N°96

JUIN 2000

Sommaire

Éditorial

G. Bles

SPF
Actualité professionnelle
Télétransmission
CASP : Temps Partiel, PAC

Annuaire An 2000

AFP
Les psychothérapies et la loi
De très sinistres stages
Penser la psychose
Responsable mais pas coupable, Paris
Psychiatrie et modernité, Grenoble
Congrès du Jubilé

Psychiatrie en Europe : Roumanie

Les flancs de l’Aventin

Céleste

Liberté de la presse

Séminaire Santé-Justice

Symposium Franco-Mexicain

Mutations en Guadeloupe

Pas de disours sans lecture

Amérique intrépide

Psychiatricus

En pratique quotidienne

Chemins de la connaissance

 

 

 

 

On se rencontre encore...
On se rencontre enfin

 

Cinquante ans après le premier Congrès Mondial de psychiatrie et après une longue éclipse au cours de laquelle la psychiatrie française :

  • est née en tant que spécialité autonome,
  • a pris son essor à travers une explosion démographique importante,
  • s’est autonomisée tout en conservant des liens tant avec la psychanalyse

qu’avec les diverses approches biologiques et anatomiques, voici venue l’occasion d’une nouvelle rencontre.
Car il ne s’agit pas d’un Congrès international de plus : non seulement le Congrès du Jubilé représente un événement pour l’Association Mondiale de Psychiatrie, mais il est aussi la première grande manifestation initiée et animée par la Fédération Française de Psychiatrie qui intègre toutes les Associations nationales de psychiatres.
C’est donc tous les psychiatres français qui, en étant présents soit personnellement, soit par le biais de leurs Associations, se sont mobilisés pour accueillir, rencontrer, échanger, nouer ou consolider des liens avec leurs collègues du monde entier.
L’Association Française de Psychiatrie, qui a toujours soutenu la Fédération Française de Psychiatrie dont elle est l’un des premiers membres, s’est massivement investie dans ce Congrès, point d’orgue des efforts d’ouverture amorcés depuis des années et qui prendront là, j’en suis sûr, un nouvel essor. L’Association Française de Psychiatrie sera donc présente lors du Congrès dans un certain nombre de manifestations, et sur un stand où nous invitons nos collègues français et étrangers à venir nombreux pour discuter et élaborer des projets.

Bienvenue donc à tous ceux que l’amitié, la curiosité, l’enthousiasme ou la nécessité feront venir à Paris, du 26 au 30 juin 2000 !

Simon-Daniel KIPMAN
Président SPF / AFP
Président Fondateur de la FFP
Chargé des Relations Internationales de la FFP
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We meet again ...
We meet at last

 

Fifty years after the first World Congress of Psychiatry and after a long eclipse during which French psychiatry
  • was born as an autonomous speciality,
  • grew in importance thanks to the veritable demographic explosion,
  • has gained autonomy while at the same time maintaining links both with psychoanalysis and with diverse biological and anatomical approaches, the time has come for an encounter.

Indeed, this is not just one more international congress. It not only represents an event for the World Association of Psychiatry because it is the Jubilee Congress, but it is also the first important conference initiated and animated by the French Federation of Psychiatry which integrates all of the national associations of psychiatrists.

It is thus a mobilization of all French psychiatrists who, by their presence or by way of their associations, have gathered to welcome, encounter, exchange and create or consolidate links with their colleagues from all over the world.

The French Association of Psychiatry, as always a firm supporter of the French Federation of Psychiatry of which it is one of the earliest members, has made a massive investment in this Congress which is the culminating point of efforts toward opening outward, begun years ago and which, thanks to this event will, I am sure, take on a new impetus.

The French Association of Psychiatry will thus be present at the Congress in a certain number of events and we will have a stand where we invite our French and foreign colleagues to come and discuss and elaborate projects with us.

I extend my warm welcome to all who, through friendship, curiosity, enthusiasm or necessity will be in attendance in Paris from the 26th till the 30th of June.

SDK
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Nos encontramos otra vez...
Nos encontramos por fin

 

Cincuenta años después del Primer Congreso Mundial de Psiquiatría y luego de un largo eclipse en el curso del cual la psiquiatría francesa:

  • Nació en tanto que especialidad autónoma,
  • cobró vuelo a través de una importante explosión demográfica
  • adquirió autonomía, sin perder por ello sus lazos tanto con el psicoanálisis como con las diversas perspectivas biológicas y anatómicas, ha llegado el momento de un nuevo encuentro.

Pues no se trata de un Congreso Mundial más: no solamente el Congreso del Jubileo representa un acontecimiento para la Asociación Mundial de Psiquiatría, sino que es también la primera gran manifestación iniciada y animada por la Federación Francesa de Psiquiatría que integra todas las Asociaciones nacionales de psiquiatras de Francia.

Son, por lo tanto, todos los psiquiatras franceses quienes haciéndose presentes sea personalmente, sea por intermedio de sus Asociaciones, se han movilizado para acoger, encontrar, intercambiar, anudar y consolidar vínculos con sus colegas del mundo entero.

La Asociación Francesa de Psiquiatría, que siempre ha sostenido a la Federación Francesa de Psiquiatría de la cual es uno de sus primeros miembros, se ha investido masivamente en este Congreso, punto culminante de los esfuerzos de apertura iniciados hace años y que tomarán en esta ocasión, estoy seguro de ello, un nuevo vuelo.

La Asociación Francesa de Psiquiatría estará presente durante el Congreso a través de un cierto número de actividades y dispondrá de un stand al cual invitamos a nuestros colegas franceses y extranjeros para discutir y elaborar proyectos comunes.

¡Bienvenidos, entonces, todos aquellos a quienes la amistad, la curiosidad, el entusismo o la necesidad harán venir a Paris desde el 26 hasta 30 de Junio de 2000!

SDK
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Gérard BLES (1931-2000)

 

Gérard Bles, président de l’AFPEP-SNPP, est décédé le 11 mai dernier. Il aurait eu 69 ans le 9 août prochain.

Il a d’abord été un psychiatre privé passionné par son métier. Neuropsychiatre, ancien Interne des Hôpitaux Psychiatriques de la Seine, installé depuis le début de sa carrière à Clamart, il ne s’est résolu à fermer son cabinet que fin décembre 1999.

Mais c’est sans doute surtout de la figure marquante du syndicalisme médical des 25 dernières années dont chacun se souviendra. Cofondateur de l’Association Française des Psychiatres d’Exercice Privé en 1970, il fut à l’origine de la création du Syndicat National des Psychiatres Privés en 1974. Il en est longtemps resté la cheville ouvrière, d’abord comme secrétaire général puis comme président. Après avoir quitté cette position à la fin des années 80, il ne s’est pas pour autant éloigné du syndicat et n’a pas hésité à reprendre la présidence en 1996, à un moment où il lui semblait que son expérience devenait indispensable à la conduite des affaires.

Travailleur inlassable, il n’est pas excessif de dire qu’il a consacré toute sa vie à la défense de la pratique privée de la psychiatrie. Secrétaire général de la C.S.M.F. de 1977 à 1982, fonctions dans lesquelles il s’est illustré par la pugnacité de son combat contre les premières réformes Barrot, son engagement pour la psychiatrie n’a jamais faibli ainsi qu’en témoigne à cette époque la place qu’il tenait par ailleurs dans le combat mené au sein de l’Association Mondiale de Psychiatrie contre l’utilisation de la psychiatrie à des fins politiques.

Homme d’action, il aura été aussi un théoricien de la pratique privée de la psychiatrie ainsi qu’en témoignent les innombrables articles qu’il a rédigés durant trente ans dans la revue de l’AFPEP : Psychiatries. Médecin avant tout, il défendait la psychiatrie comme discipline médicale ; libéral convaincu, il a toujours revendiqué une pratique fondée sur la liberté du patient de s’adresser au praticien de son choix et sur la liberté de ce dernier d’adapter sa réponse thérapeutique à la singularité de chacun.

Farouchement attaché à la défense des spécificités de la pratique privée, Gérard Bles n’a pour autant jamais cultivé l’isolationnisme syndical. La pluralité syndicale ne se justifiait pour lui que des impératifs de l’efficacité et il était le premier à reconnaître que cette efficacité suppose parfois l’action intersyndicale. Sa dernière grande initiative, le "cri d’alarme" à propos de la démographie de la profession lancé par l’ensemble des syndicats de psychiatres au printemps 1999, et qui a élé l’occasion de la constitution du Comité d’Action Syndical de la Psychiatrie quelques mois plus tard, en est une illustration exemplaire. Elle constitue aussi une leçon qui sera entendue par ses successeurs : au-delà de la diversité des structures syndicales, c’est bien la psychiatrie, et donc nos patients, que nous défendons.

Jean-Jacques Laboutière
Secrétaire Général SNPP
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Jeune psychiatre, j’avais entendu parler de Gérard Bles, par médias professionnels interposés, alors qu’il était secrétaire général de la CSMF. Plus tard, alors qu’il était Président du SNPP, il s’était rappelé à moi à plusieurs reprises en égratignant le SPF dès lors que celui-ci faisait connaître ses distances par rapport à certaines prises de position du SNPP. C’est donc avec grande méfiance que je le rencontrai pour la première fois, il y a quatre ans, lors de négociations à propos de l’hospitalisation privée. Mais au fil des rencontres, réunions téléphoniques, projets communs, cette méfiance s’est estompée, laissant place à une confiance que je crois avoir été réciproque. Nous n’étions pas d’accord sur tout, mais convaincus que l’essentiel valait d’être défendu à deux car ce travail représentait des valeurs fondamentales où se reconnaîtraient l’ensemble des psychiatres et de la psychiatrie. Dès lors, nous avons choisi de nous concerter sur les questions d’importance et d’effectuer, dans la mesure du possible, des démarches communes garantes d’une meilleure efficacité.

Lors de la dernière manifestation des professions de santé, le 10 octobre 1999, nous nous sommes retrouvés, comme convenu, derrière notre " banderole unitaire de la psychiatrie " ; moment de bonne humeur, nous renvoyant à nos heures collégiennes et étudiantes ; entre deux propos syndicaux et trois plaisanteries -ses yeux s’allumaient alors d’une lueur goguenarde-, il me fit part de quelques soucis de santé, mais sans laisser deviner leur gravité. Çà, je ne l’ai appris que bien plus tard...

J’adresse, et nous adressons, à tous les siens notre souvenir ému.

Pierre STAËL
Secrétaire Général SPF
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Il m’est difficile d’évoquer la mémoire de Gérard Bles sans tomber dans le discours d’ancien combattant. Car il a été un compagnon, un frère, un proche dans cette guerre de tranchée que nous menons, qui nous est imposée depuis la naissance de la psychiatrie. Comme toute collectivité repliée par la force des choses sur elle-même, la cohabitation entre Gérard et nous ne fut évidemment pas exempte de malentendus, de chamailleries, d’incompréhension.

Plus fort que ces tensions qui ont émaillé ce quart de siècle de syndi-calisme psychiatrique, nous avons entretenu un lien fait de respect mutuel certes, mais aussi au-delà, d’une grande complicité amusée. Nous avons toujours su que nous suivions le même chemin, celui de l’union, de l’unité de la psychiatrie, où que nous allions chacun notre route : sur la création du SNPP par exemple. Nous avons toujours su que nous menions le même combat pour la liberté du patient, pour une médecine interhumaine contre les contraintes et les contrôles réductionnistes.

Depuis quelques années, nous étions suffisamment proches pour que nous promenions notre numéro de duettistes à la fois obstinés et rigolards : lui, à mes yeux géant à la barbe de prophète, et moi petit moustachu rondouillard. Et c’est cette image double de notre proximité, de notre fraternité qui me manquera le plus.

Simon-Daniel KIPMAN
Président SPF/AFP
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Actualité professionnelle :
le point

 

Pour des raisons d’édition, cet article d’information a été rédigé fin mai et ne prend donc pas en compte les événements survenus ultérieurement.

