF.
5. STATISTIQUES DACTIVITÉ
Résultats (3 régimes) cumulés à fin mars, année 2000/1999 :
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HONORAIRES
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PRESCRIPTIONS
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| PSYCHIATRES |
+
2,7 %
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+
14,2 %
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| NEURO-PSY |
-
8,7 %
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+
0,5 %
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| PSY + NEUROPSY |
+
1,5 %
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+
12,3 %
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| SPÉCIALISTES |
+
5,3 %
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+
10,8 %
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| GÉNÉRALISTES |
+
3,7 %
|
+
8,9 %
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Ces chiffres soulignent que laugmentation des prises en charge psychiatriques aurait diminué depuis quelques mois et quelle est nettement inférieure à celle de laugmentation dactivité de lensemble des spécialistes. Cette conclusion est très étonnante car elle ne correspond pas à la réalité du terrain où lon observe depuis plusieurs mois une forte augmentation de la demande de soins et de nouvelles consultations en psychiatrie.
Dans ce contexte, on peut se demander si cela ne correspondrait pas déjà aux premiers effets de la diminution démographique des psychiatres, qui se ferait sentir plus tôt que prévue, la relève des " anciens " qui prennent leur retraite nétant plus assurée par de nouvelles installations en nombre égal. Comme nous le rappelons régulièrement, ceci ne manquera pas de poser à court terme un lourd problème de santé mentale et donc de santé publique.
Par contre, le poste des prescriptions des psychiatres et neuropsychiatres demeure plus élevé que celui des autres spécialistes (cf. ci-dessous).
6. MEDICAMENTS : FORTE HAUSSE DES DÉPENSES POUR JANVIER/FÉVRIER
Avec une augmentation d1 % en janvier par rapport à 1999 puis à nouveau en février, le gouvernement sinquiète dune hausse annuelle qui pourrait être à deux chiffres. Mais cela pose plusieurs questions :
À quoi est due cette hausse ? à un relâchement des médecins qui ne sont plus soumis à la pression des reversements ? à lépidémie de grippe de la fin de lannée (mais qui touche peu les spécialistes !) ? à un autre facteur ? mais lequel ?
Certains évoquent le renchérissement de nom-breux médicaments, fréquent dans notre spécialité.
La croissance des dé-penses de médicaments enregistrée par lassurance maladie ne correspond pas à lévolution des ventes et de leurs chiffres daffaire, affirment les représentants de lindustrie pharmaceutique ! Alors ? ? ?...
Une autre hypothèse est évoquée : la possibilité du report de certaines dépenses, prescrites en novembre et décembre, sur le premier mois de lannée suivante, soit de façon volontaire de la part de lassurance maladie afin de ne pas alourdir les résultats de 1999, soit en raison du retard pris pour le traitement des feuilles de soin. Le feuilleton des manipulations statistiques est donc à suivre...
7. DÉPÉNALISATION DES DÉLITS NON INTENTIONNELS ET RESPONSABILITÉ DES MÉDECINS
Une proposition de loi (adoptée en première lecture par le Sénat et lAssemblée) propose quun maire, un médecin ou un citoyen ordinaire ne puissent être tenus pour pénalement responsables dun accident quils nont pas délibérément provoqué, mais seulement de ce quils ne pouvaient ignorer comme conséquences prévisibles.
Ceci modifierait la législation actuelle particulièrement pénalisante pour les médecins, notamment dans le cas daccidents thérapeutiques imputables aux seules conséquences deffets secondaires dun médicament ou dune technique où, lindemnisation de la victime étant sous-tendue à la notion de faute du praticien, celle-ci est recherchée à tout prix par les plaignants.
Mais ce projet sur les délits non intentionnels ne fait pas lunanimité et doit passer en deuxième lecture. À suivre....
8. " PANIER DE BIENS " et " PANIER DE SOINS "
CNAM, Haut Comité de Santé Publique, députés, économistes de la santé, inspecteurs des affaires sociales, assurances, mutuelles et certains syndicats horizontaux, relancent régulièrement la discussion sur la différenciation nécessaire, aux yeux de beaucoup dentre eux, entre le coût de la santé globale (le "panier de biens" de santé) et ce qui doit être pris en charge dans le cadre de la solidarité nationale, donc par lassurance maladie obligatoire (le "panier de soins", regroupant tous les actes "essentiels") et par les assureurs et mutuelles complémentaires. Il sagit dun débat récurrent entre ressources de lassurance maladie et augmentation du coût des soins, intégration des nouvelles thérapeutiques, soins "essentiels" et accessoires, méthodologie de définition de ces deux critères, choix de critères comptables ou scientifiques, limites de validité des critères scientifiques pour certaines pratiques médicales (la psychiatrie ?), solidarité et assurances complémentaires, médecine à deux vitesses.
Il sagit dun débat médical, de santé publique, de choix de société, éminemment politique.
Pierre STAËL
Secrétaire Général
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Télétransmission
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Voici ci-dessous la réponse du 26 avril de J-M. Spaeth, Président de la CNAMTS, à notre courrier du 13 janvier (cf. N°92, p. 14). Comme vous le constaterez, cette réponse fait largement abstraction des principaux arguments avancés par le SPF pour expliquer sa consigne de retarder le plus possible la mise en place effective de la télétransmission.
En effet, aucune réponse nest apportée quant à notre remarque sur le non-partage des informations, mais il y a par contre :
Quant à nos confrères plus âgés ou proches de la retraite, vous constaterez quaucune dérogation nest acceptée pour eux.
P. S.
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Le 26 avril 2000
Monsieur le Président, Monsieur le Secrétaire Général,
Vous mavez informé de la consigne que vous avez donnée à lensemble de vos adhérents, consigne visant à retarder le plus possible la mise en uvre de la télétransmission.
Vous prenez là une responsabilité dautant plus lourde que les raisons invoquées ne sont aucunement de nature à justifier un report du démarrage des télétransmissions SESAM-Vitale par les psychiatres.
Tout dabord, au même titre que lensemble des médecins libéraux, vos adhérents ont pu bénéficier des mesures daccompagnement accordées par le FORMMEL et les caisses dassurance maladie. 9.000 F ont ainsi été proposés à lensemble des médecins libéraux afin daccompagner linformatisation des cabinets médicaux, informatisation préalable à la télétransmission des feuilles des soin électroniques vers les organismes dassurance maladie. Plus de la moitié dentre eux ont bénéficié de cette aide financière. À cette première aide à léquipement vient sajouter une aide à la télétransmission des feuilles de soin électroniques allouée pour chaque feuille de soin télétransmise. Le montant de cette aide de 40 centimes a dailleurs été porté à 1 F en 1999, afin de favoriser le montée en charge du système. Cette compensation financière indemnise les coûts de la télétransmission pour le médecin.
Ensuite, vous qualifiez la montée en charge du système de laborieuse, alors quactuellement plus de 20 % des médecins réalisent des télétransmissions et que plus de 200.000 feuilles de soin sont télétransmises chaque jour.
La fiabilité technique du système est assurée : plus de 80 logiciels utilisables par les médecins sont agréés par le Centre National de Dépôt et dAgrément.
Je ne peux souscrire à votre proposition dexonérer les médecins en fin de carrière de leur obligation de télétransmission puisquil nexiste aucune dérogation de cette nature dans les textes encadrant la télétransmission et que des matériels qui permettent de télétransmettre des FSE sans utiliser de matériel informatique (qui ne nécessitent pas de ce fait une formation spécifique) sont disponibles sur le marché.
Je souhaite aussi apporter certaines précisions en réponse à votre récent communiqué du 5 avril dans lequel vous rejetez la télétransmission des feuilles de soin au motif que la sécurisation des réseaux informatiques serait insuffisante et que la télétransmission remettrait en cause limplication des malades dans les soins.
Je ne vois pas en quoi la réalisation des feuilles de soin électroniques (création qui ne prend que quelques secondes au professionnel) et leur transmission aux organismes dassurance maladie (service rendu au patient) serait de quelque façon que ce soit à lorigine dune modification de limplication du patient dans ses soins et javoue ne pas comprendre cet argument.
Je suis conscient que la profession que vous exercez vous amène à être particulièrement vigilants quant à la sécurité attachée à la transmission électronique des feuilles de soin. Cest dans cet esprit et afin de garantir le maximum de sécurité dans ce domaine quune concession de service public a été attribuée à Cegetel pour construire et gérer le Réseau Santé Social. Ce réseau sécurisé repose sur lutilisation de la Carte de professionnel de santé (CPS) qui permet lauthentification des utilisateurs du réseau et la traçabilité des flux, ce qui permet de repérer immanquablement les auteurs des tentatives de piratage. Les garanties ainsi apportées sont de nature, je le pense, à vous rassurer sur le niveau de sécurité fourni lors de la télétransmission des feuilles de soin électroniques.
Quant à largument selon lequel " la télétransmission attaque lidentité du patient et contribue à déshumaniser notre système de soins ", il faut toujours rappeler quen médecine ou dans tout autre domaine linformatique et la messagerie ne sont que des outils au service des personnes et du développement de la connaissance humaine.
Je vous prie de croire...
