La société française est confrontée à des enfants âgés d’une dizaine d’années, violents, agressifs, dangereux. Il y a une cinquantaine d’années, Fritz REDL avait, à New York, entrepris de traiter un groupe d’enfants meurtriers de cet âge. En 1920, Simon MAKARENKO avait entrepris, avec succès, d’apprivoiser des bandes d’enfants et d’adolescents qui faisaient régner la terreur dans le district d’Ukraine qu’il était chargé de pacifier. Laissons-lui la plume : « Poème Pédagogique, Tome I, p.104-105. – “... de la science pédagogique, je pensais avec aversion et colère : depuis combien de millénaires existe-t-elle ! Quels noms, quels esprits étincelants : Pestalozzi, Rousseau, Natorp, Blonski ! Que de livres, que de papiers, que de gloire ! Et cependant le vide, pas moyen de venir à bout d’une jeune gouape, ni méthode, ni instrument, ni logique, absolument rien. Une espèce de charlatanisme…”
Makarenko ajoute : « Ibid. Tome I, p. 193. – “Ce qui sautait aux yeux de prime abord (pour la majorité des pupilles de Kouriaje) était l’absence complète chez eux, de quoi que ce fut de social, bien qu’ils eussent grandi depuis leur naissance sous l’égide de “l’éducation sociale”. Une spontanéité primitive et végétative transparaissait dans chacun de leurs mouvements, mais ce n’était pas la spontanéité de l’enfant qui réagit naïvement à tous les phénomènes de la vie. Ils ne connaissaient aucune sorte de vie... La volonté de ces enfants était depuis longtemps écrasée par les violences, les taloches et les obscènes rudoiements des grands, des caïds, qui avaient magnifiquement prospéré à la faveur de la non-résistance de l’éducation sociale et de son “autodiscipline”.
Lors du congrès, entre autres, quelques points de vue seront abordés :
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Y a-t-il eu une mutation créant des enfants barbares ?
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Y sommes-nous pour quelque chose ?
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Y pouvons-nous quelque chose ?
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Quid des enfants soldats ?
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