1. TÉLÉTRANSMISSION

Notre consigne demeure toujours de retarder le plus possible sa mise en route effective car : d’une part, l’obligation faite aux patients de s’y conformer nous paraît inacceptable, car contraire à leur responsabilisation et préjudiciable à la relation thérapeutique, d’autre part, les conditions techniques indispensables ne sont toujours pas en place (partage de l’information via les Unions professionnelles, sécurisation, fiabilité et dédommagement adapté).

Les Caisses locales ont reçu pour consignes de la part de la CNAMTS de veiller particulièrement à la mise en place de la télétransmission auprès des praticiens ayant accepté et perçu la prime à l’informatisation de 9.000 F, et elles le leur répercutent de deux façons différentes :

  1. soit par courrier simple rappelant au praticien qu’en acceptant la prime il s’est engagé à télétransmettre, assorti du rappel de l’obligation conventionnelle et d’une menace de demande de remboursement. Dans ce cas, nos consignes du 2 mars à nos adhérents sont toujours valables : nous adresser copie de ce courrier afin que nous répondions directement à la Caisse ;
  2. soit par courrier recommandé demandant au praticien (qu’il soit ou non détenteur de la carte CPS) le remboursement de la prime.

Dans ces cas, les Caisses locales ont reçu pour instructions d’adresser sous pli recommandé une mise en demeure de rembourser dans les quinze jours. C’est ainsi qu’un nombre croissant de collègues nous signalent avoir reçu un tel courrier. Notre conseil est de ne pas payer et même de ne pas répondre, mais d’attendre que la Caisse nationale adresse elle-même, dans un deuxième temps, un titre exécutoire de remboursement. Ce relais prendra du temps et nous permettra d’affiner une contestation juridique adaptée afin de faire alors une opposition suspensive de paiement. Par contre, nous demandons à nos adhérents de nous avertir dès réception de ce titre exécutoire.

Dans l’immédiat, les Caisses ne s’occupent encore guère des praticiens n’ayant pas demandé la prime. Mais le projet de facturation des feuilles de soins papier est sur le bureau du Ministre des Affaires Sociales. La CNAMTS proposerait une taxation d’environ 3 F par feuille de soins à partir d’octobre. Remarquons toutefois qu’une telle décision de taxation est antinomique d’une obligation de télétransmission puisqu’elle institue la possibilité de continuer à utiliser les feuilles papier !

Enfin, nous venons de recevoir une réponse du président de la CNAMTS, Jean-Marie Spaeth, qui nous informe que, en dépit de notre demande, il ne sera fait aucune dérogation à la télétransmission pour les praticiens d’âge proche de la retraite, car il exis-terait maintenant un terminal portable et autonome, avec lecteur multicarte, utilisable sans équipement informatique ; de ce fait, il ne nécessiterait pas de formation spécifique.

2. ÉLECTIONS AUX UNIONS PROFESSIONNELLES RÉGIONALES

Ces élections ont eu lieu fin mai et nous n’en connaissons pas encore les résultats à la date de rédaction de cet article. Beaucoup de listes comprenaient des psychiatres en position éligible, ce qui constitue un atout nouveau pour notre spécialité. Comme annoncé, nous avons participé de façon active à la campagne électorale par des articles de sensibilisation dans La Lettre de Psychiatrie Française (cf. N°93, pp. 5-6, N° 94) ainsi que par des courriers aux adhérents des régions concernées.

3. LE SPF EST SUR LE NET !

LE FICHIER DE L’ORDRE DES MÉDECINS SERA BIENTÔT EN LIGNE !

Le SPF (et l’AFP) sont désormais accessibles sur Internet à l’adresse suivante :

www.psychiatrie-francaise.com

(attention, pas de cédille sous le " c " !). L’Ordre a aussi décidé la mise en ligne du fichier national des médecins pour le mois de juin. Dans un premier temps, seules des données minimales y figureront ; mais dans un deuxième temps, nous pourrons chacun ajouter des informations complémentaires puis choisir de créer des liens Internet entre nos sites personnels et l’annuaire ordinal.

4. PRATIQUE DES PSYCHOTHÉRAPIES

Le colloque organisé le 23 mars à l’Assemblée Nationale conjointement par le député Bernard Accoyer et Christian Vasseur au nom de l’AFP, a permis de recentrer le but initial de sa proposition de loi. Abandonnant le projet de légiférer sur le titre de psychothérapeute dont l’intérêt était des plus discutables, il s’est orienté vers celui de garantir les prescriptions et les applications des psychothérapies qui apparaissent comme devant être réservées à des professionnels détenteurs de diplômes universitaires, attestant d’une formation institutionnelle, garantie d’une compétence théorique, pouvant être doublée d’une expérience pratique et d’un travail sur soi. Les professionnels qui correspondent à cette exigence sont notamment les médecins psychiatres et les psychologues cliniciens. Nous ne pouvons que nous féliciter de cette nouvelle orientation qui correspond largement aux positions défendues par le SPF.

5. STATISTIQUES D’ACTIVITÉ

Résultats (3 régimes) cumulés à fin mars, année 2000/1999 :

 

HONORAIRES
PRESCRIPTIONS
PSYCHIATRES
+ 2,7 %
+ 14,2 %
NEURO-PSY
- 8,7 %
+ 0,5 %
PSY + NEUROPSY
+ 1,5 %
+ 12,3 %
SPÉCIALISTES
+ 5,3 %
+ 10,8 %
GÉNÉRALISTES
+ 3,7 %
+ 8,9 %

Ces chiffres soulignent que l’augmentation des prises en charge psychiatriques aurait diminué depuis quelques mois et qu’elle est nettement inférieure à celle de l’augmentation d’activité de l’ensemble des spécialistes. Cette conclusion est très étonnante car elle ne correspond pas à la réalité du terrain où l’on observe depuis plusieurs mois une forte augmentation de la demande de soins et de nouvelles consultations en psychiatrie.

Dans ce contexte, on peut se demander si cela ne correspondrait pas déjà aux premiers effets de la diminution démographique des psychiatres, qui se ferait sentir plus tôt que prévue, la relève des " anciens " qui prennent leur retraite n’étant plus assurée par de nouvelles installations en nombre égal. Comme nous le rappelons régulièrement, ceci ne manquera pas de poser à court terme un lourd problème de santé mentale et donc de santé publique.

Par contre, le poste des prescriptions des psychiatres et neuropsychiatres demeure plus élevé que celui des autres spécialistes (cf. ci-dessous).

6. MEDICAMENTS : FORTE HAUSSE DES DÉPENSES POUR JANVIER/FÉVRIER

Avec une augmentation d’1 % en janvier par rapport à 1999 puis à nouveau en février, le gouvernement s’inquiète d’une hausse annuelle qui pourrait être à deux chiffres. Mais cela pose plusieurs questions :

À quoi est due cette hausse ? à un relâchement des médecins qui ne sont plus soumis à la pression des reversements ? à l’épidémie de grippe de la fin de l’année (mais qui touche peu les spécialistes !) ? à un autre facteur ? mais lequel ?

Certains évoquent le renchérissement de nom-breux médicaments, fréquent dans notre spécialité.

La croissance des dé-penses de médicaments enregistrée par l’assurance maladie ne correspond pas à l’évolution des ventes et de leurs chiffres d’affaire, affirment les représentants de l’industrie pharmaceutique ! Alors ? ? ?...

Une autre hypothèse est évoquée : la possibilité du report de certaines dépenses, prescrites en novembre et décembre, sur le premier mois de l’année suivante, soit de façon volontaire de la part de l’assurance maladie afin de ne pas alourdir les résultats de 1999, soit en raison du retard pris pour le traitement des feuilles de soin. Le feuilleton des manipulations statistiques est donc à suivre...

7. DÉPÉNALISATION DES DÉLITS NON INTENTIONNELS ET RESPONSABILITÉ DES MÉDECINS

Une proposition de loi (adoptée en première lecture par le Sénat et l’Assemblée) propose qu’un maire, un médecin ou un citoyen ordinaire ne puissent être tenus pour pénalement responsables d’un accident qu’ils n’ont pas délibérément provoqué, mais seulement de ce qu’ils ne pouvaient ignorer comme conséquences prévisibles.

Ceci modifierait la législation actuelle particulièrement pénalisante pour les médecins, notamment dans le cas d’accidents thérapeutiques imputables aux seules conséquences d’effets secondaires d’un médicament ou d’une technique où, l’indemnisation de la victime étant sous-tendue à la notion de faute du praticien, celle-ci est recherchée à tout prix par les plaignants.

Mais ce projet sur les délits non intentionnels ne fait pas l’unanimité et doit passer en deuxième lecture. À suivre....

8. " PANIER DE BIENS " et " PANIER DE SOINS "

CNAM, Haut Comité de Santé Publique, députés, économistes de la santé, inspecteurs des affaires sociales, assurances, mutuelles et certains syndicats horizontaux, relancent régulièrement la discussion sur la différenciation nécessaire, aux yeux de beaucoup d’entre eux, entre le coût de la santé globale (le "panier de biens" de santé) et ce qui doit être pris en charge dans le cadre de la solidarité nationale, donc par l’assurance maladie obligatoire (le "panier de soins", regroupant tous les actes "essentiels") et par les assureurs et mutuelles complémentaires. Il s’agit d’un débat récurrent entre ressources de l’assurance maladie et augmentation du coût des soins, intégration des nouvelles thérapeutiques, soins "essentiels" et accessoires, méthodologie de définition de ces deux critères, choix de critères comptables ou scientifiques, limites de validité des critères scientifiques pour certaines pratiques médicales (la psychiatrie ?), solidarité et assurances complémentaires, médecine à deux vitesses.

Il s’agit d’un débat médical, de santé publique, de choix de société, éminemment politique.

Pierre STAËL
Secrétaire Général
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Télétransmission

 

Voici ci-dessous la réponse du 26 avril de J-M. Spaeth, Président de la CNAMTS, à notre courrier du 13 janvier (cf. N°92, p. 14). Comme vous le constaterez, cette réponse fait largement abstraction des principaux arguments avancés par le SPF pour expliquer sa consigne de retarder le plus possible la mise en place effective de la télétransmission.

En effet, aucune réponse n’est apportée quant à notre remarque sur le non-partage des informations, mais il y a par contre :

Quant à nos confrères plus âgés ou proches de la retraite, vous constaterez qu’aucune dérogation n’est acceptée pour eux.

P. S.
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Le 26 avril 2000

Monsieur le Président, Monsieur le Secrétaire Général,

Vous m’avez informé de la consigne que vous avez donnée à l’ensemble de vos adhérents, consigne visant à retarder le plus possible la mise en œuvre de la télétransmission.

Vous prenez là une responsabilité d’autant plus lourde que les raisons invoquées ne sont aucunement de nature à justifier un report du démarrage des télétransmissions SESAM-Vitale par les psychiatres.

Tout d’abord, au même titre que l’ensemble des médecins libéraux, vos adhérents ont pu bénéficier des mesures d’accompagnement accordées par le FORMMEL et les caisses d’assurance maladie. 9.000 F ont ainsi été proposés à l’ensemble des médecins libéraux afin d’accompagner l’informatisation des cabinets médicaux, informatisation préalable à la télétransmission des feuilles des soin électroniques vers les organismes d’assurance maladie. Plus de la moitié d’entre eux ont bénéficié de cette aide financière. À cette première aide à l’équipement vient s’ajouter une aide à la télétransmission des feuilles de soin électroniques allouée pour chaque feuille de soin télétransmise. Le montant de cette aide de 40 centimes a d’ailleurs été porté à 1 F en 1999, afin de favoriser le montée en charge du système. Cette compensation financière indemnise les coûts de la télétransmission pour le médecin.

Ensuite, vous qualifiez la montée en charge du système de laborieuse, alors qu’actuellement plus de 20 % des médecins réalisent des télétransmissions et que plus de 200.000 feuilles de soin sont télétransmises chaque jour.

La fiabilité technique du système est assurée : plus de 80 logiciels utilisables par les médecins sont agréés par le Centre National de Dépôt et d’Agrément.