Jean-Marie SPAETH
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CASP
(Comité d'Action Syndical de la Psychiatrie) |
1. Praticiens Hospitaliers à Temps Partiel
Voici ci-dessous copie dune demande du CASP adressée à Madame Martine Aubry, le 9 mai 2000.
Madame la Ministre,
Les Praticiens Hospitaliers à Temps Partiel exerçant en psychiatrie se sont réunis en Assemblée Générale à lhôpital Sainte-Anne, le mardi 25 avril. Ils se sont mobilisés pour manifester leur profond mécontentement face à labsence de réponses satisfaisantes des pouvoirs publics à leurs revendications déjà très anciennes, revendications qui sont soutenues par la quasi-totalité des organisations syndicales représentatives des psychiatres à Temps Partiel.
Les P.H. à Temps Partiel, notamment dans certaines régions, représentent un nombre de plus en plus important de praticiens, pour faire fonctionner les services. Ils exercent des responsabilités équivalentes aux Temps Plein, assument leurs obligations mais, paradoxalement, voient au fil des années leurs conditions dexercice saggraver, sans aucune reconnaissance du rôle et des fonctions quils occupent :
Sur lensemble de ces revendications, lUnion Syndicale de la Psychiatrie, le Syndicat des Psychiatres des Hôpitaux, le Syndicat des Psychiatres Français et le Comité dAction Syndical de la Psychiatrie soutiennent les P.H. à Temps Partiel.
Une prochaine assemblée générale est prévue fin mai. Aussi, ces organisations syndicales sollicitent-elles un rendez-vous avec vous dans les délais les plus rapides.
Dans lattente, nous vous prions...
Le CASP
Voici ci-dessous le texte de la vive revendication du CASP (18.05.00) à propos de larrêté du 23.03.00 concernant les PAC.
Le Comité dAction Syndical de la Psychiatrie qui regroupe la grande majorité des psychiatres de tous exercices exige labrogation de larrêté du 23.03.00 qui interdit à des collègues ayant obtenu leur spécialité hors de France, de se présenter au concours de Praticien Adjoint Contractuel dans cette spécialité. Cet arrêté contredit les textes précédents et notamment la loi du 22.07.99.
Si labrogation nest pas immédiate, il faut durgence soit repousser la clôture des inscriptions, soit que vous interveniez auprès des DRASS pour que les dossiers soient acceptés sans lexigence dun diplôme de spécialité français.
Cet arrêté étant contradictoire avec la politique que vous avez toujours clairement énoncée, nous sommespersuadés que vous interviendrez rapidement pour rétablir léquité vis-à-vis de nos collègues étrangers.
Le CASP
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Annuaire
An 2000
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ERRATUM
Nous nous excusons auprès de trois de nos confrères pour qui une erreur sétait glissée dans lédition An 2000 :
La Rédaction
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Les
psychothérapies et la loi
(suite) |
Dans la suite du Colloque du 23 mars à lAssemblée nationale sur Les psychothérapies et la loi, beaucoup dinstitutions ont continué à cadrer le sujet :
Dautres encore suivront...
Ch. VASSEUR
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Quelques remarques sur la formation à la psychothérapie
Si lon souhaite que le débat en cours concernant la protection par la loi de lappellation de "psychothérapie" et de traitement psychothérapeutique prenne tout son sens, il paraît indis-pensable quil soit assorti dune réflexion complémentaire sur le problème de la formation à la psychothérapie et aux traitements spécialisés de psychothérapies.
Je maccorde tout dabord avec le point de vue soulignant quil y a une espèce de "fond psychothérapeutique" transmis à lheure actuelle par les formations académiques à la psychiatrie et à la psychologie clinique, ce que jappellerais une formation "généraliste de base" à la psychothérapie. Mais il me semble nécessaire dajouter : du moins quand les universitaires et enseignants sont eux-mêmes des praticiens qui ont le souci de transmettre, à côté des savoirs et des modèles théoriques dintelligibilité de la psyché, un certain savoir-faire et un souci du savoir-être, pour reprendre une vieille distinction qui garde néanmoins encore une partie de sa validité. En effet le problème de la transmission de ces savoir-faire et de ces savoir-être est sans doute plus que jamais la pierre angulaire dune formation véritable des cliniciens de la psyché. Ces savoirs-là ne se transmettent que fort mal dans et par des conférences ou autres modes de transmission ex cathedra ; ils requièrent de le part des formateurs -qui ne sauraient plus, dés lors, être de "simples professeurs" ou de simples "enseignants-chercheurs"- une implication personnelle qui précisément les engage, eux aussi, dans leur savoir-faire et leur savoir-être.
II faut aussi avouer que laccent, légitime au demeurant, mis de plus en plus sur la "recherche" et la "recherche scientifique" ne privilégie pas particulièrement ces dimensions dans le recrutement des enseignants-formateurs (on peut être un excellent chercheur à laune des critères universitaires et un piètre formateur pour lacquisition des qualités requises pour la clinique et la psychothérapie). À ceci sajoute le fait que les recherches "cliniques" sur et autour des pratiques thérapeutiques ne sont guères favorisées par le système universitaire actuel, quelles ont mêmes souvent de la peine à se faire reconnaître comme des recherches authentiques, ce qui contribue à creuser un certain hiatus entre les formations et les terrains.
Ceci mamène à une première remarque. Si lon souhaite que les formations académiques continuent de transmettre et dinitier cette formation "généraliste" à la psychothérapie, et ainsi continuer de justifier que leur soient réservées les appellations de psychothérapie, il me paraît indispensable que le formidable travail de recherche pratique effectué sur les terrains puisse trouver, au sein des formations cliniques universitaires, les relais indispensables à leur transformation en savoirs constitués et largement transmissibles. II me paraît donc nécessaire que les enseignements et recherches universitaires intègrent plus largement dans leurs programmes de formation, une réflexion critique sur les pratiques de terrains et les dispositifs concrets de soins psychothérapiques, et que les recherches en ce domaine ne soient pas seulement abandonnées aux initiatives des sociétés privées de psychothérapies ou aux organisations professionnelles. Lexpérience montre que là où les enseignements-formateurs ont conservé ce souci, les psychiatres et psychologues sont mieux formés à ce qui les attend sur les terrains cliniques et développent ensuite une aptitude à continuer dacquérir et à faire progresser leurs qualités praticiennes et relationnelles, avec le souci de rigueur qui simpose dès quil sagit de soins.
Une seconde remarque concernant la formation "généraliste" à la relation daide psychothérapeutique a trait à la question des stages et expériences de terrain de soins.
Rien ne saurait remplacer dans la formation la rencontre pratique avec les terrains de la psychopathologie, hôpitaux et secteurs bien sûr, mais aussi lensemble des lieux où se dispensent des soins psychiques. Au contact des praticiens expérimentés de ces divers lieux de soins et daccompagnement, se transmettent une expérience et un savoir-faire quaucune formation académique ne saurait remplacer. Mais mon expérience de plus dune vingtaine dannées denseignement et de formation ma convaincu que cela ne saurait suffire. Les praticiens expérimentés nont pas toujours le temps et le goût de mener lélaboration des différents aspects de la pratique auxquels les apprentis-cliniciens (internes et psychologues) sont de fait confrontés, des problèmes spécifiques se posent pour ceux-ci en particulier dans larticulation avec leur formation académique. Le clivage entre la formation "théorique" et la formation sur le terrain est ainsi souvent de mise, laissant pendante et hors élaboration véritable une partie des processus didéalisation qui infiltrent la relation de soin ou, pire, retournent ceux-ci en leur inverse en amenant à des renoncements aux soins psychiques effectifs, là où ils nont pas encore livré toute leur pertinence potentielle. Lexpérience, là encore, montre la nécessité que des moments soient consacrés au sein des formations universitaires à lélaboration groupale des difficultés et problèmes cliniques rencontrés sur les terrains, et ceci même si, sur le terrain pratique lui-même, de tels moments délaboration sont prévus. Lélaboration à laide de tiers, extérieurs à linstitution de soin elle-même, en présence de pairs logés à la même enseigne et eux aussi confrontés à la tâche délaborer leur propre expérience praticienne, quelles que soient la référence ou la nature de celle-ci, savère toujours riche de moments dintégration des modèles théoriques et de leurs limites. Cest même là, dans ce temps de reprise de lexpérience praticienne, que la formation livre sa quintessence. Lécart théorico-pratique qui fonde le champ clinique sy rencontre dans une position incontournable.
Voici donc trois repères concernant la formation "généraliste" des cliniciens de la relation daide psychothérapeutique, les terrains concrets de la psychopathologie, lélaboration groupale des expériences praticiennes sur ces terrains, la recherche et lexploration des pratiques de soins quils ont générées, et qui sajoutent bien sûr à la formation complète à la psychopathologie que tout ceci impose.
(À suivre...)
René ROUSSILLON
Lyon
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De
très sinistres stages
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Lactualité nous impose hélas de revenir régulièrement sur les violations des droits de la personne humaine, et en particulier sur la peine de mort aux Etats-Unis, le Texas de George Bush Junior y détenant un peu enviable record en ce domaine, alors même que le gouverneur de lIllinois Ryan vient de décréter un moratoire sur les exécutions.