Je ne peux souscrire à votre proposition d’exonérer les médecins en fin de carrière de leur obligation de télétransmission puisqu’il n’existe aucune dérogation de cette nature dans les textes encadrant la télétransmission et que des matériels qui permettent de télétransmettre des FSE sans utiliser de matériel informatique (qui ne nécessitent pas de ce fait une formation spécifique) sont disponibles sur le marché.

Je souhaite aussi apporter certaines précisions en réponse à votre récent communiqué du 5 avril dans lequel vous rejetez la télétransmission des feuilles de soin au motif que la sécurisation des réseaux informatiques serait insuffisante et que la télétransmission remettrait en cause l’implication des malades dans les soins.

Je ne vois pas en quoi la réalisation des feuilles de soin électroniques (création qui ne prend que quelques secondes au professionnel) et leur transmission aux organismes d’assurance maladie (service rendu au patient) serait de quelque façon que ce soit à l’origine d’une modification de l’implication du patient dans ses soins et j’avoue ne pas comprendre cet argument.

Je suis conscient que la profession que vous exercez vous amène à être particulièrement vigilants quant à la sécurité attachée à la transmission électronique des feuilles de soin. C’est dans cet esprit et afin de garantir le maximum de sécurité dans ce domaine qu’une concession de service public a été attribuée à Cegetel pour construire et gérer le Réseau Santé Social. Ce réseau sécurisé repose sur l’utilisation de la Carte de professionnel de santé (CPS) qui permet l’authentification des utilisateurs du réseau et la traçabilité des flux, ce qui permet de repérer immanquablement les auteurs des tentatives de piratage. Les garanties ainsi apportées sont de nature, je le pense, à vous rassurer sur le niveau de sécurité fourni lors de la télétransmission des feuilles de soin électroniques.

Quant à l’argument selon lequel " la télétransmission attaque l’identité du patient et contribue à déshumaniser notre système de soins ", il faut toujours rappeler qu’en médecine ou dans tout autre domaine l’informatique et la messagerie ne sont que des outils au service des personnes et du développement de la connaissance humaine.

Je vous prie de croire...

Jean-Marie SPAETH
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CASP
(Comité d'Action Syndical de la Psychiatrie)

 

1. Praticiens Hospitaliers à Temps Partiel

    Voici ci-dessous copie d’une demande du CASP adressée à Madame Martine Aubry, le 9 mai 2000.

    Madame la Ministre,

    Les Praticiens Hospitaliers à Temps Partiel exerçant en psychiatrie se sont réunis en Assemblée Générale à l’hôpital Sainte-Anne, le mardi 25 avril. Ils se sont mobilisés pour manifester leur profond mécontentement face à l’absence de réponses satisfaisantes des pouvoirs publics à leurs revendications déjà très anciennes, revendications qui sont soutenues par la quasi-totalité des organisations syndicales représentatives des psychiatres à Temps Partiel.

    Les P.H. à Temps Partiel, notamment dans certaines régions, représentent un nombre de plus en plus important de praticiens, pour faire fonctionner les services. Ils exercent des responsabilités équivalentes aux Temps Plein, assument leurs obligations mais, paradoxalement, voient au fil des années leurs conditions d’exercice s’aggraver, sans aucune reconnaissance du rôle et des fonctions qu’ils occupent :

Sur l’ensemble de ces revendications, l’Union Syndicale de la Psychiatrie, le Syndicat des Psychiatres des Hôpitaux, le Syndicat des Psychiatres Français et le Comité d’Action Syndical de la Psychiatrie soutiennent les P.H. à Temps Partiel.

Une prochaine assemblée générale est prévue fin mai. Aussi, ces organisations syndicales sollicitent-elles un rendez-vous avec vous dans les délais les plus rapides.

Dans l’attente, nous vous prions...

    Le CASP

     

2. PAC

Voici ci-dessous le texte de la vive revendication du CASP (18.05.00) à propos de l’arrêté du 23.03.00 concernant les PAC.

Le Comité d’Action Syndical de la Psychiatrie qui regroupe la grande majorité des psychiatres de tous exercices exige l’abrogation de l’arrêté du 23.03.00 qui interdit à des collègues ayant obtenu leur spécialité hors de France, de se présenter au concours de Praticien Adjoint Contractuel dans cette spécialité. Cet arrêté contredit les textes précédents et notamment la loi du 22.07.99.

Si l’abrogation n’est pas immédiate, il faut d’urgence soit repousser la clôture des inscriptions, soit que vous interveniez auprès des DRASS pour que les dossiers soient acceptés sans l’exigence d’un diplôme de spécialité français.

Cet arrêté étant contradictoire avec la politique que vous avez toujours clairement énoncée, nous sommespersuadés que vous interviendrez rapidement pour rétablir l’équité vis-à-vis de nos collègues étrangers.

Le CASP
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Annuaire An 2000

Bon de commande

ERRATUM

Nous nous excusons auprès de trois de nos confrères pour qui une erreur s’était glissée dans l’édition An 2000 :

La Rédaction
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Les psychothérapies et la loi
(suite)

 

Dans la suite du Colloque du 23 mars à l’Assemblée nationale sur Les psychothérapies et la loi, beaucoup d’institutions ont continué à cadrer le sujet :

D’autres encore suivront...

Ch. VASSEUR
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Quelques remarques sur la formation à la psychothérapie

Si l’on souhaite que le débat en cours concernant la protection par la loi de l’appellation de "psychothérapie" et de traitement psychothérapeutique prenne tout son sens, il paraît indis-pensable qu’il soit assorti d’une réflexion complémentaire sur le problème de la formation à la psychothérapie et aux traitements spécialisés de psychothérapies.

Je m’accorde tout d’abord avec le point de vue soulignant qu’il y a une espèce de "fond psychothérapeutique" transmis à l’heure actuelle par les formations académiques à la psychiatrie et à la psychologie clinique, ce que j’appellerais une formation "généraliste de base" à la psychothérapie. Mais il me semble nécessaire d’ajouter : du moins quand les universitaires et enseignants sont eux-mêmes des praticiens qui ont le souci de transmettre, à côté des savoirs et des modèles théoriques d’intelligibilité de la psyché, un certain savoir-faire et un souci du savoir-être, pour reprendre une vieille distinction qui garde néanmoins encore une partie de sa validité. En effet le problème de la transmission de ces savoir-faire et de ces savoir-être est sans doute plus que jamais la pierre angulaire d’une formation véritable des cliniciens de la psyché. Ces savoirs-là ne se transmettent que fort mal dans et par des conférences ou autres modes de transmission ex cathedra ; ils requièrent de le part des formateurs -qui ne sauraient plus, dés lors, être de "simples professeurs" ou de simples "enseignants-chercheurs"- une implication personnelle qui précisément les engage, eux aussi, dans leur savoir-faire et leur savoir-être.

II faut aussi avouer que l’accent, légitime au demeurant, mis de plus en plus sur la "recherche" et la "recherche scientifique" ne privilégie pas particulièrement ces dimensions dans le recrutement des enseignants-formateurs (on peut être un excellent chercheur à l’aune des critères universitaires et un piètre formateur pour l’acquisition des qualités requises pour la clinique et la psychothérapie). À ceci s’ajoute le fait que les recherches "cliniques" sur et autour des pratiques thérapeutiques ne sont guères favorisées par le système universitaire actuel, qu’elles ont mêmes souvent de la peine à se faire reconnaître comme des recherches authentiques, ce qui contribue à creuser un certain hiatus entre les formations et les terrains.

Ceci m’amène à une première remarque. Si l’on souhaite que les formations académiques continuent de transmettre et d’initier cette formation "généraliste" à la psychothérapie, et ainsi continuer de justifier que leur soient réservées les appellations de psychothérapie, il me paraît indispensable que le formidable travail de recherche pratique effectué sur les terrains puisse trouver, au sein des formations cliniques universitaires, les relais indispensables à leur transformation en savoirs constitués et largement transmissibles. II me paraît donc nécessaire que les enseignements et recherches universitaires intègrent plus largement dans leurs programmes de formation, une réflexion critique sur les pratiques de terrains et les dispositifs concrets de soins psychothérapiques, et que les recherches en ce domaine ne soient pas seulement abandonnées aux initiatives des sociétés privées de psychothérapies ou aux organisations professionnelles. L’expérience montre que là où les enseignements-formateurs ont conservé ce souci, les psychiatres et psychologues sont mieux formés à ce qui les attend sur les terrains cliniques et développent ensuite une aptitude à continuer d’acquérir et à faire progresser leurs qualités praticiennes et relationnelles, avec le souci de rigueur qui s’impose dès qu’il s’agit de soins.

Une seconde remarque concernant la formation "généraliste" à la relation d’aide psychothérapeutique a trait à la question des stages et expériences de terrain de soins.

Rien ne saurait remplacer dans la formation la rencontre pratique avec les terrains de la psychopathologie, hôpitaux et secteurs bien sûr, mais aussi l’ensemble des lieux où se dispensent des soins psychiques. Au contact des praticiens expérimentés de ces divers lieux de soins et d’accompagnement, se transmettent une expérience et un savoir-faire qu’aucune formation académique ne saurait remplacer. Mais mon expérience de plus d’une vingtaine d’années d’enseignement et de formation m’a convaincu que cela ne saurait suffire. Les praticiens expérimentés n’ont pas toujours le temps et le goût de mener l’élaboration des différents aspects de la pratique auxquels les apprentis-cliniciens (internes et psychologues) sont de fait confrontés, des problèmes spécifiques se posent pour ceux-ci en particulier dans l’articulation avec leur formation académique. Le clivage entre la formation "théorique" et la formation sur le terrain est ainsi souvent de mise, laissant pendante et hors élaboration véritable une partie des processus d’idéalisation qui infiltrent la relation de soin ou, pire, retournent ceux-ci en leur inverse en amenant à des renoncements aux soins psychiques effectifs, là où ils n’ont pas encore livré toute leur pertinence potentielle. L’expérience, là encore, montre la nécessité que des moments soient consacrés au sein des formations universitaires à l’élaboration groupale des difficultés et problèmes cliniques rencontrés sur les terrains, et ceci même si, sur le terrain pratique lui-même, de tels moments d’élaboration sont prévus. L’élaboration à l’aide de tiers, extérieurs à l’institution de soin elle-même, en présence de pairs logés à la même enseigne et eux aussi confrontés à la tâche d’élaborer leur propre expérience praticienne, quelles que soient la référence ou la nature de celle-ci, s’avère toujours riche de moments d’intégration des modèles théoriques et de leurs limites. C’est même là, dans ce temps de reprise de l’expérience praticienne, que la formation livre sa quintessence. L’écart théorico-pratique qui fonde le champ clinique s’y rencontre dans une position incontournable.

Voici donc trois repères concernant la formation "généraliste" des cliniciens de la relation d’aide psychothérapeutique, les terrains concrets de la psychopathologie, l’élaboration groupale des expériences praticiennes sur ces terrains, la recherche et l’exploration des pratiques de soins qu’ils ont générées, et qui s’ajoutent bien sûr à la formation complète à la psychopathologie que tout ceci impose.

(À suivre...)

René ROUSSILLON
Lyon
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De très sinistres stages

 

L’actualité nous impose hélas de revenir régulièrement sur les violations des droits de la personne humaine, et en particulier sur la peine de mort aux Etats-Unis, le Texas de George Bush Junior y détenant un peu enviable record en ce domaine, alors même que le gouverneur de l’Illinois Ryan vient de décréter un moratoire sur les exécutions.

Nous apprenons, par le site d’Amnistia News* (qui n’a rien à voir avec Amnesty International) qu’il existe au Texas des stages de perfectionnement pour "bourreaux d’État". Les stagiaires viennent de toute l’Amérique à Huntsville, où la maîtrise de l’injection létale serait parfaite. Nous ne pouvons que livrer sans aucun commentaire ce propos attribué à George Scott, bourreau du Nouveau Mexique :

"J’ai été frappé par la touche personnelle qui accompagne le travail chez nos confrères de Huntsville ; à chaque fois on pourrait croire que c’est leur première mise à mort, ce sont des personnes pleines d’humanité et de compassion".

*www.amistia.net

J-Y. F.
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Penser la psychose,
avec F. Pasche

 

Une première à Saint-Etienne ! Samedi 20 mai, au cœur du village médiéval de Saint-Victor- sur-Loire, s’est tenue la première journée co-organisée par l’Association des Psychiatres Libéraux Stéphanois (APLS) et l’Association Française de Psychiatrie. Dans une ambiance particulièrement chaleureuse, nous avons accueilli quatre vingt trois participants, représentant de manière hétérogène les professionnels de la santé mentale : psychiatres, infirmiers psychiatriques, internes en psychiatrie, psychologues, psychanalystes.

Nous avons travaillé autour des travaux de Francis Pasche, en insistant tout particulièrement sur les concepts de Bouclier de Persée et d’antinarcissisme ; avec l’objectif de mieux comprendre et de mieux aider nos patients psychotiques.

Nous avons démarré la journée avec la projection d’un extrait de l’interview de Francis Pasche par Jacqueline Schaeffer, film réalisé par Marianne Persine. C’est avec grande émotion que nous avons retrouvé un Francis Pasche vivant dont nous avons pu apprécier l’accessibilité des propos permettant de créer rapidement le lien entre la théorie et la clinique. Nous sommes reconnaissants aux archives Freud de la Société Psychanalytique de Paris de nous avoir prêté ce film. Nous remercions infiniment Maria Pasche, qui nous a fait l’honneur et l’amitié d’être parmi nous.

Avec un brio et un dynamisme tout à fait exceptionnels, Marie-Lise Roux, psychanalyste de la SPP, a développé ses idées, son savoir-faire et sa profonde compréhension des patients psychotiques, illustrant sa conférence de situations cliniques issues de sa propre pratique et s’appuyant largement sur la pensée de Francis Pasche. Le public a particulièrement apprécié de pouvoir comprendre et saisir sur le vif des propos d’un aussi haut niveau scientifique. Nous sommes heureux de la réussite de ce beau travail de transmission.

La discussion, richement menée et modérée par Christine Lamothe et Christian Vasseur, n’a pas manqué de soulever les questions médico-économiques en insistant sur la nécessité de travailler dans le temps et en équipe dans les soins des patients psychotiques. Cette question du temps nous a rappelé que la Psyché est en continuelle évolution dynamique. Marie-Lise Roux a su nous offrir l’outil du Bouclier de Persée qui sera maintenant indispensable à notre abord de ces patients. Le psychotique, lui, ne dispose pas du Bouclier de Persée, il reste pris dans le regard pétrifiant de Méduse et, s’il se détourne de la réalité, ce n’est que parce qu’elle est trop menaçante pour lui. L’idée de Bouclier de Persée est en effet inséparable de celle de pare-excitation et trouve toute son efficace dans la dynamique et l’économie pulsionnelle. Marie-Lise Roux aime ses patients psychotiques. Elle l’a dit et cela s’est senti. C’est avec émotion que la salle a suivi l’évolution de Béatrice, autrefois schizophrène paranoïde, aujourd’hui artiste peintre.

L’après-midi nous a ravis par la pertinence et l’enthousiasme de la clinique de terrain. Le public s’y est tout à fait retrouvé, comme en ont témoigné la richesse et la spontanéité des échanges dans la salle. Le remarquable travail de contre-transfert de Céline d’Hondt fut un exemple d’implication et de technique qui a permis de restituer à son patient une histoire.

Les infirmiers psychiatriques ont su nous rendre leur pratique et la façon dont ils traitent en urgence les difficultés, parfois les apories, auxquelles les confrontent ces patients. Là encore, leur écoute de leurs propres mouvements internes a été au premier plan. Nous sommes heureux qu’ils aient su prendre toute leur place dans cette manifestation. Nous souhaitons maintenir leur originale participation à de prochains colloques. Enfin, Catherine Deléage et Michel Marcon ont réussi à nous faire éprouver l’étrangeté dans laquelle nous précipitent ces patients qui tentent sans cesse de pulvériser ou de retourner contre le thérapeute le Bouclier de Persée.

Bref, cette journée a été passionnante, nous souhaitons ardemment renouveler l’expérience.

Nous remercions les laboratoires Ardix, Janssen, Lilly et Lundbeck, ainsi que l’Association des Amis de Saint-Victor qui a gracieusement mis son site à notre disposition. La qualité de sa restauration a ajouté la touche gastronomique au plaisir de cette rencontre.

Christophe AIMO
APLS
Saint-Etienne
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ASSOCIATION FRANÇAISE DE PSYCHIATRIE

19ème Journées Scientifiques Nationales
Vendredi 19 et Samedi 20 Janvier 2001, à PARIS
RESPONSABLE MAIS PAS COUPABLE :

NOUVELLES LOIS,
NOUVELLES RESPONSABILITES,
NOUVELLES CONTRAINTES

Renseignements : 147 rue St Martin- 75003 Paris
Tél : 01 42 71 41 11 - Fax : 01 42 71 36 60 - e.mail : psy-spfafp@wanadoo.fr

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ASSOCIATION FRANÇAISE DE PSYCHIATRIE
N° d’agrément FMC : 11 75 250 40 75

Organise
les Samedi 7 octobre et Dimanche 8 Octobre 2000,
Salle Wesford (ancienne Chambre de Commerce),
avenue F. Viallet, à GRENOBLE
un Colloque sur
" Psychiatrie et modernité "

Pré-argument

La clinique évolue, les patients ne se présentent plus tout à fait à nos consultations pour les mêmes symptômes, et il nous arrive de ne plus trouver dans les descriptions classiques des repères pour orienter notre travail. Certaines pathologies deviennent plus fréquentes, telles la boulimie ou les conduites addictives. Nous rencontrons un certain nombre de sujets dans l’errance, et la solitude devient un problème de société. Du côté des enfants, la presse autant que les plaintes des parents nous renseignent sur l’ampleur de certains problèmes : difficultés ou refus d’apprendre, désintérêt, instabilité psychomotrice, violence devenant intolérable en milieu scolaire, etc. Cette évolution des symptômes soulève des questions concernant les interactions entre difficultés psychiques et société.

Ne sommes-nous pas, par notre écoute quotidienne des difficultés de chacun, à une place intéressante pour essayer, non de porter remède, mais de réfléchir sur notre modernité et la place qu’elle ménage à la subjectivité ? Pourrions-nous arriver à dégager certains points nodaux dont l’absence ou la rupture risquerait d’entraîner une psychose sociale, comme cela se passe en clinique ?

D’autre part, nous sommes sollicités par la société pour intervenir dans certaines circonstances, au titre d’une "obligation de soins". Quelles sont nos possibilités d’action dans ce cadre ?

Nous sommes nous-mêmes engagés dans le lien social, à titre privé bien entendu, mais aussi en tant que médecins. Quel tournant les réformes en cours du système de santé font-elles prendre à notre pratique et, au-delà d’elle, à la nature du lien social qui en découle ? En effet, l’exigence de transparence qui laisse supposer que tout se tiendrait dans le visible, vient en lieu et place de la perte de confiance dans la parole. En tant que psychiatres qui travaillons sur les aléas de la subjectivité et les souffrances qui y sont attachées, à travers une relation de parole, nous avons peut-être quelque chose à dire sur le type de lien social engendré par ces idéaux d’un zéro défaut.

Nous voudrions envisager ce colloque comme un temps de suspension de la question " Qu’est-ce qu’on fait ? ", carte forcée du discours socio-politique, pour nous demander : " Mais qu’est-ce qui se passe ? ".

Intervenants : Thierry BOUGEROL, Marc CAUMEL de SAUVEJUNTE, Sydney COHEN, Marcel CZERMAK, Marie-Philippe DELOCHE, Christine GINTZ, Simon-Daniel KIPMAN, Jean-Jacques KRESS, Jean-Pierre LEBRUN, Gilbert LETUFFE, Christian VASSEUR, Thierry VINCENT.

Renseignements : AFP - 147 rue St Martin - 75003 Paris
Tél : 01 42 71 41 11 - Fax : 01 42 71 36 60 - e.mail : psy-spfafp@wanadoo.fr

 

Le Samedi 7 Octobre, à 20 H :
Soirée Jazz Bossanova
animée par des collègues musiciens
Prix 160 F (entrée + repas)

Le Dimanche 8 Octobre, à 14 H 30 :
Visite guidée du Musée d’Art Moderne de Grenoble
Prix 50 F

 

Responsable scientifique : Monique VANIN (Grenoble)
Responsable à l’organisation : Christian HEINRICH (Grenoble)

.BULLETIN D'INSCRIPTION

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Au cours du CONGRÈS INTERNATIONAL DU JUBILÉ

du 26 au 30 JUIN 2000, au Palais des Congrès
2 place de la Porte Maillot, 75017 PARIS

l’ASSOCIATION FRANÇAISE DE PSYCHIATRIE propose,

1. sur le thème des CLASSIFICATIONS
Ouverture
 : C. Vasseur, Secrétaire Général AFP
Présentation : J-M. Havet, Seccrétaire Scientifique

 

SIX Symposia : MERCREDI 28 ET JEUDI 29 JUIN :

 

MERCREDI 28

de 14 H 30 à 15 H 50 :
1. Science et conscience, Présidents : S-D. Kipman, J. Mezzich ;
Coordonnateur : C. Vasseur ; Intervenants : J. Garrabé, M. Czermak, B. Durand.

de 15 H 50 à 17 H 10 :
2.
Catégories et dimensions : pertinence et non-pertinence, Président : C. Berganza, A. Ksensee ;Coordonnateur : J-P. Thevenot ; Intervenants : J-D. Guelfi, L. Waintraub.

de 17 H 10 à 18 H 30 :
3.
Evolution des classifications en psychiatrie générale, Présidents : J-M. Havet, A. Okasha ; Coordonnateur : J-Y. Cozic ; Intervenants : F. Chapireau, A. Amar, O. Gosselin.

à 18 H 30 : Champagne de bienvenue

JEUDI 29

de 8 H à 9 H 45 :
4.
Evolution des classifications en psychiatrie de l’enfant, Président : R. Misès ; Coordonnateur : A. Plantade ; Intervenants : E. Belfort, B. Golse, C. Portelli.

de 10 H à 12 H :
5.
Convergence et divergence autour de deux grands cadres nosographiques, Président : P. Ferrari ; Coordonnateur : C. Bursztejn ; Intervenants : J. Buitelaar, J. Hochmann, S. Tordjman.

de 14 H 30 à 16 H 30 :
6.
Dimensions culturelles : Unité et diversité, Présidents : G. Schmit, S. Villasenor ; Coordonnateur : M. Botbol ; Intervenants : J-A. Barriguete, C. Berganza, R. Cousin, R. Rechtman.

TROIS ateliers :

JEUDI 29

de 12 H 15 à 14 H 15 :
1.
Les classifications entre interrogatoire et écoute,
entre symptôme et structure, Président : B. Jolivet ; Intervenant : M. Demangeat ; Discutant : J-P. Rumen.

2.Fantasmes originaires, psychosomatique…, et théories sexuelles classifiantes, Président : C. Vasseur ; Intervenant : F. Duparc ; Discutant : C. Smadja.

de 14 H 30 à 16 H 30 :
3.
Pathologies-limites de l’enfant, Président : S-D. Kipman ; Intervenant : R. Misès ; Discutant : M. Botbol.

 

TABLE RONDE :

JEUDI 29,

de 16 H 45 à 18 H 30
Président : A. Ksensee
Intervenants : M. Demangeat, F. Duparc, R. Misès.

Clôture : S-D. Kipman, Président AFP.

à 18 H 30 : Champagne

 

2. en collaboration avec La Société Internationale de Psychiatrie de l'Adolescent
sur le thème des CONDUITES À RISQUE À L’ADOLESCENCE

Présidents : Alain Braconnier (Paris), Simon-Daniel Kipman (Paris)
Coordonnateur : Michel Botbol (Paris)
Intervenants : Daniel Bailly (Lille), Philippe Jeammet (Paris), Per-Anders Rydelius (Stockholm), Enrico de Vito (Milan).