Nous apprenons, par le site dAmnistia News* (qui na rien à voir avec Amnesty International) quil existe au Texas des stages de perfectionnement pour "bourreaux dÉtat". Les stagiaires viennent de toute lAmérique à Huntsville, où la maîtrise de linjection létale serait parfaite. Nous ne pouvons que livrer sans aucun commentaire ce propos attribué à George Scott, bourreau du Nouveau Mexique :
"Jai été frappé par la touche personnelle qui accompagne le travail chez nos confrères de Huntsville ; à chaque fois on pourrait croire que cest leur première mise à mort, ce sont des personnes pleines dhumanité et de compassion".
*www.amistia.net
J-Y. F.
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Penser
la psychose,
avec F. Pasche |
Une première à Saint-Etienne ! Samedi 20 mai, au cur du village médiéval de Saint-Victor- sur-Loire, sest tenue la première journée co-organisée par lAssociation des Psychiatres Libéraux Stéphanois (APLS) et lAssociation Française de Psychiatrie. Dans une ambiance particulièrement chaleureuse, nous avons accueilli quatre vingt trois participants, représentant de manière hétérogène les professionnels de la santé mentale : psychiatres, infirmiers psychiatriques, internes en psychiatrie, psychologues, psychanalystes.
Nous avons travaillé autour des travaux de Francis Pasche, en insistant tout particulièrement sur les concepts de Bouclier de Persée et dantinarcissisme ; avec lobjectif de mieux comprendre et de mieux aider nos patients psychotiques.
Nous avons démarré la journée avec la projection dun extrait de linterview de Francis Pasche par Jacqueline Schaeffer, film réalisé par Marianne Persine. Cest avec grande émotion que nous avons retrouvé un Francis Pasche vivant dont nous avons pu apprécier laccessibilité des propos permettant de créer rapidement le lien entre la théorie et la clinique. Nous sommes reconnaissants aux archives Freud de la Société Psychanalytique de Paris de nous avoir prêté ce film. Nous remercions infiniment Maria Pasche, qui nous a fait lhonneur et lamitié dêtre parmi nous.
Avec un brio et un dynamisme tout à fait exceptionnels, Marie-Lise Roux, psychanalyste de la SPP, a développé ses idées, son savoir-faire et sa profonde compréhension des patients psychotiques, illustrant sa conférence de situations cliniques issues de sa propre pratique et sappuyant largement sur la pensée de Francis Pasche. Le public a particulièrement apprécié de pouvoir comprendre et saisir sur le vif des propos dun aussi haut niveau scientifique. Nous sommes heureux de la réussite de ce beau travail de transmission.
La discussion, richement menée et modérée par Christine Lamothe et Christian Vasseur, na pas manqué de soulever les questions médico-économiques en insistant sur la nécessité de travailler dans le temps et en équipe dans les soins des patients psychotiques. Cette question du temps nous a rappelé que la Psyché est en continuelle évolution dynamique. Marie-Lise Roux a su nous offrir loutil du Bouclier de Persée qui sera maintenant indispensable à notre abord de ces patients. Le psychotique, lui, ne dispose pas du Bouclier de Persée, il reste pris dans le regard pétrifiant de Méduse et, sil se détourne de la réalité, ce nest que parce quelle est trop menaçante pour lui. Lidée de Bouclier de Persée est en effet inséparable de celle de pare-excitation et trouve toute son efficace dans la dynamique et léconomie pulsionnelle. Marie-Lise Roux aime ses patients psychotiques. Elle la dit et cela sest senti. Cest avec émotion que la salle a suivi lévolution de Béatrice, autrefois schizophrène paranoïde, aujourdhui artiste peintre.
Laprès-midi nous a ravis par la pertinence et lenthousiasme de la clinique de terrain. Le public sy est tout à fait retrouvé, comme en ont témoigné la richesse et la spontanéité des échanges dans la salle. Le remarquable travail de contre-transfert de Céline dHondt fut un exemple dimplication et de technique qui a permis de restituer à son patient une histoire.
Les infirmiers psychiatriques ont su nous rendre leur pratique et la façon dont ils traitent en urgence les difficultés, parfois les apories, auxquelles les confrontent ces patients. Là encore, leur écoute de leurs propres mouvements internes a été au premier plan. Nous sommes heureux quils aient su prendre toute leur place dans cette manifestation. Nous souhaitons maintenir leur originale participation à de prochains colloques. Enfin, Catherine Deléage et Michel Marcon ont réussi à nous faire éprouver létrangeté dans laquelle nous précipitent ces patients qui tentent sans cesse de pulvériser ou de retourner contre le thérapeute le Bouclier de Persée.
Bref, cette journée a été passionnante, nous souhaitons ardemment renouveler lexpérience.
Nous remercions les laboratoires Ardix, Janssen, Lilly et Lundbeck, ainsi que lAssociation des Amis de Saint-Victor qui a gracieusement mis son site à notre disposition. La qualité de sa restauration a ajouté la touche gastronomique au plaisir de cette rencontre.
Christophe AIMO
APLS
Saint-Etienne
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ASSOCIATION FRANÇAISE DE PSYCHIATRIE
19ème
Journées Scientifiques Nationales
Vendredi 19 et Samedi 20 Janvier 2001, à PARIS
RESPONSABLE MAIS PAS COUPABLE :
NOUVELLES LOIS,
NOUVELLES RESPONSABILITES,
NOUVELLES CONTRAINTES
Renseignements
: 147 rue St Martin- 75003 Paris
Tél : 01 42 71 41 11 - Fax : 01 42 71 36 60 - e.mail : psy-spfafp@wanadoo.fr
ASSOCIATION
FRANÇAISE DE PSYCHIATRIE
N° dagrément FMC : 11 75 250 40
75
Organise
les Samedi 7 octobre et Dimanche 8 Octobre 2000,
Salle
Wesford (ancienne Chambre de Commerce),
avenue F. Viallet, à GRENOBLE
un
Colloque sur
" Psychiatrie et modernité "
Pré-argument
La clinique évolue, les patients ne se présentent plus tout à fait à nos consultations pour les mêmes symptômes, et il nous arrive de ne plus trouver dans les descriptions classiques des repères pour orienter notre travail. Certaines pathologies deviennent plus fréquentes, telles la boulimie ou les conduites addictives. Nous rencontrons un certain nombre de sujets dans lerrance, et la solitude devient un problème de société. Du côté des enfants, la presse autant que les plaintes des parents nous renseignent sur lampleur de certains problèmes : difficultés ou refus dapprendre, désintérêt, instabilité psychomotrice, violence devenant intolérable en milieu scolaire, etc. Cette évolution des symptômes soulève des questions concernant les interactions entre difficultés psychiques et société.
Ne sommes-nous pas, par notre écoute quotidienne des difficultés de chacun, à une place intéressante pour essayer, non de porter remède, mais de réfléchir sur notre modernité et la place quelle ménage à la subjectivité ? Pourrions-nous arriver à dégager certains points nodaux dont labsence ou la rupture risquerait dentraîner une psychose sociale, comme cela se passe en clinique ?
Dautre part, nous sommes sollicités par la société pour intervenir dans certaines circonstances, au titre dune "obligation de soins". Quelles sont nos possibilités daction dans ce cadre ?
Nous sommes nous-mêmes engagés dans le lien social, à titre privé bien entendu, mais aussi en tant que médecins. Quel tournant les réformes en cours du système de santé font-elles prendre à notre pratique et, au-delà delle, à la nature du lien social qui en découle ? En effet, lexigence de transparence qui laisse supposer que tout se tiendrait dans le visible, vient en lieu et place de la perte de confiance dans la parole. En tant que psychiatres qui travaillons sur les aléas de la subjectivité et les souffrances qui y sont attachées, à travers une relation de parole, nous avons peut-être quelque chose à dire sur le type de lien social engendré par ces idéaux dun zéro défaut.
Nous voudrions envisager ce colloque comme un temps de suspension de la question " Quest-ce quon fait ? ", carte forcée du discours socio-politique, pour nous demander : " Mais quest-ce qui se passe ? ".
|
Intervenants : Thierry BOUGEROL, Marc CAUMEL de SAUVEJUNTE, Sydney COHEN, Marcel CZERMAK, Marie-Philippe DELOCHE, Christine GINTZ, Simon-Daniel KIPMAN, Jean-Jacques KRESS, Jean-Pierre LEBRUN, Gilbert LETUFFE, Christian VASSEUR, Thierry VINCENT. |
Renseignements
: AFP - 147 rue St Martin - 75003 Paris
Tél
: 01 42 71 41 11 - Fax : 01 42 71 36 60 - e.mail : psy-spfafp@wanadoo.fr
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Le
Samedi 7 Octobre, à 20 H : |
Le
Dimanche 8 Octobre, à 14 H 30 : |
Responsable
scientifique : Monique VANIN (Grenoble)
Responsable
à lorganisation : Christian HEINRICH (Grenoble)
du
26 au 30 JUIN 2000, au Palais des Congrès
2 place de la Porte Maillot, 75017 PARIS
lASSOCIATION FRANÇAISE DE PSYCHIATRIE propose,
1. sur le thème des CLASSIFICATIONS
Ouverture : C. Vasseur, Secrétaire Général
AFP
Présentation : J-M. Havet, Seccrétaire Scientifique
SIX Symposia : MERCREDI 28 ET JEUDI 29 JUIN :
MERCREDI 28
de
14 H 30 à 15 H 50
:
1. Science et conscience, Présidents
: S-D. Kipman, J. Mezzich ;Coordonnateur :
C. Vasseur ; Intervenants : J. Garrabé, M. Czermak, B. Durand.
de
15 H 50 à 17 H 10 :
2. Catégories
et dimensions : pertinence et non-pertinence, Président :
C. Berganza, A. Ksensee ;Coordonnateur : J-P. Thevenot ; Intervenants :
J-D. Guelfi, L. Waintraub.
JEUDI 29
de
8 H à 9 H 45 :
4. Evolution
des classifications en psychiatrie de l’enfant,
Président : R. Misès ; Coordonnateur :
A. Plantade ; Intervenants :
E. Belfort, B. Golse, C. Portelli.
de
10 H à 12 H :
5. Convergence
et divergence autour de deux grands cadres nosographiques, Président :
P. Ferrari ; Coordonnateur : C. Bursztejn ; Intervenants : J. Buitelaar,
J. Hochmann, S. Tordjman.
TROIS ateliers :
JEUDI 29
de 12 H 15 à 14 H 15 :2.Fantasmes originaires, psychosomatique…, et théories sexuelles classifiantes, Président : C. Vasseur ; Intervenant : F. Duparc ; Discutant : C. Smadja.
TABLE RONDE :
JEUDI 29,
de
16 H 45 à 18 H 30
Président :
A. Ksensee
Intervenants : M. Demangeat, F. Duparc, R. Misès.
Clôture : S-D. Kipman, Président AFP.
à 18 H 30 : Champagne
2.
en collaboration avec La Société Internationale de Psychiatrie
de l'Adolescent
sur le thème des CONDUITES À RISQUE À LADOLESCENCE
Présidents : Alain Braconnier (Paris), Simon-Daniel Kipman (Paris)
Coordonnateur : Michel Botbol (Paris)
Intervenants : Daniel Bailly (Lille), Philippe Jeammet (Paris), Per-Anders
Rydelius (Stockholm), Enrico de Vito (Milan).
Renseignements
AFP :
147 rue St Martin, 75003 Paris
Tél : 01 42 71 41 11 Fax : 01 42 71 36 60
E-mail : psy-spfafp@wanadoo.fr
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Psychiatrie
en Europe
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Comité
de Liaison pour les Échanges Franco-Roumains en Psychiatrie :
Dix
ans déjà !
Après lappel lancé en janvier 1990 dans Psychiatrie Française, un groupe de psychiatres et de soignants en santé mentale sest constitué pour tenter de répondre aux demandes de nos confrères roumains. Depuis, ce groupe sest constitué en Association 1901 sous la dénomination "Comité de Liaison pour les Echanges Franco-Roumains en Psychiatrie" (CLEFRP), présidée par B. Voizot ; il reçoit le soutien de nombreuses organisations dont la Société Française de Psychiatrie de lEnfant et de lAdolescent, et lAssociation Française de Psychiatrie.
Ce groupe a pour fonction dassurer des liens entre Roumains et Français. Un réseau sest ainsi constitué ; lorgani-sation de nombreux stages a permis daccueillir des soignants en santé mentale roumains ; une douzaine de praticiens français ont accompli des stages et des séminaires de formation psychiatrique ou psychologique en Roumanie.
Toutes ces activités ont été possibles, il convient de le rappeler ici, grâce à divers soutiens, tels le Ministère des Affaires Etrangères et lInstitut Th. Roussel de Montesson. Rien naurait pu se faire non plus sans linvestissement de nos partenaires roumains, aussi bien les membres de la Ligue Roumaine de Santé Mentale (LRSM) que les Ministères.
Grâce à la continuité et au sincère esprit déchange et de partenariat dont notre groupe a su faire preuve, la coopération des équipes hospitalières et des enseignants universitaires français a permis de réaliser des formations malgré des moyens réduits. Du côté roumain, les services hospitaliers et les structures associées ont pu amorcer un changement des pratiques soignantes et susciter des initiatives innovantes. Cependant, le manque de continuité dans lattribution des moyens financiers nous oblige à consacrer beaucoup dénergie à des démarches administratives, confirmant quun plan densemble de la coopération de lUnion européenne avec les pays de lEst reste à construire.
La LRSM est devenue pour nous un partenaire essentiel. Il sagit dune organisation non gouvernementale fondée en 1990 à Bucarest par un groupe de psychiatres et de psychologues.
Présidée par le Docteur Bogdana Tudorache, elle encourage une approche pluridisciplinaire de la santé mentale en réalisant des débats, des actions auprès des soignants, des patients et des familles, qui développe la communication.
La synergie existant entre la LRSM et le CLEFRP a permis de présenter conjointement un projet francoroumain. Il sagit de la mise en place de deux structures de soins "pilotes", du type CATTP (une pour les enfants, une autre pour les adultes) afin de transmettre lexpérience acquise dans le cadre du système de sectorisation psychiatrique français.
Après laccord conclu entre les Ministères français et roumains, la réalisation de ce projet a été confiée à la LRSM (en tant quONG promotrice) et au CHS Alexandru Obregia de Bucarest et le CLEFRP comme partenaire français.
Pour lavenir, nous pouvons espérer, à la suite de la table ronde organisée en juin 1999 à Bucarest sous légide de lOMS avec les concours des représentants des Ministères de la Santé Français et Roumain, quune orientation dynamique sera donnée à la politique de santé mentale roumaine. Il apparaît clairement que la LRSM pourra permettre une évolution déterminante en Roumanie où, si lactivité scientifique est intense, les possibilités de réalisation et de changement sont limitées par la situation économique du pays et certaines pesanteurs.
Le partenariat est absolument capital et demeure notre axe de travail prioritaire. Sur le plan universitaire par exemple, les échanges entre Paris VII et lUniversité libre privée "Titu Maiorescu" permettent à de jeunes psychologues de mener à Paris un DEA dorientation psychanalytique.
Il faut encore trouver des moyens matériels, notamment financiers, pour progresser de manière durable. Les Associations doivent pouvoir se regrouper comme cela se fait à lintérieur du Comité PECO pour les pays de lEurope Centrale, et il est indispensable que les organismes européens et les structures nationales donnent des garanties aux équipes qui mènent des actions de coopération et déchange. Les sciences humaines et la santé mentale sont, pour beaucoup, des " parents pauvres ", et il nous appartient de faire jouer les synergies possibles pour développer les échanges en psychiatrie. Ceci concerne aussi lévolution des sociétés car la manière dont une société traite ceux de ses concitoyens qui vont mal, ceux qui souffrent au plan psychique, traduit sa capacité à donner un cadre de vie à chacun de ses sujets.
Ajoutons quil est essentiel de favoriser par nos témoignages la mise en valeur de la richesse de la vie intellectuelle et sociale de la Roumanie afin que ce pays ne soit pas identifié que par des aspects " médiatiquement accrocheurs ", telles la situation des orphelinats, la pollution du Danube ou la mendicité de certains tziganes...
Bernard
VOIZOT
Jean-Yves COZIC
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Ligue roumaine pour la santé mentale
Il est très difficile dévaluer si, en Roumanie, il y a eu un réel changement qui permettrait dévoquer un avant et un après 1989. Le changement est indéniable mais probablement dans la continuité. La modification la plus radicale réside dans le processus de démocratisation générale du pays qui a permis lexpression dopinons diverses, des discussions sur la qualité de lassistance psychiatrique ou sur le manque de moyens, etc. Auparavant, les médias ne parlaient pas de la psychiatrie parce que les maladies mentales étaient bannies du paradis communiste ; maintenant, au contraire, celles-ci occupent les premières pages mais seulement pour ce quelles ont de sordide ou de spectaculaire.
Sensible à cet état de fait, la Ligue Roumaine pour la Santé Mentale (LRSM) a décidé de mettre en place des alternatives à lhospitalisation, démarche qui na été rendue possible que grâce à des français, quon peut maintenant appeler DES AMIS FRANÇAIS, réunis dans le Comité de Liaison pour les Echanges Franco-Roumains en Psychiatrie (CLEFRP). Ce "rêve" est devenu réalité en 1998, la LRSM et le CLEFRP ayant alors élaboré le projet de deux centres-pilote en santé mentale à Bucarest (un pour les enfants, lautre pour les adultes), approuvé par les gouvernements roumain et français.
Le CLEFRP a mis au point le programme, a fait le choix des experts français et a obtenu du Ministère français des Affaires Etrangères le financement de la formation de deux équipes roumaines. Cette formation complexe (les équipes étant constituées de médecins psychiatres, de psychologues, dinfirmières, dassistantes sociales, de kinésithérapeutes, dorthophonistes, déducatrices) sest déroulée à Paris au cours de deux stages dun mois (novembre 1998 et mars 2000), dans des structures extra-hospitalières. Le premier stage avait pour but de recueillir le plus dinformations possible sur les structures "extra", et nos collègues du CLEFRP ont pensé cette première étape comme une suite de "visites" dans des unités parisiennes spécifiques. Le deuxième stage avait pour but dapprofondir cette nouvelle prise en charge : chaque équipe sest "partagée" selon les projets professionnels de chacun, en passant deux semaines auprès de collègues français et de leurs patients.