Renseignements AFP :
147 rue St Martin, 75003 Paris
Tél : 01 42 71 41 11 — Fax : 01 42 71 36 60
E-mail : psy-spfafp@wanadoo.fr

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Psychiatrie en Europe

 

Comité de Liaison pour les Échanges Franco-Roumains en Psychiatrie :
Dix ans déjà !

Après l’appel lancé en janvier 1990 dans Psychiatrie Française, un groupe de psychiatres et de soignants en santé mentale s’est constitué pour tenter de répondre aux demandes de nos confrères roumains. Depuis, ce groupe s’est constitué en Association 1901 sous la dénomination "Comité de Liaison pour les Echanges Franco-Roumains en Psychiatrie" (CLEFRP), présidée par B. Voizot ; il reçoit le soutien de nombreuses organisations dont la Société Française de Psychiatrie de l’Enfant et de l’Adolescent, et l’Association Française de Psychiatrie.

Ce groupe a pour fonction d’assurer des liens entre Roumains et Français. Un réseau s’est ainsi constitué ; l’organi-sation de nombreux stages a permis d’accueillir des soignants en santé mentale roumains ; une douzaine de praticiens français ont accompli des stages et des séminaires de formation psychiatrique ou psychologique en Roumanie.

Toutes ces activités ont été possibles, il convient de le rappeler ici, grâce à divers soutiens, tels le Ministère des Affaires Etrangères et l’Institut Th. Roussel de Montesson. Rien n’aurait pu se faire non plus sans l’investissement de nos partenaires roumains, aussi bien les membres de la Ligue Roumaine de Santé Mentale (LRSM) que les Ministères.

Grâce à la continuité et au sincère esprit d’échange et de partenariat dont notre groupe a su faire preuve, la coopération des équipes hospitalières et des enseignants universitaires français a permis de réaliser des formations malgré des moyens réduits. Du côté roumain, les services hospitaliers et les structures associées ont pu amorcer un changement des pratiques soignantes et susciter des initiatives innovantes. Cependant, le manque de continuité dans l’attribution des moyens financiers nous oblige à consacrer beaucoup d’énergie à des démarches administratives, confirmant qu’un plan d’ensemble de la coopération de l’Union européenne avec les pays de l’Est reste à construire.

La LRSM est devenue pour nous un partenaire essentiel. Il s’agit d’une organisation non gouvernementale fondée en 1990 à Bucarest par un groupe de psychiatres et de psychologues.

Présidée par le Docteur Bogdana Tudorache, elle encourage une approche pluridisciplinaire de la santé mentale en réalisant des débats, des actions auprès des soignants, des patients et des familles, qui développe la communication.

La synergie existant entre la LRSM et le CLEFRP a permis de présenter conjointement un projet francoroumain. Il s’agit de la mise en place de deux structures de soins "pilotes", du type CATTP (une pour les enfants, une autre pour les adultes) afin de transmettre l’expérience acquise dans le cadre du système de sectorisation psychiatrique français.

Après l’accord conclu entre les Ministères français et roumains, la réalisation de ce projet a été confiée à la LRSM (en tant qu’ONG promotrice) et au CHS Alexandru Obregia de Bucarest et le CLEFRP comme partenaire français.

Pour l’avenir, nous pouvons espérer, à la suite de la table ronde organisée en juin 1999 à Bucarest sous l’égide de l’OMS avec les concours des représentants des Ministères de la Santé Français et Roumain, qu’une orientation dynamique sera donnée à la politique de santé mentale roumaine. Il apparaît clairement que la LRSM pourra permettre une évolution déterminante en Roumanie où, si l’activité scientifique est intense, les possibilités de réalisation et de changement sont limitées par la situation économique du pays et certaines pesanteurs.

Le partenariat est absolument capital et demeure notre axe de travail prioritaire. Sur le plan universitaire par exemple, les échanges entre Paris VII et l’Université libre privée "Titu Maiorescu" permettent à de jeunes psychologues de mener à Paris un DEA d’orientation psychanalytique.

Il faut encore trouver des moyens matériels, notamment financiers, pour progresser de manière durable. Les Associations doivent pouvoir se regrouper comme cela se fait à l’intérieur du Comité PECO pour les pays de l’Europe Centrale, et il est indispensable que les organismes européens et les structures nationales donnent des garanties aux équipes qui mènent des actions de coopération et d’échange. Les sciences humaines et la santé mentale sont, pour beaucoup, des " parents pauvres ", et il nous appartient de faire jouer les synergies possibles pour développer les échanges en psychiatrie. Ceci concerne aussi l’évolution des sociétés car la manière dont une société traite ceux de ses concitoyens qui vont mal, ceux qui souffrent au plan psychique, traduit sa capacité à donner un cadre de vie à chacun de ses sujets.

Ajoutons qu’il est essentiel de favoriser par nos témoignages la mise en valeur de la richesse de la vie intellectuelle et sociale de la Roumanie afin que ce pays ne soit pas identifié que par des aspects " médiatiquement accrocheurs ", telles la situation des orphelinats, la pollution du Danube ou la mendicité de certains tziganes...

Bernard VOIZOT
Jean-Yves COZIC
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Ligue roumaine pour la santé mentale

Il est très difficile d’évaluer si, en Roumanie, il y a eu un réel changement qui permettrait d’évoquer un avant et un après 1989. Le changement est indéniable mais probablement dans la continuité. La modification la plus radicale réside dans le processus de démocratisation générale du pays qui a permis l’expression d’opinons diverses, des discussions sur la qualité de l’assistance psychiatrique ou sur le manque de moyens, etc. Auparavant, les médias ne parlaient pas de la psychiatrie parce que les maladies mentales étaient bannies du paradis communiste ; maintenant, au contraire, celles-ci occupent les premières pages mais seulement pour ce qu’elles ont de sordide ou de spectaculaire.

Sensible à cet état de fait, la Ligue Roumaine pour la Santé Mentale (LRSM) a décidé de mettre en place des alternatives à l’hospitalisation, démarche qui n’a été rendue possible que grâce à des français, qu’on peut maintenant appeler DES AMIS FRANÇAIS, réunis dans le Comité de Liaison pour les Echanges Franco-Roumains en Psychiatrie (CLEFRP). Ce "rêve" est devenu réalité en 1998, la LRSM et le CLEFRP ayant alors élaboré le projet de deux centres-pilote en santé mentale à Bucarest (un pour les enfants, l’autre pour les adultes), approuvé par les gouvernements roumain et français.

Le CLEFRP a mis au point le programme, a fait le choix des experts français et a obtenu du Ministère français des Affaires Etrangères le financement de la formation de deux équipes roumaines. Cette formation complexe (les équipes étant constituées de médecins psychiatres, de psychologues, d’infirmières, d’assistantes sociales, de kinésithérapeutes, d’orthophonistes, d’éducatrices) s’est déroulée à Paris au cours de deux stages d’un mois (novembre 1998 et mars 2000), dans des structures extra-hospitalières. Le premier stage avait pour but de recueillir le plus d’informations possible sur les structures "extra", et nos collègues du CLEFRP ont pensé cette première étape comme une suite de "visites" dans des unités parisiennes spécifiques. Le deuxième stage avait pour but d’approfondir cette nouvelle prise en charge : chaque équipe s’est "partagée" selon les projets professionnels de chacun, en passant deux semaines auprès de collègues français et de leurs patients.

Ente les deux étapes, c’est-à-dire en 1999, les équipes roumaines ont reçu deux fois la visite professionnelle du Docteur Voizot à Bucarest, une fois seul, une autre accompagné par Madame Antourville-Harari (Direction Générale de la Santé, Relations Internationales) qui, très intéressée par le projet, l’a soutenu de manière très ferme.

Pour l’équipe de pédopsychiatrie, les stages de formation auprès des équipes du Docteur Contejean, du Docteur Thevenot ou du Docteur Foliot ont constitué de vrais échanges professionnels : des discussions cliniques sur des cas d’enfants en difficulté scolaire, des approches psycho-pédagogiques afin de réduire les risques d’exclusion, du travail de groupe avec les enfants, des réunions d’équipe, une formation au travail de liaison avec les écoles. Pas seulement observateurs, les stagiaires roumains ont eu aussi l’occasion d’une participation active à l’intérieur et à l’extérieur des centres (ateliers scolaires, jeux, peinture, ateliers, sports, sorties culturelles). Bien sûr, l’approche la plus intéressante a été celle de la politique de secteur : l’accessibilité et la mise à disposition d’une gamme de services, le travail de liaison et de partenariat dans la communauté afin que chaque secteur puisse développer la prévention.

L’équipe "adultes" a fait des rencontres enrichissantes : dans le service du Docteur Gellman, Monsieur Foubert qui avait déjà visité la Roumanie, Madame Alfonso qui dirige avec énergie et beaucoup de charme le CATTP, Madame Marec et Madame Plet qui ont présenté et défini le contenu des soins infirmiers au Centre de Crise Valmy, le Docteur Cabie dont le professionnalisme et la chaleur en imposent à tous ; dans le service du Docteur Artarit, nous avons appris comment on peut compenser le manque d’espace et de moyens matériels par le professionnalisme, l’enthousiasme et le dévouement. C’est là, auprès du Docteur Archambault, de Monsieur Foucher et de leurs collègues, que nous avons compris l’énorme importance du travail en équipe, les responsabilités et l’indépendance des infirmiers et la véritable amélioration des relations du patient avec le monde qui l’entoure. Dans le service du Docteur Massé, nous avons eu la chance d’un véritable enseignement ; les chiffres comptent ! Mélangés à l’ineffable de la psychiatrie, ils doivent prouver l’efficacité de toute démarche. En parlant d’enseignement, il faut rappeler que le Docteur Voizot a aussi prévu et organisé la participation de quatre membres des équipes roumaines à la 14ème Journée des Psychothérapie Institutionnelle "Potentialités soignantes" (Bondy, 4 mars 2000), au 10ème Cours sur les Techniques de Soins en Psychiatrie de Secteur "Les portes du Soin" (Lyon, 21-24 mars 2000) et au Colloque de Thérapie Psychanalytique Groupale et Familiale (Paris, 26-27 mars 2000).

Ainsi, les spécialistes roumains ont eu la conviction rassurante que leurs amis français faisaient tout leur possible pour eux, et que leurs démarches bénéficiaient de diverses approches aussi théoriques que pratiques. Les auspices sont donc les meilleurs. Nous avons eu aussi la chance d’être reçus par le Docteur Braconnier, Directeur général de l’ASM 13, qui nous a conseillés sur la meilleure manière d’évaluer l’efficacité d’une structure psychiatrique.

Cependant, après ces stages, la conclusion des équipes roumaines est contrastée, à la fois rassurée et anxieuse. Nous sommes rassurés de constater que, du point de vue médical (nosographie, traitement pharmacologique, consultations " classiques "), les choses sont bien semblables dans les deux pays ; mais nous sommes aussi inquiets parce que TOUT LE RESTE de la prise en charge nous oblige à des combats parfois assez durs contre nos vieux réflexes autoritaires à l’égard de la méfiance et de la culpabilité des patients, contre l’inflexibilité de certains soignants, contre la mentalité du public (y compris les autorités).

Le centre-pilote pour adultes va ouvrir ses portes incessamment mais nous n’arrivons pas à trouver des locaux pour les enfants. L’équipe "adultes" a eu la chance de trouver avec le Docteur Prelipceanu (Directeur de l’Hôpital Psychiatrique Al Obregia), un excellent collaborateur qui a mis un petit bâtiment à disposition. Tout le monde a le trac, mais aussi de grands espoirs nourris par la collaboration et le soutien des amis français que nous attendons à Bucarest en juin (le "revers" des visites professionnelles organisées par le CLEFRP) pour établir un premier bilan.