Ente les deux étapes, cest-à-dire en 1999, les équipes roumaines ont reçu deux fois la visite professionnelle du Docteur Voizot à Bucarest, une fois seul, une autre accompagné par Madame Antourville-Harari (Direction Générale de la Santé, Relations Internationales) qui, très intéressée par le projet, la soutenu de manière très ferme.
Pour léquipe de pédopsychiatrie, les stages de formation auprès des équipes du Docteur Contejean, du Docteur Thevenot ou du Docteur Foliot ont constitué de vrais échanges professionnels : des discussions cliniques sur des cas denfants en difficulté scolaire, des approches psycho-pédagogiques afin de réduire les risques dexclusion, du travail de groupe avec les enfants, des réunions déquipe, une formation au travail de liaison avec les écoles. Pas seulement observateurs, les stagiaires roumains ont eu aussi loccasion dune participation active à lintérieur et à lextérieur des centres (ateliers scolaires, jeux, peinture, ateliers, sports, sorties culturelles). Bien sûr, lapproche la plus intéressante a été celle de la politique de secteur : laccessibilité et la mise à disposition dune gamme de services, le travail de liaison et de partenariat dans la communauté afin que chaque secteur puisse développer la prévention.
Léquipe "adultes" a fait des rencontres enrichissantes : dans le service du Docteur Gellman, Monsieur Foubert qui avait déjà visité la Roumanie, Madame Alfonso qui dirige avec énergie et beaucoup de charme le CATTP, Madame Marec et Madame Plet qui ont présenté et défini le contenu des soins infirmiers au Centre de Crise Valmy, le Docteur Cabie dont le professionnalisme et la chaleur en imposent à tous ; dans le service du Docteur Artarit, nous avons appris comment on peut compenser le manque despace et de moyens matériels par le professionnalisme, lenthousiasme et le dévouement. Cest là, auprès du Docteur Archambault, de Monsieur Foucher et de leurs collègues, que nous avons compris lénorme importance du travail en équipe, les responsabilités et lindépendance des infirmiers et la véritable amélioration des relations du patient avec le monde qui lentoure. Dans le service du Docteur Massé, nous avons eu la chance dun véritable enseignement ; les chiffres comptent ! Mélangés à lineffable de la psychiatrie, ils doivent prouver lefficacité de toute démarche. En parlant denseignement, il faut rappeler que le Docteur Voizot a aussi prévu et organisé la participation de quatre membres des équipes roumaines à la 14ème Journée des Psychothérapie Institutionnelle "Potentialités soignantes" (Bondy, 4 mars 2000), au 10ème Cours sur les Techniques de Soins en Psychiatrie de Secteur "Les portes du Soin" (Lyon, 21-24 mars 2000) et au Colloque de Thérapie Psychanalytique Groupale et Familiale (Paris, 26-27 mars 2000).
Ainsi, les spécialistes roumains ont eu la conviction rassurante que leurs amis français faisaient tout leur possible pour eux, et que leurs démarches bénéficiaient de diverses approches aussi théoriques que pratiques. Les auspices sont donc les meilleurs. Nous avons eu aussi la chance dêtre reçus par le Docteur Braconnier, Directeur général de lASM 13, qui nous a conseillés sur la meilleure manière dévaluer lefficacité dune structure psychiatrique.
Cependant, après ces stages, la conclusion des équipes roumaines est contrastée, à la fois rassurée et anxieuse. Nous sommes rassurés de constater que, du point de vue médical (nosographie, traitement pharmacologique, consultations " classiques "), les choses sont bien semblables dans les deux pays ; mais nous sommes aussi inquiets parce que TOUT LE RESTE de la prise en charge nous oblige à des combats parfois assez durs contre nos vieux réflexes autoritaires à légard de la méfiance et de la culpabilité des patients, contre linflexibilité de certains soignants, contre la mentalité du public (y compris les autorités).
Le centre-pilote pour adultes va ouvrir ses portes incessamment mais nous narrivons pas à trouver des locaux pour les enfants. Léquipe "adultes" a eu la chance de trouver avec le Docteur Prelipceanu (Directeur de lHôpital Psychiatrique Al Obregia), un excellent collaborateur qui a mis un petit bâtiment à disposition. Tout le monde a le trac, mais aussi de grands espoirs nourris par la collaboration et le soutien des amis français que nous attendons à Bucarest en juin (le "revers" des visites professionnelles organisées par le CLEFRP) pour établir un premier bilan.
Bogdana
TUDORACHE
Présidente
de la LSRM
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Les
flancs de l'Aventin
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Jentends à la télévision (je dis bien, jentends, car le spectacle dune femme-tronc nest pas de nature à détourner mon attention auditive) notre super-ministre se réjouir des nouveaux comptes de la sécurité sociale. Je la comprends et me réjouis avec elle, mais sans doute pas pour les mêmes raisons. Encore que nous soyons, lun et lautre, satisfaits de ce que nous avions dit et annoncé :
le déficit invoqué de la sécurité sociale était dabord et avant tout le reflet de la baisse des cotisations, due au chômage. Le chômage diminue, la crise séloigne et les comptes saméliorent ;de toute façon, avant de considérer les médecins comme des vendeurs à la sauvette de médicaments et décraser ce petit commerce au profit des grandes surfaces, il faudrait que la sécurité sociale soit mieux (ou enfin) gérée. Il semble bien que rien ou pas grand-chose ait été fait dans ce sens (à quand les règles de bonnes pratiques opposables aux directeurs de Caisses ?).
La ministre lui assigne une tâche de police : contrôler, contrôler... ; les médecins nont rien à gagner aux prescriptions abusives : leur pouvoir dachat a diminué, leur volume dactivité a augmenté, comme le laissaient prévoir tous les indicateurs épidémiologiques..., et le secteur commercial de la vente de médicaments a encore plus augmenté.
Elle ajoute une idée reçue (de qui ?) dont la validation scientifique reste à faire : les traitements nouveaux seront forcément plus onéreux. Serait-ce cela la politique de santé à venir ? Gratter de largent sur toutes les modalités de prise en charge pour pouvoir rembourser ces "nouveaux" traitements plus chers ? Une campagne publicitaire en faveur des neuroleptiques de dernière génération va dans le même sens.
Bref réjouissons-nous : nos analyses sont confirmées, les caisses sont pleines et dautres que les médecins vont pouvoir rentabiliser leurs budgets promotionnels.
Simon-Daniel
KIPMAN
Paris
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Des
alpages,
la chronique de Céleste |
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La vieille dame indigne. En quoi aurait-elle démérité la " vieille dame Psychanalyse " pour que quelques taurillons parlent de la laisser séteindre doucement ? Ne savent-ils pas que les psychothérapies sont toutes ses filles, même sil est normal que certains enfants partent plus loin que dautres ? De quelle indignité est-elle suspectée cette vieille dame ? Sans doute de garder sa jeunesse. Certains guettent sa lente détérioration, mais ce sont les fils de Freud qui doivent défendre lestimable ancêtre. Sont-ils si fatigués ou si peu reconnaissants pour accepter ainsi les oracles des donneurs de leçons ? Du haut des alpages analytiques, ils ne prennent pas garde à cette foule de nouveaux touristes qui nont pas chaussé les mêmes godillots mais qui donnent des leçons descalade. Nous, les vaches, nous le savons bien que lherbe du voisin est toujours plus verte et que les envieux viennent toujours brouter sur nos plates-bandes. Ce sont toujours dans les montagnes sous lesquelles coule une source que poussent dannée en année les plus beaux herbages. Mais il est vrai quélever veau, vache, cochon, couvée en batterie cest plus facile, plus rentable et labellisé. Il suffit de respecter les codages. Et si lon élevait en batterie les schizophrènes, les parano, les états-limites, les pervers sexuels ?... Ils nauraient plus à chercher leur pitance, picorant ça et là, sur commande, quelques grains neuroleptisés et quelqueau tranquillisante. Plus besoin de penser et, surtout, quelle dignité retrouvée ! Finis les dérèglements ! Alors, même si certains éleveurs guettent sa lente détérioration, moi Céleste je vous le dis, la vieille dame Psychanalyse fera encore un pied de nez à la grande Faucheuse. Pour
Céleste : |
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Pour
la liberté de la presse
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Entre la détention du photographe français Brice Fleutiaux* en Tchétchénie depuis octobre dernier, la grève de la faim du journaliste tunisien Taoufik Ben Brik, et depuis, lassassinat du journaliste espagnol José Luis Lopez de Lacalle, la 10° Journée internationale de la liberté de la presse, le 3 mai dernier, naura certainement pas été de trop pour souligner les menaces graves qui sexercent non seulement sur la liberté elle-même, mais sur la personne des journalistes. Tués, emprisonnés, interpellés, agressés, censurés, ces professionnels sont devenus des "objectifs militaires", alors que la Convention de Genève stipule quils " doivent être considérés comme non belligérants et protégés en temps de conflit ", comme sans doute aussi les professionnels de santé en mission humanitaire.