Bogdana TUDORACHE
Présidente de la LSRM
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Les flancs de l'Aventin

 

J’entends à la télévision (je dis bien, j’entends, car le spectacle d’une femme-tronc n’est pas de nature à détourner mon attention auditive) notre super-ministre se réjouir des nouveaux comptes de la sécurité sociale. Je la comprends et me réjouis avec elle, mais sans doute pas pour les mêmes raisons. Encore que nous soyons, l’un et l’autre, satisfaits de ce que nous avions dit et annoncé :

le déficit invoqué de la sécurité sociale était d’abord et avant tout le reflet de la baisse des cotisations, due au chômage. Le chômage diminue, la crise s’éloigne et les comptes s’améliorent ;de toute façon, avant de considérer les médecins comme des vendeurs à la sauvette de médicaments et d’écraser ce petit commerce au profit des grandes surfaces, il faudrait que la sécurité sociale soit mieux (ou enfin) gérée. Il semble bien que rien ou pas grand-chose ait été fait dans ce sens (à quand les règles de bonnes pratiques opposables aux directeurs de Caisses ?).

La ministre lui assigne une tâche de police : contrôler, contrôler... ; les médecins n’ont rien à gagner aux prescriptions abusives : leur pouvoir d’achat a diminué, leur volume d’activité a augmenté, comme le laissaient prévoir tous les indicateurs épidémiologiques..., et le secteur commercial de la vente de médicaments a encore plus augmenté.

Elle ajoute une idée reçue (de qui ?) dont la validation scientifique reste à faire : les traitements nouveaux seront forcément plus onéreux. Serait-ce cela la politique de santé à venir ? Gratter de l’argent sur toutes les modalités de prise en charge pour pouvoir rembourser ces "nouveaux" traitements plus chers ? Une campagne publicitaire en faveur des neuroleptiques de dernière génération va dans le même sens.

Bref réjouissons-nous : nos analyses sont confirmées, les caisses sont pleines et d’autres que les médecins vont pouvoir rentabiliser leurs budgets promotionnels.

Simon-Daniel KIPMAN
Paris
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Des alpages,
la chronique de Céleste

 

 

La vieille dame indigne.

En quoi aurait-elle démérité la " vieille dame Psychanalyse " pour que quelques taurillons parlent de la laisser s’éteindre doucement ?

Ne savent-ils pas que les psychothérapies sont toutes ses filles, même s’il est normal que certains enfants partent plus loin que d’autres ?

De quelle indignité est-elle suspectée cette vieille dame ? Sans doute de garder sa jeunesse. Certains guettent sa lente détérioration, mais ce sont les fils de Freud qui doivent défendre l’estimable ancêtre. Sont-ils si fatigués ou si peu reconnaissants pour accepter ainsi les oracles des donneurs de leçons ? Du haut des alpages analytiques, ils ne prennent pas garde à cette foule de nouveaux touristes qui n’ont pas chaussé les mêmes godillots mais qui donnent des leçons d’escalade.

Nous, les vaches, nous le savons bien que l’herbe du voisin est toujours plus verte et que les envieux viennent toujours brouter sur nos plates-bandes. Ce sont toujours dans les montagnes sous lesquelles coule une source que poussent d’année en année les plus beaux herbages. Mais il est vrai qu’élever veau, vache, cochon, couvée en batterie c’est plus facile, plus rentable et labellisé. Il suffit de respecter les codages.

Et si l’on élevait en batterie les schizophrènes, les parano, les états-limites, les pervers sexuels ?... Ils n’auraient plus à chercher leur pitance, picorant ça et là, sur commande, quelques grains neuroleptisés et quelqu’eau tranquillisante. Plus besoin de penser et, surtout, quelle dignité retrouvée ! Finis les dérèglements !

Alors, même si certains éleveurs guettent sa lente détérioration, moi Céleste je vous le dis, la vieille dame Psychanalyse fera encore un pied de nez à la grande Faucheuse.

Pour Céleste :
Christine LAMOTHE
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Pour la liberté de la presse

 

Entre la détention du photographe français Brice Fleutiaux* en Tchétchénie depuis octobre dernier, la grève de la faim du journaliste tunisien Taoufik Ben Brik, et depuis, l’assassinat du journaliste espagnol José Luis Lopez de Lacalle, la 10° Journée internationale de la liberté de la presse, le 3 mai dernier, n’aura certainement pas été de trop pour souligner les menaces graves qui s’exercent non seulement sur la liberté elle-même, mais sur la personne des journalistes. Tués, emprisonnés, interpellés, agressés, censurés, ces professionnels sont devenus des "objectifs militaires", alors que la Convention de Genève stipule qu’ils " doivent être considérés comme non belligérants et protégés en temps de conflit ", comme sans doute aussi les professionnels de santé en mission humanitaire.

Reporters sans frontières (RSF) rappelle que le "triste palmarès des pays les plus répressifs ne varie guère avec les années". On y retrouve la Birmanie, la Syrie, la Chine et l’Ethiopie. "A l’impunité des criminels de guerre s’ajoute celle dont bénéficient, à travers le monde, les assassins des journalistes", explique RSF.

Enfin, il y a aussi les vingt pays (au moins) "ennemis d’Internet", dont la vulnérabilité est à la mesure des espoirs qu’il fait naître, en termes d’accès et de diffusion planétaire de l’information (Le Monde 03.05.00).

Plus récemment encore, on apprenait avec inquiétude que le ministère russe de l’information envisageait d’amender la loi sur la presse adoptée il y a dix ans. Les autorités veulent introduire la notion "d’abus de liberté de parole". Ceci permettrait d’interdire "temporairement" des médias russes et étrangers diffusant des "informations hostiles aux intérêts de la Russie" (Agathe Duparc, Le Monde, 19.05.00).

En tant qu’organe de presse professionnelle attaché aux valeurs humanistes, La Lettre de Psychiatrie Française donnera toujours écho et soutien à ceux qui " osent guerroyer avec des stylos-bille ", pour reprendre l’expression de Taoufik Ben Brik.

Jean-Yves Feberey
Nice
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*Soutien à Brice Fleutiaux : http://fleutiaux.brice.free.fr/

 

 

 

 

 

 


Séminaire Santé-Justice

 

Les 25 et 26 mai, s’est tenu au ministère de la Santé et à l’initiative de notre collègue le Dr Alecian, conseiller de la DPJJ, le premier séminaire Santé-Justice sur la prise en charge des mineurs en grandes difficultés. Madame Elisabeth Guigou et Madame Dominique Gillot étaient présentes, témoignant de leur intérêt pour une initiative qui dépasse les clivages trop fréquents entre administrations. A cette occasion, elles ont signifié l’importance qu’accorde le Conseil de sécurité intérieure à l’évolution actuelle des adolescents et plus particulièrement à leur santé mentale.

Les rapports remis depuis trois ans ont tous alerté les autorités du pays sur cette frange de la population qui se révèle très exposée à des risques multiples : conduites à risques, précarité économique et culturelle, exclusion, violences, etc. Dans ce domaine, le développement de partenariats et de structures adaptées pour répondre aux comportements les plus préoccupants constitue un indicateur de la place donnée à cette préoccupation affirmée.

Dans cette optique, ce séminaire est présenté comme la première des trois étapes d’un chantier qui vise à sensibiliser les directions territoriales et celles des administrations centrales pour que, sur le terrain, se développe un authentique effort d’analyse et de propositions concrètes :

Constituée de séances plénières et de travaux en atelier, cette rencontre a permis d’entendre des témoignages des différentes disciplines impliquées, les ateliers étant animés conjointement par des professionnels de la Santé et de la Justice :

Les différents Ateliers ont traité de la prévention, de la réponse à la crise et à l’urgence, de l’hospitalisation, du travail en réseau.

Michel BOTBOL
Sceaux
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(1) Actes disponibles auprès du Dr P. Alécian ; Ministère de la Justice ; DPJJ ; Cabinet de Mmela directrice ;13, place Vendôme ; 75042 Paris cedex 01.

 

 

 

 

 


Symposium Franco-Mexicain
MEXICO-MERIDA-OAXACA
16 au 25 Février 2001

organisé par le Geppss /Perspectives Psychiatriques,
en association avec l’Association Franco-Mexicaine de Psychiatrie et Santé Mentale

Les sessions se dérouleront à Mexico-Merida-Oaxaca
permettant des échanges avec nos collègues mexicains de ces différents sites.

Trois thèmes d’intérêt commun :

Visites scientifiques et culturelles organisées en liaison avec nos correspondants mexicains.

Transports et hôtels inclus.

Nombre de places limité - Inscription immédiate

Renseignements et Inscriptions :
Marie-France RIO - Agence Kuoni - Tél : 01 42 85 60 27 - Fax : 01 42 85 61 81
e.mail : marie.françoise.rio@kuoni.fr

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Mutations en Guadeloupe

 

Les Antilles sont célèbres pour leurs rythmes... Et la santé mentale en Guadeloupe ne manque pas d’y alterner ses lenteurs et ses accélérations...

Ainsi quand, en 1838, on ouvrait en métropole des asiles thérapeutiques, on s’y contentait toujours d’y enfermer ensemble "en prison" esclaves récalcitrants et fous perturbateurs... Quand, en 1960, on entamait l’ère du secteur, on y attendait toujours que les malades hospitalisés aient enfin un lit par personne...

La dernière "restructuration hospi-talière" avait été "décidée" par la Soufrière ! Face à la menace annoncée par certains d’une éruption volcanique, l’asile de Saint-Claude avait été déménagé à Pointe-à-Pitre, où on avait laissé un service lors du retour... Encore récemment on avait en Guadeloupe des secteurs de plus de 100.000 habitants, trois fois moins de psychiatres mais six fois plus d’hospitalisations d’office que la moyenne nationale...

Il faut dire que, dans cet archipel, se faire hospitaliser depuis les îles n’était pas une sinécure : il fallait des ambulances, un avion et/ou un bateau, et attendre au moins de 12 à 36 heures ...

Et puis tout s’est accéléré ! Objectivé par un DIM décrivant l’ampleur des besoins et l’inadaptation des équipements, porté par une unité syndicale de l’ensemble des personnels médicaux et non-médicaux, confirmé par la Mission Nationale d’Appui en Santé Mentale, le retard accumulé a engendré une priorité régionale. Un SROS de qualité a été élaboré à partir des propositions des acteurs de terrain, l’Etat s’est engagé dans un plan pluri-annuel de rééquilibrage du dispositif sanitaire, et la psychiatrie se retrouve en pleine mutation...

Certes, coexistent encore reliquats asilaires et projets novateurs, mais l’existence d’objectifs ambitieux et de moyens substantiels déjà en cours d’attribution est un scenario assez exceptionnel. En partenariat avec une Agence Régionale de l’Hospitalisation particulièrement impliquée, et sans avoir à " défendre des acquis ", les professionnels sont appelés à construire et inventer.

Un tel chantier ne se résume pas en quelques lignes, mais quelques indices peuvent être donnés :

Cependant, l’aboutissement complet de ces mutations dépend maintenant de l’attractivité du chantier en cours : les réalités de la démographie médicale pèsent sur les postes de praticiens hospitaliers mis au choix, dont le nombre n’est pas signe de désertification, mais plutôt de potentiel. À contre-courant de l’histoire, et après avoir convaincu décideurs et planificateurs qu’on ne soignait pas sans médecins, la Guadeloupe saura-t-elle convaincre les psychiatres que les tropiques ne sont pas qu’un lieu de vacances ou de congrès ?