Reporters sans frontières (RSF) rappelle que le "triste palmarès des pays les plus répressifs ne varie guère avec les années". On y retrouve la Birmanie, la Syrie, la Chine et lEthiopie. "A limpunité des criminels de guerre sajoute celle dont bénéficient, à travers le monde, les assassins des journalistes", explique RSF.
Enfin, il y a aussi les vingt pays (au moins) "ennemis dInternet", dont la vulnérabilité est à la mesure des espoirs quil fait naître, en termes daccès et de diffusion planétaire de linformation (Le Monde 03.05.00).
Plus récemment encore, on apprenait avec inquiétude que le ministère russe de linformation envisageait damender la loi sur la presse adoptée il y a dix ans. Les autorités veulent introduire la notion "dabus de liberté de parole". Ceci permettrait dinterdire "temporairement" des médias russes et étrangers diffusant des "informations hostiles aux intérêts de la Russie" (Agathe Duparc, Le Monde, 19.05.00).
En tant quorgane de presse professionnelle attaché aux valeurs humanistes, La Lettre de Psychiatrie Française donnera toujours écho et soutien à ceux qui " osent guerroyer avec des stylos-bille ", pour reprendre lexpression de Taoufik Ben Brik.
Jean-Yves
Feberey
Nice
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*Soutien à Brice Fleutiaux : http://fleutiaux.brice.free.fr/
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Séminaire
Santé-Justice
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Les 25 et 26 mai, sest tenu au ministère de la Santé et à linitiative de notre collègue le Dr Alecian, conseiller de la DPJJ, le premier séminaire Santé-Justice sur la prise en charge des mineurs en grandes difficultés. Madame Elisabeth Guigou et Madame Dominique Gillot étaient présentes, témoignant de leur intérêt pour une initiative qui dépasse les clivages trop fréquents entre administrations. A cette occasion, elles ont signifié limportance quaccorde le Conseil de sécurité intérieure à lévolution actuelle des adolescents et plus particulièrement à leur santé mentale.
Les rapports remis depuis trois ans ont tous alerté les autorités du pays sur cette frange de la population qui se révèle très exposée à des risques multiples : conduites à risques, précarité économique et culturelle, exclusion, violences, etc. Dans ce domaine, le développement de partenariats et de structures adaptées pour répondre aux comportements les plus préoccupants constitue un indicateur de la place donnée à cette préoccupation affirmée.
Dans cette optique, ce séminaire est présenté comme la première des trois étapes dun chantier qui vise à sensibiliser les directions territoriales et celles des administrations centrales pour que, sur le terrain, se développe un authentique effort danalyse et de propositions concrètes :
Constituée de séances plénières et de travaux en atelier, cette rencontre a permis dentendre des témoignages des différentes disciplines impliquées, les ateliers étant animés conjointement par des professionnels de la Santé et de la Justice :
Les différents Ateliers ont traité de la prévention, de la réponse à la crise et à lurgence, de lhospitalisation, du travail en réseau.
Michel
BOTBOL
Sceaux
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(1) Actes disponibles auprès du Dr P. Alécian ; Ministère de la Justice ; DPJJ ; Cabinet de Mmela directrice ;13, place Vendôme ; 75042 Paris cedex 01.
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Symposium
Franco-Mexicain
MEXICO-MERIDA-OAXACA 16 au 25 Février 2001 |
organisé
par le Geppss /Perspectives Psychiatriques,
en association avec lAssociation Franco-Mexicaine de Psychiatrie et Santé
Mentale
Les sessions
se dérouleront à Mexico-Merida-Oaxaca
permettant des échanges avec nos collègues mexicains de ces différents
sites.
Trois thèmes dintérêt commun :
Visites scientifiques et culturelles organisées en liaison avec nos correspondants mexicains.
Transports et hôtels inclus.
Nombre de places limité - Inscription immédiate
Renseignements
et Inscriptions :
Marie-France RIO -
Agence Kuoni - Tél : 01 42 85 60 27 - Fax : 01 42 85 61 81
e.mail
: marie.françoise.rio@kuoni.fr
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Mutations
en Guadeloupe
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Les Antilles sont célèbres pour leurs rythmes... Et la santé mentale en Guadeloupe ne manque pas dy alterner ses lenteurs et ses accélérations...
Ainsi quand, en 1838, on ouvrait en métropole des asiles thérapeutiques, on sy contentait toujours dy enfermer ensemble "en prison" esclaves récalcitrants et fous perturbateurs... Quand, en 1960, on entamait lère du secteur, on y attendait toujours que les malades hospitalisés aient enfin un lit par personne...
La dernière "restructuration hospi-talière" avait été "décidée" par la Soufrière ! Face à la menace annoncée par certains dune éruption volcanique, lasile de Saint-Claude avait été déménagé à Pointe-à-Pitre, où on avait laissé un service lors du retour... Encore récemment on avait en Guadeloupe des secteurs de plus de 100.000 habitants, trois fois moins de psychiatres mais six fois plus dhospitalisations doffice que la moyenne nationale...
Il faut dire que, dans cet archipel, se faire hospitaliser depuis les îles nétait pas une sinécure : il fallait des ambulances, un avion et/ou un bateau, et attendre au moins de 12 à 36 heures ...
Et puis tout sest accéléré ! Objectivé par un DIM décrivant lampleur des besoins et linadaptation des équipements, porté par une unité syndicale de lensemble des personnels médicaux et non-médicaux, confirmé par la Mission Nationale dAppui en Santé Mentale, le retard accumulé a engendré une priorité régionale. Un SROS de qualité a été élaboré à partir des propositions des acteurs de terrain, lEtat sest engagé dans un plan pluri-annuel de rééquilibrage du dispositif sanitaire, et la psychiatrie se retrouve en pleine mutation...
Certes, coexistent encore reliquats asilaires et projets novateurs, mais lexistence dobjectifs ambitieux et de moyens substantiels déjà en cours dattribution est un scenario assez exceptionnel. En partenariat avec une Agence Régionale de lHospitalisation particulièrement impliquée, et sans avoir à " défendre des acquis ", les professionnels sont appelés à construire et inventer.
Un tel chantier ne se résume pas en quelques lignes, mais quelques indices peuvent être donnés :
Cependant, laboutissement complet de ces mutations dépend maintenant de lattractivité du chantier en cours : les réalités de la démographie médicale pèsent sur les postes de praticiens hospitaliers mis au choix, dont le nombre nest pas signe de désertification, mais plutôt de potentiel. À contre-courant de lhistoire, et après avoir convaincu décideurs et planificateurs quon ne soignait pas sans médecins, la Guadeloupe saura-t-elle convaincre les psychiatres que les tropiques ne sont pas quun lieu de vacances ou de congrès ?
Michel
EYNAUD
Saint-Claude
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Il
n'y a pas de discours
sans lecture |
Rubrique dirigée par Madeleine RIVIÈRE
La moisson du premier semestre 2000
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L'Amérique
intrépide
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Sans doute beaucoup de nos lecteurs auront-ils déjà entendu parler de lexpérience "Here & Now", où un groupe de jeunes Américains résidant à Oberlin, petite ville universitaire de lOhio, ont choisi de vivre sous lil de caméras qui diffusent en continu des images de leur vie quotidienne sur le net. Le Monde a publié (28.04.00) un reportage très intéressant et détaillé dYves Eudes, qui a vécu avec eux lexpérience dErik, Lisa, Sharon, Joe, Mélanie et Carol, sans oublier Kitty le chat, et nous livre impressions et réflexions.
Fêtes, poésie et guitare peuvent être ainsi partagées "en ligne", linteractivité est acquise grâce aux courriers quadressent aux différents habitants de la maison les internautes du monde entier. Ce qui nous semble à souligner dans notre contexte, cest le point de vue dErik, linitiateur du projet. Il souhaite étendre lexpérience à différentes villes, et pouvoir parler de sa cuisine "à la fois à [son] copain Joe qui est dans le salon et aux internautes éparpillés dans le monde. [...] Nous nous verrons et nous nous entendrons en permanence, comme si nous étions dans une seule et même habitation. La vraie promesse de lInternet, cest de pouvoir être en plusieurs endroits simultanément, de vivre plusieurs vies en parallèle. Nous allons être les premiers à le réaliser".
Si la lecture de larticle ne peut quinciter à formuler des vux de succès pour ces explorateurs intrépides et réfléchis, il nous pose quelques questions dordre clinique, en référence notamment aux catégories traditionnelles du "vol et du devinement de la pensée", avec la raréfaction, même relative, de lintimité. Bien sûr, les locataires de cette maison "sous haute surveillance" sont consentants (et peut-être moins exposés à des risques que ceux qui ont choisi de vivre sous cloche dans un désert, ou de passer de longs mois dans des gouffres), mais on ne peut que sinterroger sur ce quils éprouveront au long cours. Quoiquil en soit, les collègues internautes et curieux des "nouvelles socialités" ne manqueront pas daller sur www.hereandnow.net, et de nous faire part de leurs propres appréciations.