Michel EYNAUD
Saint-Claude
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Il n'y a pas de discours
sans lecture

Rubrique dirigée par Madeleine RIVIÈRE

La moisson du premier semestre 2000

  • Œuvres complètes 1- 1907-1914 -
    Karl ABRAHAM,
    Payot, 260 F.
  • Œuvres complètes 2- 1915-1925 -
    Karl ABRAHAM,
    Payot, 260 F.
  • La violence fondamentale : l’inépuisable Œdipe -
    Jean BERGERET,
    Dunod, 178 F.
  • Dépression et santé publique : données et réflexions -
    Patrice BOYER (sous la dir.),
    Masson, 160 F.
  • Je rêve un enfant -
    Monique BYDLOWSKI,
    Odile Jacob, 120 F.
  • Tout le plaisir est pour moi : la psychanalyse aujourd’hui -
    Monique DAVID-MENARD,
    Hachette Littératures, 110 F.
  • Méditations psychanalytiques -
    Jacques DURANDEAUX,
    Panormitis, 140 F.
  • La psychanalyse comme œuvre ouverte -
    Antonino FERRO,
    Erès, 140 F.
  • Le temps éclaté -
    André GREEN,
    Minuit, 98 F.
  • L’invention de la pulsion de mort -
    Jean GUILLAUMIN, André GREEN, René KAËS et al.,
    Dunod, 155 F.
  • L’acquisition du langage.
    1-Le langage en émergence : de la naissance à trois ans -
    Michel KAIL (sous la dir.),
    PUF, 188 F.
  • Mélanie KLEIN
    (Le génie féminin - Tome 2) -
    Julia KRISTEVA,
    Fayard, 140 F.
  • La psychanalyse d’Alice : derrière la porte du psy -
    Alain KSENSEE,
    Calmann-Lévy, 92 F.
  • Au-delà du malaise : psychanalyse et barbaries -
    Ghislain LEVY,
    Erès (Des travaux et des jours), 150 F.
  • Clinique sous influence -
    Vassilios PAPADAKOS,
    PUF (L’atelier de l’Archer), 89 F.
  • Perdre de vue -
    J-B. PONTALIS,
    Gallimard (Folio), 40 F.
  • L’empreinte et l’abandon : origines et manifestations -
    Claudette RIVEST,
    Montréal, Editions du CRAM, 100 F.
  • L’animisme, la magie et le roi divin -
    Geza ROHEIM,
    Payot, 195 F.
  • Agonie, clivage et symbolisation -
    René ROUSSILLON,
    PUF (Le fait psychanalytique), 168 F.
  • Œuvres psychanalytiques -
    Victor TAUSK,
    Payot, 150 F.
  • Correspondance Freud-Ferenczi.
    Tome 3. 1920-1933 -
    Calmann-Lévy, 270 F.
  • La psychanalyse à l’hôpital -
    Revue Cliniques Méditerranéennes N° 61,
    Erès, 150 F

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L'Amérique intrépide

 

 

Sans doute beaucoup de nos lecteurs auront-ils déjà entendu parler de l’expérience "Here & Now", où un groupe de jeunes Américains résidant à Oberlin, petite ville universitaire de l’Ohio, ont choisi de vivre sous l’œil de caméras qui diffusent en continu des images de leur vie quotidienne sur le net. Le Monde a publié (28.04.00) un reportage très intéressant et détaillé d’Yves Eudes, qui a vécu avec eux l’expérience d’Erik, Lisa, Sharon, Joe, Mélanie et Carol, sans oublier Kitty le chat, et nous livre impressions et réflexions.

Fêtes, poésie et guitare peuvent être ainsi partagées "en ligne", l’interactivité est acquise grâce aux courriers qu’adressent aux différents habitants de la maison les internautes du monde entier. Ce qui nous semble à souligner dans notre contexte, c’est le point de vue d’Erik, l’initiateur du projet. Il souhaite étendre l’expérience à différentes villes, et pouvoir parler de sa cuisine "à la fois à [son] copain Joe qui est dans le salon et aux internautes éparpillés dans le monde. [...] Nous nous verrons et nous nous entendrons en permanence, comme si nous étions dans une seule et même habitation. La vraie promesse de l’Internet, c’est de pouvoir être en plusieurs endroits simultanément, de vivre plusieurs vies en parallèle. Nous allons être les premiers à le réaliser".

Si la lecture de l’article ne peut qu’inciter à formuler des vœux de succès pour ces explorateurs intrépides et réfléchis, il nous pose quelques questions d’ordre clinique, en référence notamment aux catégories traditionnelles du "vol et du devinement de la pensée", avec la raréfaction, même relative, de l’intimité. Bien sûr, les locataires de cette maison "sous haute surveillance" sont consentants (et peut-être moins exposés à des risques que ceux qui ont choisi de vivre sous cloche dans un désert, ou de passer de longs mois dans des gouffres), mais on ne peut que s’interroger sur ce qu’ils éprouveront au long cours. Quoiqu’il en soit, les collègues internautes et curieux des "nouvelles socialités" ne manqueront pas d’aller sur www.hereandnow.net, et de nous faire part de leurs propres appréciations.

Jean-Yves Feberey
Nice
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Grains de sel psychiatrique

 

 

 

J’ai la joie de vous informer de la création d’un réseau Résistance Santé Mentale 2000. Certes, une hirondelle ne fait pas le printemps, mais ce n’est cependant pas rien. Vous pouvez l’interroger en écrivant à "claude.louzoun@libertysurf.fr". Une telle résistance s’impose d’autant plus que, selon un tract de l’intersyndicale de Sainte Anne en date du 07.03.00, les onze milliards alloués aux hôpitaux sur trois ans ne prévoiraient rien ni pour le maintien des postes en psychiatrie en Ile de France ni, à plus forte raison, pour l’amélioration de la situation.

Le livre de Christine Clerc, Cent jours à l’hôpital, défend le maintien d’une politique de soins contre une politique de maîtrise comptable, en démontrant que les points ISA ont pour effet pervers de pousser les chefs de service à accroître leurs dépenses dans le cadre de l’assurance maladie pour défendre le budget de leur service ! De plus, elle montre l’inflation des postes administratifs et de contrôle statistique par rapport à la compression des effectifs soignants. On peut déplorer, dans tous les domaines, un manque de personnel au travail en première ligne auprès des usagers par rapport à la bureaucratie française et européenne.

J’ai la joie de vous signaler l’existence de Contact-Santé, mensuel pour la promotion de la santé du Nord / Pas de Calais (13, rue Faidherbe, 59046 Lille). Depuis 1982, sous le gouvernement Mauroy et Ralite, la région Nord /Pas de Calais a pris la tête d’un mouvement privilégiant la prévention et la promotion de la santé et -seule en France- les inscrivant comme programme financé par un contrat de plan.

Les derniers numéros de ce journal traitent des addictions, de la précarité, des violences sur enfant, du droit à la santé dans les prisons. Par ailleurs, une association lilloise, le Pari, accueille les personnes concernées par l’alcoolisme féminin. Dans le cadre du S.R.O.S., l’A.R.H. annonce l’embauche de 300 P.H. en psychiatrie pour venir en aide à la psychiatrie du Nord sinistrée (mais où les trouvera-t-elle avec la politique actuelle de formation ?).

Psychiatricus fait appel aux lecteurs pour des nouvelles d’autres régions.

Psychiatricus
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En pratique quotidienne

 

Marketing et Communication : SOYEZ VIGILANTS !

Depuis octobre 1999, il s’avère que des psychiatres sont sollicités par des interlocuteurs se présentant comme représentatifs de catégories du personnel de services publics ou para-publics, tels Air France, Aéroports de Paris, des chaînes de télévision, et des bureaux de poste plus récemment.

Il leur est proposé de faire figurer leur activité psychothérapique (si tel est le cas) dans l’annuaire ou l’almanach 2000, destiné à ces personnels et à leur famille, pour des tarifs variant de 2.000 F à 6.500 F environ.

Cet ouvrage est remis en principe gracieusement à ces personnels avec la caution, semble-t-il, de leur délégation Force Ouvrière dont le sérieux peut inspirer confiance car son nom figure sur la couverture. Il y a tout lieu de penser que cette manière de faire puisse révéler par la suite une éventuelle escroquerie. En tout cas, le Sou Médical a reçu un dossier précis et argumenté sur cette affaire ; plainte a été portée à la Direction des Prix, de la Consommation, de la Concurrence et des Fraudes, qui a retransmis dans les meilleurs délais ce dossier au Parquet de Paris.

La plus grande vigilance est ainsi recommandée aux médecins, psychiatres en particulier, quant aux propositions et démarchages de ce genre, surtout en Ile-de-France et proche province.

J-Ph. A.
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Les chemins de la connaissance vous conduiront...

 

 

RÉUNIONS ET COLLOQUES EN FRANCE

... EN JUILLET 2000

à NANTERRE, les 3 et 4 : Colloque international du Laboratoire de psychologie clinique des faits culturels sur Mutations des rapports sociaux. Transformation du champ clinique. Renseignements : Lab. de psy. Clin. des faits culturels, Univ. Paris 10, 200 av. de la Liberté, 92200 NANTERRE - Tél : 01 40 97 71 88

à PARIS, du 8 au 11 : Journées de Convergences sur Les états généraux de la psychanalyse. Renseignements : Convergences - E.G. Psychanalyse 2000, 120 av. Gambetta, 75020 PARIS - Tél : 01 43 64 77 77 - Fax : 01 40 31 01 65

à CERISY LA SALLE, du 10 au 17 : Colloque de l’Association des Amis de Pontigny-Cerisy sur Les contes et la psychanalyse. Renseignements : CCI de Cerisy-La-Salle, Mme E. Heurgon, 27 rue de Boulainvilliers, 75016 PARIS

à VAUCRESSON, du 17 au 21 : Séminaire résidentiel de formation aux Relations inter-individuelles groupales et institutionnelles. Renseignements : CEFFRAP, 3 place E. Renard, 75012 PARIS - Tél & Fax : 01 43 40 16 09 - e.mail : ceffrap@libertysurf.fr

à VERSAILLES, du 20 au 22 : VIIIe Rencontre internationale de l’AIHP sur Histoire du travail psychanalytique clinique de Freud à nos jours : rétrospective et perspectives. Renseignements : AIHP, 8 rue du Commandant Mouchotte, 75014 PARIS Tél & Fax : 01 40 47 04 49 - e.mail : aihp@magic.fr

... EN SEPTEMBRE 2000

à LYON, le 14 : Soirée du Collège de FMC de la région Rhône-Alpes de l’Association Française de psychiatrie sur Le judaïsme et la mystique juive, sources fondamentales des théories freudiennes. Renseignements : Coll. de FMC de la Région Rhône-Alpes, 13 rue Sala, 69002 LYON - Tél : 04 78 42 47 48 Fax : 04 78 92 84 91

à LIMOGES, les 14 et 15 : Xe Congrès International de Psychogériatrie sur Les nouveaux concepts cliniques en psychiatrie du sujet âgé. Renseignements : Ass. G. Ballet Congrès, 8 rue Justin Ninard, 87000 LIMOGES - Tél : 06 03 31 21 14 e.mail : mc@caducee.net

à MOUANS SARTOUX (Alpes-Maritimes), du 15 au 17 : Colloque sur Art, Langage, Cerveau. Renseignements : Dr Charbit - Tél : 04 93 75 64 65

à PARIS, les 16 et 17 : Journées du Journal Français de Psychiatrie sur Faut-il juger et punir les malades mentaux criminels ? Renseignements : JFP, 88 bld Saint-Germain, 75005 PARIS - Tél : 01 43 54 09 02 - e.mail : eres@edition-eres.com

à BIARRITZ, du 18 au 20 : Journées de formation continue sur Le temps de soigner - Le temps de revivre. Renseignements : Féd. d’Aide à la Santé Mentale Croix-Marine, 31 rue d’Amsterdam, 75008 PARIS - Tél : 01 45 96 06 36 - Fax : 01 45 96 06 05 - e.mail : croix-marine@wanadoo.fr

à VANNES, du 27 au 30 : XIXe Journées de la Société l’Information Psychiatrique sur L’avenir de la psychiatrie publique. Renseignements : Tél : 02 97 63 47 00

à MONTPELLIER, les 28 et 29 : Journées Montpelliéraines de Psychiatrie de l’Enfant et des Professions Associées sur Nourrisson aujourd’hui, adolescent demain. Renseignements : Secrét. des Journées, Médecine Psych. E. A., Hôp. St Eloi, 34295 MONTPELLIER CEDEX 5 - Tél : 04 67 33 60 09

à PERPIGNAN, les 29 et 30 : 4e Colloque Henri Ey sur Liberté et fraternité : place de la psychiatrie. Renseignements : Ass. pour la Fondation Henri Ey, 1 bis rue Franklin, 66000 PERPIGNAN - Tél : 04 68 35 02 96 - Fax : 04 68 51 71 97 - e.mail : Robert-Michel.Palem@wanadoo.fr

à PARIS, le 30 et 1er octobre : Journées scientifiques du Quatrième Groupe sur Hommage à Piera Aulagnier. Renseignements : IVe Groupe, 19 bld Montmartre, 75002 PARIS - Tél & Fax : 01 55 04 75 27

... EN OCTOBRE 2000

à LILLE, le 7 : L’Ass. Savoirs et Clinique organise une Journée d’étude sur Le suicide : tentation et répétition. Renseignements : Dr E. Fleury le Vesco, 26 rue de Thionville, 59800 LILLE - Tél : 03 20 55 73 27 Fax : 03 20 74 95 44 - e.mail : efleury@nordnet.fr

à GRENOBLE, les 7 et 8 : Journées d’étude de l’AFP sur Psychiatrie et modernité. Renseignements : AFP, 147 rue Saint Martin, 75003 PARIS - Tél : 01 42 71 41 11 - e.mail : psy-spfafp@wanadoo.fr

à L’ABBAYE de ROYAUMONT, du 9 au 13 : Séminaire annuel de maternologie clinique. Renseignements : Ass. Française de Maternologie, 11 square Anatole France, 78210 SAINT-CYR-L’ECOLE - Tél : 01 30 23 03 17 - e.mail : materno@club-internet.fr

à CLERMONT-FERRAND, du 11 au 13 : Congrès de l’Association Hospitalière Sainte Marie sur Santé mentale au troisième millénaire : vers de nouvelles pratiques de soins. Renseignements : Office de tourisme, Place de la Victoire, 63000 CLERMONT-FERRAND - Tél : 04 73 98 65 00 - Fax : 04 73 98 64 98

à STRASBOURG, les 13 et 14 : Journées de formation psychiatrique d’APERTURA ARCANES sur La mélancolie. Renseignements : 9 place Kléber, 67000 STRASBOURG - Tél & Fax : 03 88 61 78 42 - e.mail : apertarc@club-internet.fr

à SAINTE ANNE (Guadeloupe), du 19 au 27 : Séminaire de l’AFPEP sur Les rencontres " francopsies ". Renseignements : AFPEP, 141 rue de Charenton, 75012 PARIS - Tél : 01 43 46 25 55 - Fax : 01 43 46 25 56 e.mail : info@afpep-snpp.org

à LYON, le 20 : XIIe Journée du Groupe Français d’Epidémiologie Psychiatrique sur Les épisodes critiques à l’adolescence : apports de l’épidémiologie. Renseignements : GFEP, Ctre Hosp. St Jean de Dieu, 290 route de Vienne, 69373 LYON Cedex 08 Tél : 04 37 90 13 55 - Fax : 04 37 90 13 16 - e.mail : jpvignat@ch-st-jean-de-dieu-lyon.fr

à DIJON, le 20 : 2e Colloque du Centre Régional d’Etudes et d’Actions sur les Handicaps et les Inadaptations sur La prévention du risque suicidaire. Renseignements : CREAI, 28 bld Carnot, BP 61402, 21014 DIJON Cedex - Tél : 03 80 66 19 88 - Fax : 03 80 66 09 78 - e.mail : CREAI.BOURGOGNE@wanadoo.fr

à NICE, le 20 : Assises Nationales de l’Hospitalisation Psychiatrique Privée sur Nouvelles pathologies, nouvelles cliniques : anticiper, imaginer, construire. Renseignements : UNEP, 17 bis bld Pasteur, 75015 PARIS - Tél : 01 44 38 52 52 - Fax : 01 44 38 52 50 - Site internet : www.uhp.fr

à PARIS, le 21 : Journée d’étude de la Société de Psychanalytise Freudienne sur Comportement, acte, action. Renseignements : Soc. Psy. Freudienne, 23 rue Campagne-Première, 75014 PARIS - Tél : 01 43 22 12 13 - Fax : 01 43 22 93 22

à PARIS, les 21 et 22 : XXIXe Journées d’études de l’Ecole de la Cause Freudienne sur Quand les semblants vacillent... Incidences du réel dans la clinique psychanalytique. Renseignements : ECF, 1 rue Huysmans, 75006 PARIS - Tél : 01 45 19 02 68 - Fax : 01 42 84 29 76 - e.mail : ecf@amp-ecf.org

à PARIS, les 21 et 22 : Quatrième Colloque de l’Inter Associatif Européen de Psychanalyse sur Le Rêve... et la psychanalyse a cent ans. Renseignements : Fax : 01 44 75 09 58

À L’ÉTRANGER

... EN JUILLET 2000

à EDIMBOURG (Royaume-Uni), du 3 au 7 : Congrès annuel du Collège Royal des Psychiatres sur Voies pour un nouveau siècle. Renseignements : The Royal College of Psychiatrists, 17 Belgrave Square, London SW1X 8PG - Tél : 0044 020 7235 2351 - Fax : 0044 020 7245 1231 - Site web : http://www.rcpsych.ac.uk

à LUXEMBOURG (Grand Duché), du 6 au 8 : 6e Journées scientifiques de l’AFFORTHECC sur Les thérapies cognitivo-comportementales en l’An 2000. Renseignements : Prof. Ch. Pull, Centre Hospitalier, Serv. Psychiatrie, 4 rue Barblé, 1210 LUXEMBOURG

à BRUXELLES (Belgique), du 9 au 13 : 22e Congrès du Collège International de Neuro-pharmacologie. Renseignements : International Congress & Event Organizers, 122 av. de l’Atlantique, 1150 BRUXELLES, Belgique - Tél : 0032 2 779 5959 - Fax : 0032 2 779 5960 - e.mail : info@iceo.be

à SIENNE (Italie), du 12 au 14 : 25e Congrès de l’Académie Internationale des Lois et de la Santé Mentale. Renseignements : Mme A. Abiscott, Congress Secretariat, Int. Academy of Law and Mental Health - Tel : 1 514 343 5938 - Fax : 1 514 343 2452 Site internet : http://www.ialmh.org

à RHODES (Grèce), du 15 au 19 : 2e Congrès international sur Hormones, Cerveau et Neuro-psycho-pharmacologie. Renseignements : Prof. Oakley Ray, P.O. Box 121029, Nashville, Tennessee 37212 USA - Fax : 1 615 343 2069 - e.mail : oray@acop.org

à MONTREAL (Canada), du 26 au 30 : 7e Congrès de l’Association Mondiale de Santé Mentale du Nourrisson sur Diversité : défis actuels en première enfance. Renseignements : WAIMH/ Secrétariat, rue Sherbrooke Ouest 550, Tour de l’Ouest, suite 490, Montréal, Québec, Canada H3A 1B9 - Tél : 001 514 398 3770 - Fax : 001 514 398 4854 e.mail : WAIMH@ums1.lan.mcgill.ca

... EN AOUT 2000

à FLORENCE (Italie), du 26 au 29 : 4e Congrès de philosophie et psychiatrie sur Folie, science et société. Renseignements : CSS, Organising Secretariat, Viale G. Mazzini 70, I-50132 FLORENCE - Tél : 00 39 55 248 02 02 - Fax : 00 39 55 248 02 46

... EN SEPTEMBRE 2000

à JERUSALEM (Israël), du 11 au 14 : Conférence Internationale sur Médecine de l’adolescent. Perspectives et défis. Renseignements : The Promised Chilhood : Jerusalem 2000 Congress, PO Box 50006, TEL AVIV 61500, ISRAEL - Tél : 972 3 5140000 Fax : 972 3 5175674 - e.mail : childhood@kenes.com

à MENDOZA (Argentine), du 13 au 16 : IVe Congrès Mondial sur Les troubles dépressifs. Renseignements : Sr. José Valentino, Arenales 961 2° Piso n° 8, CP (1061) BUENOS AIRES, ARGENTINE - Tél : 54 11 43944414 - Fax : 54 11 43941963 - e.mail : jose@neptuno.com.ar

à ALGER (Agérie), les 27 et 28 : Rencontre Franco-Maghrébine sur Troubles psychiques post-traumatiques. Renseignements : Dr A. Ait Menguellet, EPSM, 76 rue de Lambersart, 59350 SAINT ANDRE LEZ LILLE - Tél : 03 28 38 51 02 - Fax : 03 28 38 51 52

... EN OCTOBRE 2000

à MUNICH (Allemagne), du 2 au 7 : 15e Congrès International sur L’hypnose. Renseignements : Dr B. Peter, MEG, Konradstrasse 16, D-80801 MUNCHEN Fax : 00 49 89 340 297 20

à BRUGES (Belgique), les 12 et 13 : Ve Congrès de l’Association Vivre son Deuil sur Les deuils d’enfants : de la conception à la naissance. Renseignements : Ass. Vivre son Deuil, 7 rue Taylor, 75010 PARIS - Tél : 01 42 38 07 08 - Fax : 01 42 38 08 88 e.mail : vivresondeuil@vivresondeuil.asso.fr

à MUNICH (Allemagne), du 12 au 15 : Congrès sur Construire des passerelles entre les patients atteints d’Alzheimer et leurs soignants. Renseignements : Deutsche Alzheimer Gesellschaft & Alzheimer Europe, Eurokongress, Isartorplatz 3, D-80331 MUNCHEN - Tél : 00 49 89 210 986 0 - Fax : 00 49 89 210 986 98 - e.mail : info@eurokongress.de

à LIEGE (Belgique), du 19 au 21 : 16e Congrès International de la Société Internationale de Psychopathologie de l’Expression et d’Art-Thérapie sur Rêves et créativité. Renseignements : CEDS, Mme V. Crochet, 28-30 boulevard d’Avroy, B-4000 LIEGE - Tél : 00 32 42 32 31 54 - Fax : 00 32 42 32 31 79 e.mail : reves.creativite@prov-liege.be

à PHILADELPHIE (USA), du 25 au 29 : Formation APA à propos des services psychiatriques. Renseignements : American Psychiatric Association, Office of International Affairs, 1400 K St., NW, Washington, DC 20005 - Tél : 202 682 6286 - Fax : 202 789 8882

à PRAGUE (Tchéquie), du 28 au 1er novembre : 10e Congrès de l’Association des Psychiatres Européens. Renseignements : Kenes, PO Box 50006, TEL AVIV 61500, ISRAEL - Tél : 00 972 3 51 40 018 - Fax : 00 972 3 51 75 674 - e.mail : AEP2000@kenes.com

à JERUSALEM (Israël), du 29 au 3 novembre : Congrès 2000 sur L’enfance promise. Renseignements : Jerusalem 2000 Congress, PO Box 50006, TEL AVIV 61500, ISRAEL - Tél : 00 972 3 51 40 000 Fax : 00 972 3 51 75 674 - e.mail : childhood@kenes.com

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La Lettre de Psychiatrie Française
147 rue Saint-Martin - 75003 Paris - Tél. : 01 42 71 41 11 - Fax : 01 42 71 36 60 - e.mail : psy-spfafp@wanadoo.fr

Editeur : Association Française de Psychiatrie / Syndicat des Psychiatres Français (A.F.P. / S.P.F.)
Tirage 13.800 ex. - Dépôt légal Juin 2000 - Prix au n°18 F - Commission Paritaire N° 72689.

Directeur de la publication : Simon-Daniel Kipman - Rédacteurs en chef : Jean-Yves Cozic, Jean-Yves Feberey
Comité de rédaction : Michel Eisele, Michel Gayda, Jean-Michel Havet, Jean-Jacques Kress, Romain Liberman, Claude Nachin, Madeleine Rivière, Pierre Staël, Christian Vasseur.
Secrétaire de rédaction et Régie publicitaire : Annie Triniac
Mise en pages : GRAPHIC WAY, 01 58 04 90 90 - Impression : SAG, Saverne