Jean-Yves
Feberey
Nice
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Grains
de sel psychiatrique
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Jai la joie de vous informer de la création dun réseau Résistance Santé Mentale 2000. Certes, une hirondelle ne fait pas le printemps, mais ce nest cependant pas rien. Vous pouvez linterroger en écrivant à "claude.louzoun@libertysurf.fr". Une telle résistance simpose dautant plus que, selon un tract de lintersyndicale de Sainte Anne en date du 07.03.00, les onze milliards alloués aux hôpitaux sur trois ans ne prévoiraient rien ni pour le maintien des postes en psychiatrie en Ile de France ni, à plus forte raison, pour lamélioration de la situation.
Le livre de Christine Clerc, Cent jours à lhôpital, défend le maintien dune politique de soins contre une politique de maîtrise comptable, en démontrant que les points ISA ont pour effet pervers de pousser les chefs de service à accroître leurs dépenses dans le cadre de lassurance maladie pour défendre le budget de leur service ! De plus, elle montre linflation des postes administratifs et de contrôle statistique par rapport à la compression des effectifs soignants. On peut déplorer, dans tous les domaines, un manque de personnel au travail en première ligne auprès des usagers par rapport à la bureaucratie française et européenne.
Jai la joie de vous signaler lexistence de Contact-Santé, mensuel pour la promotion de la santé du Nord / Pas de Calais (13, rue Faidherbe, 59046 Lille). Depuis 1982, sous le gouvernement Mauroy et Ralite, la région Nord /Pas de Calais a pris la tête dun mouvement privilégiant la prévention et la promotion de la santé et -seule en France- les inscrivant comme programme financé par un contrat de plan.
Les derniers numéros de ce journal traitent des addictions, de la précarité, des violences sur enfant, du droit à la santé dans les prisons. Par ailleurs, une association lilloise, le Pari, accueille les personnes concernées par lalcoolisme féminin. Dans le cadre du S.R.O.S., lA.R.H. annonce lembauche de 300 P.H. en psychiatrie pour venir en aide à la psychiatrie du Nord sinistrée (mais où les trouvera-t-elle avec la politique actuelle de formation ?).
Psychiatricus fait appel aux lecteurs pour des nouvelles dautres régions.
Psychiatricus
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En
pratique quotidienne
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Marketing et Communication : SOYEZ VIGILANTS !
Depuis octobre 1999, il savère que des psychiatres sont sollicités par des interlocuteurs se présentant comme représentatifs de catégories du personnel de services publics ou para-publics, tels Air France, Aéroports de Paris, des chaînes de télévision, et des bureaux de poste plus récemment.
Il leur est proposé de faire figurer leur activité psychothérapique (si tel est le cas) dans lannuaire ou lalmanach 2000, destiné à ces personnels et à leur famille, pour des tarifs variant de 2.000 F à 6.500 F environ.
Cet ouvrage est remis en principe gracieusement à ces personnels avec la caution, semble-t-il, de leur délégation Force Ouvrière dont le sérieux peut inspirer confiance car son nom figure sur la couverture. Il y a tout lieu de penser que cette manière de faire puisse révéler par la suite une éventuelle escroquerie. En tout cas, le Sou Médical a reçu un dossier précis et argumenté sur cette affaire ; plainte a été portée à la Direction des Prix, de la Consommation, de la Concurrence et des Fraudes, qui a retransmis dans les meilleurs délais ce dossier au Parquet de Paris.
La plus grande vigilance est ainsi recommandée aux médecins, psychiatres en particulier, quant aux propositions et démarchages de ce genre, surtout en Ile-de-France et proche province.
J-Ph. A.
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Les
chemins de la connaissance vous conduiront...
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RÉUNIONS ET COLLOQUES EN FRANCE
... EN JUILLET 2000
à NANTERRE, les 3 et 4 : Colloque international du Laboratoire de psychologie clinique des faits culturels sur Mutations des rapports sociaux. Transformation du champ clinique. Renseignements : Lab. de psy. Clin. des faits culturels, Univ. Paris 10, 200 av. de la Liberté, 92200 NANTERRE - Tél : 01 40 97 71 88
à PARIS, du 8 au 11 : Journées de Convergences sur Les états généraux de la psychanalyse. Renseignements : Convergences - E.G. Psychanalyse 2000, 120 av. Gambetta, 75020 PARIS - Tél : 01 43 64 77 77 - Fax : 01 40 31 01 65
à CERISY LA SALLE, du 10 au 17 : Colloque de lAssociation des Amis de Pontigny-Cerisy sur Les contes et la psychanalyse. Renseignements : CCI de Cerisy-La-Salle, Mme E. Heurgon, 27 rue de Boulainvilliers, 75016 PARIS
à VAUCRESSON, du 17 au 21 : Séminaire résidentiel de formation aux Relations inter-individuelles groupales et institutionnelles. Renseignements : CEFFRAP, 3 place E. Renard, 75012 PARIS - Tél & Fax : 01 43 40 16 09 - e.mail : ceffrap@libertysurf.fr
à VERSAILLES, du 20 au 22 : VIIIe Rencontre internationale de lAIHP sur Histoire du travail psychanalytique clinique de Freud à nos jours : rétrospective et perspectives. Renseignements : AIHP, 8 rue du Commandant Mouchotte, 75014 PARIS Tél & Fax : 01 40 47 04 49 - e.mail : aihp@magic.fr
... EN SEPTEMBRE 2000
à LYON, le 14 : Soirée du Collège de FMC de la région Rhône-Alpes de lAssociation Française de psychiatrie sur Le judaïsme et la mystique juive, sources fondamentales des théories freudiennes. Renseignements : Coll. de FMC de la Région Rhône-Alpes, 13 rue Sala, 69002 LYON - Tél : 04 78 42 47 48 Fax : 04 78 92 84 91
à LIMOGES, les 14 et 15 : Xe Congrès International de Psychogériatrie sur Les nouveaux concepts cliniques en psychiatrie du sujet âgé. Renseignements : Ass. G. Ballet Congrès, 8 rue Justin Ninard, 87000 LIMOGES - Tél : 06 03 31 21 14 e.mail : mc@caducee.net
à MOUANS SARTOUX (Alpes-Maritimes), du 15 au 17 : Colloque sur Art, Langage, Cerveau. Renseignements : Dr Charbit - Tél : 04 93 75 64 65
à PARIS, les 16 et 17 : Journées du Journal Français de Psychiatrie sur Faut-il juger et punir les malades mentaux criminels ? Renseignements : JFP, 88 bld Saint-Germain, 75005 PARIS - Tél : 01 43 54 09 02 - e.mail : eres@edition-eres.com
à BIARRITZ, du 18 au 20 : Journées de formation continue sur Le temps de soigner - Le temps de revivre. Renseignements : Féd. dAide à la Santé Mentale Croix-Marine, 31 rue dAmsterdam, 75008 PARIS - Tél : 01 45 96 06 36 - Fax : 01 45 96 06 05 - e.mail : croix-marine@wanadoo.fr
à VANNES, du 27 au 30 : XIXe Journées de la Société lInformation Psychiatrique sur Lavenir de la psychiatrie publique. Renseignements : Tél : 02 97 63 47 00
à MONTPELLIER, les 28 et 29 : Journées Montpelliéraines de Psychiatrie de lEnfant et des Professions Associées sur Nourrisson aujourdhui, adolescent demain. Renseignements : Secrét. des Journées, Médecine Psych. E. A., Hôp. St Eloi, 34295 MONTPELLIER CEDEX 5 - Tél : 04 67 33 60 09
à PERPIGNAN, les 29 et 30 : 4e Colloque Henri Ey sur Liberté et fraternité : place de la psychiatrie. Renseignements : Ass. pour la Fondation Henri Ey, 1 bis rue Franklin, 66000 PERPIGNAN - Tél : 04 68 35 02 96 - Fax : 04 68 51 71 97 - e.mail : Robert-Michel.Palem@wanadoo.fr
à PARIS, le 30 et 1er octobre : Journées scientifiques du Quatrième Groupe sur Hommage à Piera Aulagnier. Renseignements : IVe Groupe, 19 bld Montmartre, 75002 PARIS - Tél & Fax : 01 55 04 75 27
... EN OCTOBRE 2000
à LILLE, le 7 : LAss. Savoirs et Clinique organise une Journée détude sur Le suicide : tentation et répétition. Renseignements : Dr E. Fleury le Vesco, 26 rue de Thionville, 59800 LILLE - Tél : 03 20 55 73 27 Fax : 03 20 74 95 44 - e.mail : efleury@nordnet.fr
à GRENOBLE, les 7 et 8 : Journées détude de lAFP sur Psychiatrie et modernité. Renseignements : AFP, 147 rue Saint Martin, 75003 PARIS - Tél : 01 42 71 41 11 - e.mail : psy-spfafp@wanadoo.fr
à LABBAYE de ROYAUMONT, du 9 au 13 : Séminaire annuel de maternologie clinique. Renseignements : Ass. Française de Maternologie, 11 square Anatole France, 78210 SAINT-CYR-LECOLE - Tél : 01 30 23 03 17 - e.mail : materno@club-internet.fr
à CLERMONT-FERRAND, du 11 au 13 : Congrès de lAssociation Hospitalière Sainte Marie sur Santé mentale au troisième millénaire : vers de nouvelles pratiques de soins. Renseignements : Office de tourisme, Place de la Victoire, 63000 CLERMONT-FERRAND - Tél : 04 73 98 65 00 - Fax : 04 73 98 64 98
à STRASBOURG, les 13 et 14 : Journées de formation psychiatrique dAPERTURA ARCANES sur La mélancolie. Renseignements : 9 place Kléber, 67000 STRASBOURG - Tél & Fax : 03 88 61 78 42 - e.mail : apertarc@club-internet.fr
à SAINTE ANNE (Guadeloupe), du 19 au 27 : Séminaire de lAFPEP sur Les rencontres " francopsies ". Renseignements : AFPEP, 141 rue de Charenton, 75012 PARIS - Tél : 01 43 46 25 55 - Fax : 01 43 46 25 56 e.mail : info@afpep-snpp.org
à LYON, le 20 : XIIe Journée du Groupe Français dEpidémiologie Psychiatrique sur Les épisodes critiques à ladolescence : apports de lépidémiologie. Renseignements : GFEP, Ctre Hosp. St Jean de Dieu, 290 route de Vienne, 69373 LYON Cedex 08 Tél : 04 37 90 13 55 - Fax : 04 37 90 13 16 - e.mail : jpvignat@ch-st-jean-de-dieu-lyon.fr
à DIJON, le 20 : 2e Colloque du Centre Régional dEtudes et dActions sur les Handicaps et les Inadaptations sur La prévention du risque suicidaire. Renseignements : CREAI, 28 bld Carnot, BP 61402, 21014 DIJON Cedex - Tél : 03 80 66 19 88 - Fax : 03 80 66 09 78 - e.mail : CREAI.BOURGOGNE@wanadoo.fr
à NICE, le 20 : Assises Nationales de lHospitalisation Psychiatrique Privée sur Nouvelles pathologies, nouvelles cliniques : anticiper, imaginer, construire. Renseignements : UNEP, 17 bis bld Pasteur, 75015 PARIS - Tél : 01 44 38 52 52 - Fax : 01 44 38 52 50 - Site internet : www.uhp.fr
à PARIS, le 21 : Journée détude de la Société de Psychanalytise Freudienne sur Comportement, acte, action. Renseignements : Soc. Psy. Freudienne, 23 rue Campagne-Première, 75014 PARIS - Tél : 01 43 22 12 13 - Fax : 01 43 22 93 22
à PARIS, les 21 et 22 : XXIXe Journées détudes de lEcole de la Cause Freudienne sur Quand les semblants vacillent... Incidences du réel dans la clinique psychanalytique. Renseignements : ECF, 1 rue Huysmans, 75006 PARIS - Tél : 01 45 19 02 68 - Fax : 01 42 84 29 76 - e.mail : ecf@amp-ecf.org
à PARIS, les 21 et 22 : Quatrième Colloque de lInter Associatif Européen de Psychanalyse sur Le Rêve... et la psychanalyse a cent ans. Renseignements : Fax : 01 44 75 09 58
À LÉTRANGER
... EN JUILLET 2000
à EDIMBOURG (Royaume-Uni), du 3 au 7 : Congrès annuel du Collège Royal des Psychiatres sur Voies pour un nouveau siècle. Renseignements : The Royal College of Psychiatrists, 17 Belgrave Square, London SW1X 8PG - Tél : 0044 020 7235 2351 - Fax : 0044 020 7245 1231 - Site web : http://www.rcpsych.ac.uk
à LUXEMBOURG (Grand Duché), du 6 au 8 : 6e Journées scientifiques de lAFFORTHECC sur Les thérapies cognitivo-comportementales en lAn 2000. Renseignements : Prof. Ch. Pull, Centre Hospitalier, Serv. Psychiatrie, 4 rue Barblé, 1210 LUXEMBOURG
à BRUXELLES (Belgique), du 9 au 13 : 22e Congrès du Collège International de Neuro-pharmacologie. Renseignements : International Congress & Event Organizers, 122 av. de lAtlantique, 1150 BRUXELLES, Belgique - Tél : 0032 2 779 5959 - Fax : 0032 2 779 5960 - e.mail : info@iceo.be
à SIENNE (Italie), du 12 au 14 : 25e Congrès de lAcadémie Internationale des Lois et de la Santé Mentale. Renseignements : Mme A. Abiscott, Congress Secretariat, Int. Academy of Law and Mental Health - Tel : 1 514 343 5938 - Fax : 1 514 343 2452 Site internet : http://www.ialmh.org
à RHODES (Grèce), du 15 au 19 : 2e Congrès international sur Hormones, Cerveau et Neuro-psycho-pharmacologie. Renseignements : Prof. Oakley Ray, P.O. Box 121029, Nashville, Tennessee 37212 USA - Fax : 1 615 343 2069 - e.mail : oray@acop.org
à MONTREAL (Canada), du 26 au 30 : 7e Congrès de lAssociation Mondiale de Santé Mentale du Nourrisson sur Diversité : défis actuels en première enfance. Renseignements : WAIMH/ Secrétariat, rue Sherbrooke Ouest 550, Tour de lOuest, suite 490, Montréal, Québec, Canada H3A 1B9 - Tél : 001 514 398 3770 - Fax : 001 514 398 4854 e.mail : WAIMH@ums1.lan.mcgill.ca
... EN AOUT 2000
à FLORENCE (Italie), du 26 au 29 : 4e Congrès de philosophie et psychiatrie sur Folie, science et société. Renseignements : CSS, Organising Secretariat, Viale G. Mazzini 70, I-50132 FLORENCE - Tél : 00 39 55 248 02 02 - Fax : 00 39 55 248 02 46
... EN SEPTEMBRE 2000
à JERUSALEM (Israël), du 11 au 14 : Conférence Internationale sur Médecine de ladolescent. Perspectives et défis. Renseignements : The Promised Chilhood : Jerusalem 2000 Congress, PO Box 50006, TEL AVIV 61500, ISRAEL - Tél : 972 3 5140000 Fax : 972 3 5175674 - e.mail : childhood@kenes.com
à MENDOZA (Argentine), du 13 au 16 : IVe Congrès Mondial sur Les troubles dépressifs. Renseignements : Sr. José Valentino, Arenales 961 2° Piso n° 8, CP (1061) BUENOS AIRES, ARGENTINE - Tél : 54 11 43944414 - Fax : 54 11 43941963 - e.mail : jose@neptuno.com.ar
à ALGER (Agérie), les 27 et 28 : Rencontre Franco-Maghrébine sur Troubles psychiques post-traumatiques. Renseignements : Dr A. Ait Menguellet, EPSM, 76 rue de Lambersart, 59350 SAINT ANDRE LEZ LILLE - Tél : 03 28 38 51 02 - Fax : 03 28 38 51 52
... EN OCTOBRE 2000
à MUNICH (Allemagne), du 2 au 7 : 15e Congrès International sur Lhypnose. Renseignements : Dr B. Peter, MEG, Konradstrasse 16, D-80801 MUNCHEN Fax : 00 49 89 340 297 20
à BRUGES (Belgique), les 12 et 13 : Ve Congrès de lAssociation Vivre son Deuil sur Les deuils denfants : de la conception à la naissance. Renseignements : Ass. Vivre son Deuil, 7 rue Taylor, 75010 PARIS - Tél : 01 42 38 07 08 - Fax : 01 42 38 08 88 e.mail : vivresondeuil@vivresondeuil.asso.fr
à MUNICH (Allemagne), du 12 au 15 : Congrès sur Construire des passerelles entre les patients atteints dAlzheimer et leurs soignants. Renseignements : Deutsche Alzheimer Gesellschaft & Alzheimer Europe, Eurokongress, Isartorplatz 3, D-80331 MUNCHEN - Tél : 00 49 89 210 986 0 - Fax : 00 49 89 210 986 98 - e.mail : info@eurokongress.de
à LIEGE (Belgique), du 19 au 21 : 16e Congrès International de la Société Internationale de Psychopathologie de lExpression et dArt-Thérapie sur Rêves et créativité. Renseignements : CEDS, Mme V. Crochet, 28-30 boulevard dAvroy, B-4000 LIEGE - Tél : 00 32 42 32 31 54 - Fax : 00 32 42 32 31 79 e.mail : reves.creativite@prov-liege.be
à PHILADELPHIE (USA), du 25 au 29 : Formation APA à propos des services psychiatriques. Renseignements : American Psychiatric Association, Office of International Affairs, 1400 K St., NW, Washington, DC 20005 - Tél : 202 682 6286 - Fax : 202 789 8882
à PRAGUE (Tchéquie), du 28 au 1er novembre : 10e Congrès de lAssociation des Psychiatres Européens. Renseignements : Kenes, PO Box 50006, TEL AVIV 61500, ISRAEL - Tél : 00 972 3 51 40 018 - Fax : 00 972 3 51 75 674 - e.mail : AEP2000@kenes.com
à JERUSALEM (Israël), du 29 au 3 novembre : Congrès 2000 sur Lenfance promise. Renseignements : Jerusalem 2000 Congress, PO Box 50006, TEL AVIV 61500, ISRAEL - Tél : 00 972 3 51 40 000 Fax : 00 972 3 51 75 674 - e.mail : childhood@kenes.com
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La
Lettre de Psychiatrie Française Editeur
: Association Française de Psychiatrie / Syndicat des Psychiatres
Français (A.F.P. / S.P.F.) |
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